Du coq à l’âne ou l’art de maitriser la courtepointe sociale avec la marmaille

Connaissez-vous ces moments où vous êtes en pleine discussion, sérieuse ou pas du tout, avec un adulte et que votre enfant ou celui de votre interlocuteur interrompt la conversation, car il est en situation de danger imminent? Bien sûr, lorsque je parle de danger, je fais référence au fait que nos enfants sont en train de se déshydrater et que le seul remède est d’engloutir des pops-sicles, mais pas n’importe lesquelles et que choisir la couleur de ces sirops glacés prend une éternité tolérable à leurs yeux, mais insoutenable aux nôtres! Puis quelques minutes plus tard, tout en voix et tout coller réclament de ce pas de sauter dans la piscine, mais que malgré le oui forcé de notre part, ils réclament notre aide pour trouver LE maillot de bain qui jonche notre pile de vêtements à réparer et que là, on se débat contre l’hystérie qui nous tenaille, mais que nous refoulons question de montrer que nous maitrisons la situation, qu’on explique d’un ton faussement zen, telle la maman de Caillou, à notre trésor que nous avons des invités et que la couture ne figure pas sur la liste des choses à faire de la journée, il se lance au sol et fasse sa crise!

C’est ici que nous souhaitons la bienvenue au malaise et que nous nous excusons à nos invités! Puis, nous ignorons leur danse du bacon trop cuit au soleil et essayons de reprendre les conversations abandonnées au cours de cette dernière heure, mais finalement, nous changeons de sujet pour aborder la réalité de tous parents et de sa marmaille, tout en sirotant une  gorgée de vin devenue trop chaude! C’est ça les vacances en famille! 🙂

La réalité de tous parents, c’est qu’une discussion entre adultes devient comme une courtepointe de sujets un peu décousus entre eux. Nous avons des débuts de conversations qui ont effleuré notre curiosité et chacun repart chez soi en se disant que la prochaine fois, question de comprendre toute l’histoire, nous reprendrons les conversations là où les enfants ont pesé sur le bouton pause.

J’écris ce texte avec un verre de vin à mes côtés et avec un sourire en coin en me remémorant mon après-midi avec une amie, ses deux enfants et les miens. Mon récit essoufflant est inspiré de ce moment parfois cocasse et parfois inconfortable, mais tellement près de la réalité des familles. Les enfants ont mille et une choses qui leur passe par la tête et ils ont besoin de verbaliser ce qu’ils pensent au moment où ils le pensent et oui, avec un ton impatient, avec une pointe d’urgence, car ils ont besoin de vider leur boîte à penser, maintenant. Imaginez combien ils nous en coûtent, à nous les adultes, pour éviter d’interrompre nos proches lorsque nous avons quelque chose à dire et ce, quand on parvient à se retenir! Alors, soyons indulgents envers ses apprentis des relations sociales et apprenons-leur, par l’exemple, à être patient et à démontrer, par quelques signes que ce soit, qu’ils veulent nous parler sans avoir à utiliser les mots mettant fin abruptement à notre conversation en cours.

Avis à tous mes proches, oui je préfère vous écrire des messages sur le web, que de vous téléphoner, car les mêmes scénarios se produisent!!! Au moins, à l’écrit, on peut savoir une histoire au complet sans pause, car les pauses, ça me rend impatiente, comme un enfant qui veut tout, tout de suite!!! 😉

 Chères familles, je vous souhaite une belle courtepointe de discussions entre amis cet été!

Bonnes vacances à tous!

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