10 trucs sans bruit pour éviter l’hystérie parentale

Je me souviens que mes deux filles, vers l’âge de deux ou trois ans, ont eu une phase d’opposition concernant l’heure du coucher. Malgré une fatigue très présente, elles refusaient de rester couchées. J’étais déterminée à maintenir mon intervention et les ramener au lit, comme le faisait Supernanny à la télé, sauf que contrairement à cette spécialiste de l’enfance connue des parents en raison de ses émissions à la télé, il s’agissait de mon enfant et du fait qu’il n’y avait pas de caméraman pour faire du montage!

Pour ma plus vieille, ça m’a pris une semaine avant que l’heure du coucher soit plus facile. Le premier soir, j’ai dû rester près de sa porte trois heures et la ramener très souvent dans son lit. Le deuxième soir, environ deux heures. Puis, de jour en jour, le temps a diminué.

J’ai développé lors de cette semaine des trucs qui m’ont aidée avec mon autre fille et qui me servent maintenant dans diverses situations pour m’aider à garder mon calme et donner l’illusion à mes enfants que leurs crises ou leur harcèlement ne m’affectent pas…. Entre vous et moi, c’est un véritable jeu d’actrice! Voici 10 suggestions pour vous occuper l’esprit afin de garder cet air quasi zen devant la marmaille en furie.

1- Lire

Que ce soit le journal, un magazine, un livre, l’important c’est que vous ayez l’air absorbé par votre lecture. Si vous utilisez la technologie lors de la période du coucher, faites-le à l’extérieur de sa chambre, évitez que l’enfant voit l’écran afin de ne pas le stimuler davantage et diminuer au minimum la luminosité de l’écran.

2- Écouter de la musique avec ses écouteurs.

Choisissez une musique adaptée à l’état d’esprit approprié du moment. Si c’est pour le coucher des enfants, optez pour une musique de relaxation qui vous aidera à ralentir votre respiration, ce qui servira de modèle à votre enfant.

3- Visualisation

Fermez les yeux et imaginez-vous dans une situation rêvée. Revivez un souvenir marquant et heureux de votre vie ou encore, inventez-le. Si le bruit de votre enfant en crise vous empêche de vous concentrer, intégrez le bruit à votre «histoire» dans un autre contexte. Si dans votre petit film, les paroles de votre petit qui essaient de se garder réveillé deviennent celles d’un petit gamin qui parle à des canards pataugeant dans la mare, ce sera plus agréable.

Le but c’est de rester calme, car à part dire plusieurs fois à votre enfant «chut, c’est dodo», on est démuni face à sa détermination. Si on insiste trop, on lui donne de l’attention négative de notre part.

4- Écrire

Dans mon cas, l’écriture m’aide à faire le vide de mes frustrations, de mes angoisses et de mes peurs. Elle me permet de me recentrer et de me trouver de nouveaux objectifs à court, à moyen et à long terme. Les «to-do lists» demandent peu de concentration, alors elles sont parfaites pour focaliser sur autre chose que le sentiment de frustration et d’impatience qui grimpe en flèche.

5- Dessiner, colorier

Pourquoi ne pas faire un mandala? Il existe plusieurs sites web qui en proposent: visitez un moteur de recherche. Si vous développez une passion pour ces coloriages, il y a des livres de mandalas en librairie.

6- S’automasser

Que ce soit les mains, les pieds, le cou, la tête ou les jambes, vous détendrez votre corps et votre attention se portera sur vous et non sur la situation qui vous impatiente.

7- Renforcez et étirez vos muscles

Étirements, push-ups, redressements assis, yoga…

8- Boire ou mâcher de la gomme

9- Faire des mots croisés, des sudokus

10- Tâches ménagères

Évidemment dans un contexte hors de la période du dodo.

À retenir

N’oubliez pas que vos consignes se doivent d’être claires, concises et cohérentes, que ces trucs sont là pour porter votre attention sur autre chose afin d’éviter de perdre patience, mais en aucun cas, vous ne devez réellement ignorer votre enfant. Afin de veiller à sa santé et à sa sécurité, vous devez être capable de l’entendre et ou le voir du coin de l’œil.

La respiration profonde est la clé de la zénitude.

Se rappeler pourquoi on intervient: parce que nous aimons nos enfants et que ceux-ci ont besoin de limites claires. Ils se sentent encadrés, ce qui leur procure un sentiment de sécurité.

Si votre enfant à des tics moteurs, vous devez les ignorer en sa présence. Les tics ne se contrôlent pas, alors de le mentionnez fréquemment à son enfant risque d’augmenter son stress, d’augmenter du même coup, et d’affecter son estime personnelle. L’enfant vivra comme un échec son incapacité à contrôler l’incontrôlable. Par contre, discutez-en avec son pédiatre.

Votre nouvelle attitude pourrait passer pour du je-m’en-foutisme auprès de votre entourage, alors prenez le temps de leur expliquer ce que vous faites, sans que votre enfant n’entende.

Lorsque votre enfant est calme, mentionnez-lui que vous voyez qu’il est de nouveau calme, dites-lui «je t’aime», un petit câlin et hop, invitez-le à poursuivre les étapes du déroulement de la journée (jouer, laver ses mains, prendre son bain, s’habiller, dormir…)

Votre objectif est de rester en contrôle de vos émotions afin d’être un modèle pour votre enfant.

Et vous, quels sont vos trucs?

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