Une vie zen : Est-ce vraiment ce que je veux ?

Quand je dis zen, ce n’est pas juste faire quelques séances de yoga par semaine, je parle d’un mode de vie complètement calme et serein. La zénitude, sérénitude : 24h/24, 7 jours/7, beau temps mauvais temps…

La vie va si vite. Mais pas moi. Du moins, plus maintenant, selon les réactions de mon corps et de ma tête. Par contre, mon coeur et mon âme semblent d’avis contraires; ils vagabondent sans cesse dans tout mon être, à la recherche d’une issue, mais il n’y en a pas!

À l’intérieur de moi, ça rugit comme un lion prêt à attaquer sa proie et ça gronde comme le tonnerre qui se déchaîne et dont nous ne pouvons ignorer la prestance. Ça tremble aussi, comme un tremblement de terre de faible intensité, avec de petites fluctuations de temps à autre, et ce depuis très longtemps. En fait, du plus loin que je me souvienne pour être bien franche!

Tout mon être semble confus, peut-être même en désaccord sur la tangente à prendre afin que mon corps, ma tête, mon coeur et mon esprit soient en parfaite harmonie, en équilibre, en homéostasie.

J’ai besoin de bouger, de laisser courir mon lion dans la savane; de permettre à mon énergie de se libérer, mais mes muscles sont comme les chaînes d’un pont-levis lorsque le gardien aperçoit l’ennemi, elles se rétractent et l’envahisseur frappe un mur.

J’ai besoin de me détendre, de prendre de grandes bouffées d’air frais… Mais le tonnerre qui m’habite préfère de loin la musique rythmée, expressive et explosive, que le chant des baleines du sud de la Californie. Alors, après quelques minutes à me faire à croire que dans une autre vie je devais probablement être une moniale bouddhiste, ne parvenant plus à me retenir davantage, je laisse échapper un soupir qui en dit long sur mon niveau d’impatience. Puis, je me relève en maudissant mon être d’être aussi immature en entretenant une vieille querelle dont j’ai l’impression qu’aucune des parties en cause ne se souvient du quoi, où, quand, comment et surtout, POURQUOI ils en sont arrivés là…

Il y a de fortes chances que vous aussi vous ayez oubliés quelque chose… Mais de quels «partis en cause» parle-t-elle ? Je parle de mon corps, ma tête, mon coeur et mon âme!

Au fond de moi, je sais que c’est à moi que revient le mandat d’agir à titre de médiatrice entre ces divers partis; de les écouter, de leur faire des propositions, de leur apprendre à faire des compromis, sans maugréer… Difficile à faire et vachement épuisant par moment, surtout quand chacun dit ce qu’il pense en faisant fi des conventions usuelles de politesse.

Bref, dans ce tumulte intérieur, je me demande sincèrement comment devenir une personne sereine, zen et inébranlable devant l’adversité.

Peut-être aussi que cette façon de vivre (sérénitude / zénitude) au jour le jour n’est tout simplement pas faite pour moi… En fait, j’en suis certaine, car ça ne respecte pas le besoin de certaines parties de mon être…

Et si je faisais fausse route en ce qui concerne ma vision de ce que c’est «être zen»?

Après tout, mon image d’un Yogi vêtu de blanc et s’enfilant une ligne de rayon de soleil chaque matin, lors de son levé, buvant que de l’eau pure de l’Himalaya, mangeant que luzerne et tofu, et s’adonnant à une séance de yoga matin, midi et soir me semble quelque peu exagéré…

Bon, j’sais ben que ce que j’ai écrit n’était que pure fiction, mais c’était ma façon de représenter l’intensité poussée à l’extrême que certaines personnes en déroute peuvent choisir comme mode de vie survie. Et moi, je ne veux pas «survivre» à ma vie, je veux la VIVRE!

Pour moi, zen, c’est être bien, être serein. J’ai regardé la définition de sérénité, sur Larousse.fr:

« État de calme, de tranquillité, de confiance sur le plan moral. ».

Peut-on réellement être, en permanence, dans cet état ?

Moi personnellement, je n’y crois pas.

Ce qui capte mon attention dans la définition, c’est « confiance sur le plan moral », donc avoir confiance en soi, en ses capacités… Si on réussit à avoir une véritable confiance sur le plan moral, nous devrions, selon ma logique du moins,  nous sentir en sécurité, donc de ne pas être en mode « survie », alors d’être en mesure de prendre le temps de chercher diverses suggestions et solutions qui sont à notre portée.

À partir de là, pour une vie saine et adaptée à nous, à nos besoins, on peut piger, tel un menu à la carte, une idée, un concept qui nous interpelle, ici et là, un peu partout, sans se restreindre à une seule proposition. Notre vie ressemblera peut-être à un repas gastronomique cinq services ou encore, à un véritable buffet!!!

En y réfléchissant bien, la sérénité (ou la zénitude) c’est quand on se sent profondément bien, paisible, en paix avec soi-même et j’oserai même dire léger. Puis, ce qui nous procure cet état de bien-être est propre à chacun de nous. Chacun à sa propre recette: ingrédients spécifiques, quantités uniques. Les grands chefs disent, il me semble en tout cas, que c’est important de connaître ses bases en cuisine, mais qu’il faut aussi user d’intuition, de créativité et d’audace pour inventer un plat aux saveurs incroyables. Cela s’applique aussi à la vie…

Et la mienne, je la veux colorée et rafraichissante, avec des pauses « thé vert, livres ouverts et contemplation de l’univers »!

Et toi, ta vie, tu la veux comment ?

 

C’est ta vie : Parce que nous avons tous besoin d’aide, de soutien et de conseils!

Au printemps dernier, après plusieurs mois à consulter plus assidûment différents groupes, forums, blogues, réseaux sociaux, journaux et reportages sur le web, j’ai réalisé que nous avons tous besoin d’aide, de conseils et de soutien, à différents degrés bien évidemment, dans un ou plusieurs aspects de notre vie, et ce quotidiennement.

Ce constat m’a ébranlé. Je suis consciente que c’est logique, sensé et banal, mais je n’avais tout simplement pas pris conscience de son importance au quotidien. Certaines personnes ont une grande facilité à demander un coup de main aux autres, ça se fait tout seul, c’est naturel, mais ce n’est pas mon cas. Je suis plutôt du style à faire appel aux autres en dernier recours, en me sentant coupable d’être incapable de tout faire et de tout réussir seule sans aide extérieur. Je suis consciente depuis des années que ce mode de pensées et de fonctionnement ne peut avoir d’issues favorables.

Avec le temps, j’ai lu plein de bouquins et d’articles de magazines sur le développement personnel, j’ai regardé plusieurs émissions, documentaires et vidéos YouTube sur le même thème et j’ai visité à maintes reprises deux psychologues pour m’aider dans la gestion de mon TDAH et  de mon anxiété généralisée. Alors maintenant que j’ai compris que demander de l’aide est un geste sain, normal et souhaitable, mon désir d’aider les autres à mon tour n’en est que plus grand.

C’est probablement pour cette raison que mon cerveau s’est mis en mode création d’idées et résolutions de problèmes suite à mon constat qu’au fond nous avons tous besoin d’aide, de soutien, de conseils, et ce quotidiennement, mais pas nécessairement le temps, l’argent, l’énergie, l’accès aux ressources ou les informations pour les découvrir, etc.

Par contre, plusieurs questions valsaient dans mon esprit, emmenant avec elles incertitudes, frustrations et moments de déprime. Comment faire pour aider les autres si moi-même je ne suis pas dans un état optimal côté santé physique et mentale ? Je ne pouvais me résoudre à rester les bras croisés, à être inactive, à réprimer mon besoin d’aider et de me sentir utile socialement. Alors, j’ai laissé les idées venir à moi, je les ai notées, analysées, griffonnées, jumelées et après plusieurs mois de ce petit manège, certaines se sont réunies pour former C’est ta vie.

C’est quoi « C’est ta vie » ?

C’est ta vie est un blogzine, c’est-à-dire que c’est un blogue présenté sous forme d’un magazine web. Les textes sont signés par des blogueurs passionnés, dévoués, chaleureux et authentiques qui écrivent à partir de leur vécu, leurs intérêts, leurs observations, leurs réflexions, leurs inspirations.

Quelle est la mission de C’est ta vie ?

C’est ta vie a pour mission de promouvoir l’ouverture d’esprit, l’ouverture sur le monde, la diversité, l’égalité, l’acceptation de soi et des autres, la tolérance, l’esprit d’analyse, l’importance du respect, de l’entraide et de l’authenticité dans sa vie personnelle et sociale.

Lorsqu’au mois de juillet dernier, j’ai publié un statut sur Facebook et LinkedIn pour recruter des blogueurs pour C’est ta vie, j’étais loin de me douter qu’il allait susciter autant d’intérêts et d’enthousiasme. C’est avec surprise et une joie immense que j’ai accueilli dans mon projet des gens formidables et talentueux. J’ai envie de nous aider à être bien, à vivre mieux et à nous épanouir quotidiennement et c’est ce même désir qui les anime.

J’ai réalisé dans les dernières semaines que mettre sur pied ce projet, échanger avec les collaborateurs, organiser et planifier la mise en ligne des articles, en vous imaginant chers lecteurs en train de nous lire et de nous écrire, contribuaient à mon bien-être.  J’espère sincèrement que notre blogzine aura le même impact dans votre quotidien, car c’est justement la mission que l’équipe de C’est ta vie s’est donnée : améliorer la qualité de vie de ses lecteurs (et de leur entourage) en leur offrant des textes positifs, instructifs et utiles.

Pourquoi le titre « C’est ta vie » ?

Parce qu’en t’imaginant cher lecteur, je me suis dit que ce sera à toi de décider de ce que tu feras des informations, conseils, réflexions et témoignages que nous te partagerons, car après tout…

C’est ta vie  😉

 

Rejoins C’est ta vie sur Facebook ! 🙂

La nuit porte-t-elle vraiment conseil ?

On connait tous le proverbe « la nuit porte conseil » utilisé par quiconque devant un esprit tourmenté pour l’inviter à aller au lit se reposer afin de refaire le plein d’énergie physique, éclaircir dans sa tête les possibilités/solutions s’offrant à lui devant ses soucis.

Quand je me suis mise au lit la veille, mon corps me faisait encore subir, après quelques heures de douleurs, le fait que j’avais ignoré ses avertissements au profit de tâches ménagères banales, récurrentes, mais essentielles telles que la vaisselle et la lessive. Physiquement, ce n’est clairement pas moi qui avais le contrôle, mais je savais que psychologiquement c’était moi qui étais aux commandes et que c’était à moi de choisir le plan de match pour la suite des évènements.

La meilleure option était d’offrir à mon « adversaire temporaire » ce qu’il réclamait depuis que mes mains avaient terminé de laver les assiettes pleines de miettes de mes fillettes, sans négociation, soit offrir le repos à ce corps me donnant l’impression d’avoir subi une ruée de coups lors d’une bagarre dans une ruelle par des agresseurs fantômes. Je me suis endormie immédiatement, sauf qu’au courant de la nuit, deux situations hors de mon contrôle ont perturbé mon sommeil; mes deux filles qui l’une après l’autre, après un bref retour dans les bras de Morphée, me réclamaient et sollicitaient le déplacement de mon être jusqu’à leur chambre.

Lorsque la musique sonnant le réveil pour mon conjoint et ma fille devant se préparer pour une journée au boulot/à l’école, j’ai eu besoin d’une quarantaine de minutes pour émerger et m’assoir dans mon lit, telle une épave échouée à la fin du jour précédent et constatant, au levé du suivant, que son corps était dans le même état; rien ne s’était amélioré et ayant pour seule consolation qu’au moins rien ne s’était détérioré.

Difficile de débuter une nouvelle journée avec du soleil dans le cœur quand même Dame Nature n’a pas jugé bon de se pointer, ayant même le culot de m’informer via l’appli. Météo Média que ce n’était pas du tout dans ses plans de venir faire acte de présence dans mon coin, car après tout, un nouveau jour n’est pas une raison suffisante de célébrer et répandre ses puissants rayons! ÇA, c’est son opinion, pas la mienne!

Malgré que je sois généralement de nature optimiste, il m’arrive parfois dans des situations comme celle que je vis en écrivant ces lignes, de me sentir envahit par le désespoir, laissant le doute en mes capacités de résilience, d’adaptation, se faufiler et ouvrir la porte de mes craintes refoulées face à l’obtention de la vie que j’ai rêvée par le passé puis modifiée à maintes reprises dans les derniers mois démontrant que je suis pleinement consciente de ma nouvelle réalité et de mon fort désir de m’y adapter. Par contre, tout comme mon corps, mon esprit à ses limites et sur certains aspects, il refuse toutes négociations.

Après cette vague de découragement, mon combattant intérieur, mon véritable allié, depuis le jour de ma naissance prématurée, est venu réitérer sa fidélité et son engagement à combattre avec fierté et dévouement à mes côtés. L’espoir m’a envahi de nouveau, c’est alors que je me suis levé, j’ai salué ma gang, j’ai préparé mon smoothie énergie d’un vert douteux et j’ai trainé mon corps manquant de coopération jusqu’à ma lampe de luminothérapie.

La nuit porte-t-elle vraiment conseil ?

J’aurais tendance à répondre par l’affirmative, à condition d’accepter la présence de son combattant intérieur… et de ses proches bien aimés et bien aimants.

Mon combattant m’a dit, avec un accent français : « Donne m’en cinq » en grimaçant un clin d’oeil, fier de ma décision, brandissant dans les airs sa main prête à recevoir la mienne. J’ai souri et tout en tapant dans sa main, j’ai répliqué :

« Je n’ai pas dit mon dernier mot, tiens-toi bien, on fonce dans la vie nous aussi! »

Les petites attentions de l’être aimé, les voit-on ?

 

Voir ou ne pas voir n’est pas seulement une question de santé visuelle. Entendre ou ne pas entendre n’est pas seulement une question de santé auditive. Et si plusieurs de nos difficultés relationnelles, dont celles vécues de temps à autre au sein de notre couple, avaient pour cause les messages reçus par notre cerveau?

 

Demain, c’est la St-Valentin. Cette fête où l’amour est supposé être mis en valeur et non pas le cash que ça prend pour acheter un méga cadeau à son valentin ou à sa valentine. L’amour devrait être mis en valeur tous les jours, de façon spontanée et naturelle, pas seulement une fois par an!

Dimanche dernier, j’ai réalisé à quel point mon conjoint était un amoureux attentionné et que certains de ses petits gestes à mon égard n’étaient pas retenus par mon cerveau comme étant significatifs, importants. Pourtant, ils le sont! Je n’avais pas encore pris conscience de toutes ses petites attentions quotidiennes qu’il me porte tout bonnement, par affection, par amour, par souci de mon bien-être.

 

Et c’est là que mon alarme culpabilité s’est faite entendre :

«Et toi, que fais-tu pour lui, par affection, par amour, par souci de son bien-être ?»

 

Puis, j’ai défilé dans ma tête les souvenirs des derniers mois. J’ai pu arrêter mon système d’alarme interne, car sans m’en rendre compte, j’avais moi aussi été attentionné à son égard en posant de petits gestes anodins, gratuits, rien de grandiose, mais démontrant que je me soucie réellement de lui.

 

Se pourrait-il que l’on oublie parfois que dans la vie tout ne s’évalue pas à coup de données, de statistiques et d’argent ?

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Parfois, j’entends des gens critiqués leur conjoint, de façon subtile, ou pas du tout, leur reprochant, entre autres, de ne pas se soucier d’eux. Suite à ma prise de conscience, je me questionne à savoir si les reproches de ces conjoints frustrés sont réellement fondés.

 

Est-on devenu aveugle en amour lorsque le train-train quotidien nous a ajoutés sur son trajet ?

 

Il y a quelques années, j’ai réalisé que j’avais de la difficulté à vivre le moment présent. Mes yeux regardaient et mes oreilles écoutaient, mais pas mon cerveau. Étant occupé à traiter des dossiers plus prioritaires que MOI je lui avais ordonné. Encore aujourd’hui, il m’arrive d’oublier que l’essentiel dans la vie, c’est d’avoir conscience qu’au-delà de la nôtre et de nos préoccupations, la vie est partout, sous différentes formes et continuellement en mouvement.

Quand ça ne va pas, je prends une marche et observe avec attention la nature, les animaux, les insectes, les piétons et les automobilistes, et je me dis que peu importe mes soucis, ce n’est pas la fin du monde; la terre continue de tourner et la vie de se manifester. Ce que je vous décris n’a rien d’extraordinaire et ce n’est pas un concept nouveau, c’est ce que l’on appelle « la pleine conscience ».

Pas étonnant que l’on ne perçoive pas toujours totalement ce que notre conjoint dit ou fait pour nous, pour notre couple si l’on considère que vivre pleinement l’instant présent demande toute notre attention et notre volonté, ce qui est souvent incompatible avec le style de vie que l’on a choisi.

L’amour n’est pas matériel ni monnayable, c’est un sentiment qui nous habite, jour après jour, pas seulement une fois par année à l’occasion de la St-Valentin. Il faut voir le 14 février comme un rappel aux amoureux qu’il ne faut pas prendre l’autre pour acquis, se demander si on lui offre toute l’attention qu’il mérite chaque jour et si la place que l’on fait à notre couple dans notre vie nous convient vraiment.

La Saint-Valentin, bien évidemment, ne sert pas à se rattraper pour les fautes commises durant l’année ou à quantifier notre amour à coup de chocolats et de roses. Un simple souper en tête-à-tête, sans distraction technologique à notre portée (on devrait les exclure plus souvent, on est devenu intoxiqué et ça affecte la qualité de nos relations) à discuter comme on le faisait à nos débuts, de nos rêves, de nos désirs, de nos projets respectifs et communs.

Je crois que c’est important de développer des projets en amoureux, petits ou grands, à court, moyen ou à long terme, ça nous permet de partager autre chose que notre simple quotidien, ça nous sort de notre routine, de notre zone de confort et ça nous offre des occasions de voir ou même de redécouvrir la personne que l’on côtoie chaque jour, mais dans un autre contexte.

 

La prochaine fois que notre amoureux nous prépare à déjeuner, nous offre un verre de vin à notre retour du boulot, masse notre dos endolori ou tout simplement, nous ouvre ses bras, suspectant quelconque tracas et tout en nous caressant le dos, nous demande ce qui nous tourmente, disons-nous que ÇA, c’est une preuve que notre partenaire s’intéresse et se souci sincèrement de nous.

 

Questions à mijoter en ce mois où le rouge, le rose et les  de tous formats sont omniprésents :

 

Et vous, quels sont les petits gestes quotidiens que vous faites avec plaisir pour votre amoureux ?

Et de son côté, quels sont les petits gestes qu’il fait pour vous ?

Comment réagissez-vous à ses petites ( parfois plus grandes) attentions ?

Et lui, comment réagit-il à vos petites (parfois plus grandes) attentions ?

 

Vos réponses seront probablement une source d’inspiration pour certains, et pour d’autres, une prise de conscience.

 

 

Bonne Saint-Valentin les amoureux! 

 

 

Fibromyalgie, cette coloc indésirable

Il y a de ces moments où sans trop savoir pourquoi, nous avons un grand besoin de nous replonger dans le passé. J’étais dans cet état lorsqu’armée de ma tasse de thé vert, je me suis installée avec mes cahiers d’écritures et mes nombreuses feuilles griffonnées ici et là au fil des ans, selon mes envies, et mes émotions du moment.

Lorsque j’ai débuté la lecture de certaines pages prises au hasard, je n’ai pu que confirmer l’impression que j’avais, année après année depuis plus de dix ans, de radoter via ma plume les mêmes difficultés et objectifs fixés :

« Je suis tannée d’être fatiguée… »

« Je suis une hyperactive en manque d’énergie, c’est absurde. Il faut que ça change! »

« Je vais faire le défi santé 5-30, mais à l’année! »

« Chaque fois que je recommence à m’entrainer au bout de quelques séances, je suis malade. Je me sens comme si je débutais un rhume. »

Puis, je me suis rappelé mon enfance. Certains soirs, mes jambes me faisaient souffrir, elles élançaient. Pour diminuer la douleur, je les enveloppais dans une couverture, la chaleur les apaisait. On me disait que c’était des poussées de croissance, mais cet argument se détériorait plus je vieillissais, car s’il s’était avéré vrai, je serais une géante aujourd’hui!

Adolescente, mes mains étaient parfois très froides, au point d’en avoir mal. Mes pieds de leur côté avaient de la difficulté à choisir leur camp. Parfois, ils étaient très froids puis bang, ils viraient leur capot de bord pour devenir chauds et me laisser inconfortable dans mes bas humides, et probablement puants!

Après la naissance de ma première fille, ma glande thyroïde a été ébranlée et le docteur a cru que j’étais en dépression post-partum, alors que ce n’était qu’un symptôme de l’hypothyroïdie. C’est aussi lors de ce moment que j’ai eu la confirmation que j’avais un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité ainsi qu’un trouble anxieux généralisé. Le fait d’avoir enfin trouvé la raison (TDAH) pour laquelle depuis mon tout jeune âge je me sentais différente des autres m’avait permis, avec la médication et mes nombreuses recherches, de me réconcilier avec moi-même et d’améliorer avec le temps mon estime personnelle.

Malgré cette révélation, malgré tous mes efforts et malgré le fait que ma vie m’apportait tout ce qu’il fallait, selon moi, pour être heureuse et épanouie, je ne l’étais pas.

Quand je consultais et faisais part de mon manque d’énergie, de ma fatigue, de mon épuisement, on me disait que c’était normal quand «on est une jeune maman», paroles énoncées à maintes reprises par mon ancien docteur de famille, ou que c’était normal, en raison de l’anxiété générée par mon TDAH, comme me l’expliquait ma psy de l’époque. Elle avait raison, mais malgré le fait que je progressais dans la gestion de mon anxiété, le mal-être ressenti dans mon corps, mon cœur et ma tête ne me quittait pas.

Puis il y a quelques années, en plus de ma peau réactive et semblant toujours déshydratée, mes yeux ont décidé de suivre la parade. Puis plusieurs mois plus tard, ce fut au tour de mon nez de se joindre à ses collègues faciales.

L’épuisement s’acharnait sur mon cas, mais j’étais déterminée à retrouver mon énergie d’hyperactive que j’avais enfant, à coup de résolutions santé et à assouvir mon besoin de réussite à coup de To do list interminable.

J’étais devenue une «hyperactive» qui avait de la difficulté à être active. J’étais une perfectionniste déterminée à réussir dans toutes les sphères de ma vie, mais sans trop savoir au fond c’était quoi MA définition de «RÉUSSIR».

Il y a quelques mois, ma docteure m’a annoncé que je souffrais de fibromyalgie (FM). Ça mange quoi ça en hiver ? Ma patience!!! Mais outre ce fait incontestable, mon conjoint pouvant en témoigner, je laisse ces deux passages publiés sur le site de la Société québécoise de la fibromyalgie vous éclairer davantage :

« La fibromyalgie est un syndrome caractérisé par des douleurs corporelles diffuses, et ce, avec une apparence trompeuse de normalité. D’ailleurs, c’est ce caractère imperceptible de la FM qui la rend si insidieuse. À ces douleurs diffuses, s’ajoutent une fatigue persistante, des troubles du sommeil, des changements neurocognitifs, des perturbations de l’humeur et une multitude d’autres symptômes connexes dont l’impact sur l’activité professionnelle et sur les gestes de tous les jours n’est pas négligeable. »

« Le fait que nous sommes encore aujourd’hui souvent perçus comme des malades imaginaires est ce qui fait le plus mal », explique Helen Goulet de la SQF. « Imaginez avoir mal partout, 24 heures sur 24, 365 jours par année. C’est le lot des personnes atteintes de ce trouble neurophysiologique dont les symptômes sont bien réels. Lorsque les gestes de tous les jours représentent une montagne, c’est souvent toute la vie, tant professionnelle que personnelle, qui est atteinte. »

Au début, j’étais dans un état que je croyais être de l’acceptation, mais finalement, je réalise que j’étais tout simplement dans la première étape du deuil, le déni. Puis, c’est la frustration et la révolte qui se sont introduites en moi quand j’ai assimilé le fait que, à moins qu’un remède soit inventé ou que par miracle la maladie me quitte, la fibromyalgie était là pour rester. « Avales ta pilule ma grande, je serai ta coloc pour le reste de tes jours. Des fois, j’irai me balader quelques heures question de t’insuffler un vent de liberté, mais rassures-toi, je reviendrai rapidement et en force, te rappelant que c’est moi qui ai la clé et que je n’ai pas prévu te libérer », c’est ce qui gronde en moi depuis quelques semaines quand je pense à cette maladie. L’idée que jour après jour, je serai confronté à cette coloc mesquine et imprévisible me révolte.

La femme fière, motivée, toujours prête à se relever les manches et résiliente que j’étais est encore là, mais elle se fait parfois plus discrète. Ses doutes, ses craintes et ses peurs face à son avenir sont là. Elle a compris que les balayer du revers de la main est inutile, car tel un boomerang furax, ils reviennent à la charge et n’ayant plus les réflexes d’autres fois, elle ne parvient pas toujours à les esquiver, alors ils la percutent de plein fouet et l’obligent à les regarder dans le blanc des yeux.

Heureusement, cette femme forte en moi n’a pas dit son dernier mot et compte bien réussir à trouver des solutions pour cohabiter de façon plus harmonieuse avec cette coloc indésirable nommée Fibromyalgie. Ma première solution, et non la moindre, est de reprendre contact avec mon amie Espoir et l’inviter à reprendre sa place à mes côtés.

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Mes 10 conseils pour une maison familiale adaptée et bien ordonnée

Le calme régnait dans la maison. Je disposais enfin de quelques heures de répit. Mon plan: rédiger toute la journée. C’est en tentant de récupérer mes notes que la décision fut prise. Je devais ranger immédiatement mon bordel. Il m’aura fallu plusieurs heures pour en venir à bout!

Depuis quelques semaines, je ressens le besoin de désencombrer et de réorganiser l’espace. J’en ai marre que ma demeure ne soit pas adaptée à ma personnalité ni aux besoins de ma petite famille.

J’aime quand un lieu est épuré, j’ai l’impression de mieux respirer. Je peux me concentrer plus aisément sur ce que je considère important. Mon cerveau n’étant pas sollicité par une horde d’idées, sautant du coq à l’âne, en raison de la pollution visuelle.

Il faut dire que je ne suis pas dotée d’une grande capacité de concentration, tout comme ma fille de huit ans d’ailleurs, en raison d’un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH). Certains se retrouvent mieux dans leur bordel, mais ce n’est clairement pas notre cas.

Le temps et l’énergie que l’on peut perdre chez moi à tout simplement chercher les clés, le cellulaire ou même la spatule me désespèrent régulièrement. C’est pathétique de constater que notre désorganisation génère, certains matins, une augmentation du stress et d’air bête, de crainte d’être en retard au boulot. Ce n’est pas du tout ce que l’on veut, du moins je l’espère!

Nous voulons démarrer la journée du bon pied, dans une maison où toute la famille est de bonne humeur et zen, pas juste la fin de semaine. Pour nous rapprocher de cet idéal, je vous propose de débuter par le désencombrement et la réorganisation de votre demeure.


10 conseils pour une maison adaptée et bien ordonnée


1-
Établir une liste de chacune des zones à trier, une pièce de la maison à la fois pour éviter la crise de panique et le découragement.

2- Choisir la zone à trier en fonction du temps que l’on dispose et du contexte. Si on dispose de 30 minutes seulement, on choisira de trier le contenu d’un seul tiroir. Certains endroits se font plus facilement que d’autres en présence de nos enfants.

3- Prévoir des sacs ou des boites afin d’y mettre les objets que l’on garde, mais qui ne sont pas au bon endroit.

4- Planifier la réorganisation d’une première pièce, en fonction de nos besoins, une fois que nous avons terminé la phase triage pour toutes les pièces de la maison.

5- Penser pratico-pratique en fonction des activités vécues dans chacune des pièces ainsi que de ses occupants habituels. Prenons l’exemple de la cuisine. Logiquement, les couteaux tranchants doivent être hors de portée directe des jeunes enfants. Par ailleurs, pour favoriser l’autonomie de ces derniers, on peut prévoir un espace où ils pourront prendre seuls les ustensiles et les verres de plastique.

6- Faciliter le classement de la paperasse au quotidien en utilisant des enveloppes, des chemises ou des sacs transparents bien identifiés. Par exemple, afin de ne pas stresser à rassembler tous les papiers au moment de faire les impôts, nous les plaçons automatiquement dans un sac prévu à cet effet.

7- Prévoir des bacs de rangement pour y déposer les souvenirs de chacun. On n’oublie pas d’inscrire la date, l’âge et un commentaire s’il y a lieu, sur les dessins, bricolages, cartes de fête et autres.

8- Jeter au fur et à mesure tout ce qui n’est plus utile ou non digne d’intérêt. Je pense aux nombreux dessins et bricolages des enfants. Soyons réalistes, on ne peut tout conserver et certains ne sont pas significatifs. Afin de ne pas attrister notre enfant, on attend quelques semaines et à son insu, on les met dans le recyclage.

9- Prévenir la désorganisation en sollicitant la participation de tous, incluant les enfants : être constant dans le rappel de nos consignes afin qu’il n’oublie pas de desservir leur assiette après le repas, de mettre leurs vêtements sales dans le panier ou de ranger leur jeu lorsqu’ils ont terminé.

10- Étiqueter ou imager, pour les petits, les différents espaces de rangement afin de permettre à tous de contribuer efficacement au rangement quotidien, sans excuse comme « Je ne sais pas où ça va ».


Certains pourraient percevoir la réorganisation comme une grande perte de temps! Moi, je la considère comme un investissement de rentabilisation à long terme au niveau de mon temps et de mon énergie. Certes, je n’ai rédigé aucune phrase cette journée-là, mais je sais que ce travail de longue haleine me permettra éventuellement d’écrire plus régulièrement, dans un contexte plus chaleureux et agréable.

 

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Le jeu: source de plaisir et d’apprentissage


* Ce texte a initialement été publié sur le blogue Ma Famille Mon Chaos

Halloween : Manger et boire, en toute laideur!

http://www.publicdomainpictures.net/view-image.php?image=26395&picture=halloween-illustration

L’Halloween est une fête originale et fort attendue des enfants, mais aussi des plus grands! Elle permet à tous de la souligner, de différentes façons, avec plaisir et créativité. Pour certains, ce qui n’est vraiment pas mon cas, ressentir la peur est une activité très agréable! En ce qui me concerne, me gaver de barres chocolatées et de friandises, ÇA c’est plaisant!!!


Quel maquillage désirez-vous, Mme La Sorcière?

Avec les bonnes techniques, dotés ou pas d’un talent naturel pour le dessin, vous réussirez à obtenir un «Wow, maman c’est super beau. T’es trop cool! Je t’aime, merciii!!! », de vos petits chéris et un « Wow, t’es vraiment bonne! », de vos amis. Je parle ici par expérience, étant dépourvue de doigts de fée et d’un compas dans l’oeil,  requis pour créer des chefs d’oeuvre sur papier ou sur la peau.

C’est grâce au livre Merveilleux Maquillages (Éditions Scholastic) que mes filles ont reçu en cadeau que j’ai pu développer un minimum de confiance en moi à ce qui concerne les maquillages pour enfants, en plus de rendre les miens heureux et fiers de leur mère!

 

Désirez-vous boire un peu de mon sang, Dracula?

Servir à vos petits et grands invités de jolis ou dégoûtants breuvages, vous permettra de donner le ton à votre fête, en plus de les désaltérer!


*Ricardo nous propose, sur son site web, un lait au chocolat blanc, surnommé pour l’occasion Bave de crapaud.

*La compagnie Épicure nous propose un punch épicé, aussi bon chaud que froid, sur son site web: Potion de sorcières pour l’Halloween.


*Le site 1001 cocktails nous propose le drinkCerveau (Bloody Brain). Il ne semble pas appétissant du tout, mais comme on nous répète depuis notre enfance : « Il ne faut pas se fier aux apparences! »

Vous avez une faim d’ogre, M. L’Ogre?

Il est clair que bouffe et Halloween ne donnent pas nécessairement un résultat des plus appétissants…

*Sur le Blogue de Bob Le Chef, Mathilde Pigeon propose tout un menu dégueu pour les yeux, mais peut-être délicieux pour nos papilles (qui sait…?), déniché ici et là sur la toile, avec ses 20 suggestions de recettes pour ton party d’Halloween.

*Heureusement, le site PtitChef vient à la rescousse de nos petits mousses effrayés devant la laideur du côté obscur de cette fête avec ses 20 recettes monstrueusement bonnes.

*Pour un lunch santé, mais effrayant, Geneviève O’Gleman a concocté un menu spécial : Un lunch effrayant pour l’Halloween

 

Joyeuse Halloween et bon appétit !!!

10 façons d’être un modèle à suivre pour nos ados

 

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Lorsque Le Huffington Post Québec m’a invité à participer au projet “Tête à têtes” sur la santé mentale des adolescents, j’ai dit oui sans aucune hésitation. Je n’ai pas de contacts avec ce groupe d’âge depuis que je suis majeure, soit quinze ans. Par contre, j’observe et analyse les différents messages, souvent incohérents, que l’on envoie aux adolescents depuis leur plus jeune âge.

J’ai effectué un court sondage auprès des adolescents et des parents via les réseaux sociaux, afin de prendre le pouls sur la réalité des ados d’aujourd’hui. J’ai pu constater que leurs préoccupations sont les mêmes que j’avais à cet âge. Les thématiques sont presque les mêmes que celles des adultes, mais vécus différemment, comme l’amour, l’amitié et l’avenir. La seule différence entre les ados de ma génération ainsi que les précédentes et ceux des dernières années, c’est la présence des réseaux sociaux et du web dans leur vie.

Lorsque j’étais adolescente, j’observais les adultes et j’analysais leurs faits et gestes. J’utilisais mes observations pour réfléchir à qui je voulais être et surtout ne pas être, lorsque je serais en âge de quitter le nid familial et voler de mes propres ailes.

Je savais que je voulais exercer un métier dont je serais fière et motivée à me lever chaque matin pour m’y rendre. J’avais de l’ambition et je voulais croire que tout était possible. Je voulais être avec des gens confiants, déterminés et carburant avec cette énergie puissante et fort stimulante. Je trouvais pathétique et déprimante l’idée de passer ma vie active à rêver de ma retraite.

Je savais que je voulais être heureuse et entourée de gens dans ce même état d’esprit.

Je savais que je ne voulais pas accorder plus de temps aux tâches ménagères qu’aux gens que j’aime.

Je savais que je ne voulais pas que mes discussions sociales soient basées sur les commérages et les jugements.

Je savais que je ne voulais pas avoir besoin d’alcool ou de drogue pour relaxer et m’amuser.

Je savais que je ne voulais pas vivre dans la fumée causée par la cigarette.

Je savais que je voulais être libre de penser, de choisir et d’être qui je suis réellement, sans cachoterie ni artifice.

Je savais que je ne voulais pas d’une vie où mes sujets de prédilections seraient en lien avec le poids, l’importance de la minceur pour se balader en bikini, le maquillage pour dissimuler mes imperfections, les gestes à poser pour être l’amante rêvée de tous les mecs de la planète, les exercices à faire pour avoir des fesses du tonnerre à en faire baver la gent masculine et rendre dingue de jalousie les bonnes femmes. Bref, les sujets superficiels que l’on retrouvait dans les magazines féminins et les mêmes que l’on retrouve encore aujourd’hui dans les versions papier et électroniques, sous différentes formes.

Maintenant que je suis adulte à mon tour, je ne peux ignorer le fait que je suis un modèle de comparaison pour quelqu’un, quelque part.

Question d’augmenter mon niveau d’anxiété de performance quotidien ainsi que celui de mon amoureux, nous sommes aussi parents deux filles âgées de 5 et 8 ans. Dans quelques années, notre progéniture sera en mesure d’observer et d’analyser notre vie d’adulte. Elles se feront une idée, plus ou moins précise, de ce qu’elles veulent ou ne veulent pas pour l’avenir.

C’est pour cette raison que je crois qu’il est important, pour les adultes en général, mais davantage pour nous, les parents, d’être à l’image de qui nous sommes réellement, sans se laisser influencer par la une superficielle de certains magazines et des émissions de téléréalités promouvant la minceur, les gros «pipes», les gros «totons», la dérive du jugement, du bon goût et de l’intelligence de la race humaine.

10 façons d’être un modèle à suivre pour nos ados

1- Leur montrer «qui nous sommes réellement», mais avec indulgence et dignité à notre égard.

2- Acceptez, sans dissimuler ni critiquer, ce que nous considérons comme nos imperfections physiques, mais aussi psychologiques.

3- Reconnaitre et mettre en valeur nos forces, nos talents et nos passions.

C’est une excellente idée de mettre en évidence ce que nous trouvons joli de notre corps, mais mettons autant, sinon plus d’énergie, à prendre soin, à cultiver et à partager nos valeurs et notre intelligence.

4- Nous accorder le droit a l’erreur, sans se torturer et se mépriser, en le percevant comme une occasion d’apprentissage et non comme un échec.

5- Savoir s’excuser avec sincérité, sans s’apitoyer sur son sort, si on a commis une erreur affectant la vie d’autrui.

6- Reconnaitre et accepter le fait que nous ne savons pas tout. Nous aurons toujours des choses à apprendre et nos «enseignants» seront autant des adultes que des enfants, des hommes que des femmes, des riches que des pauvres.

7- Vivre un jour à la fois. C’est normal de planifier nos rendez-vous et nos prochaines vacances, mais il faut savoir s’adapter et improviser face à l’imprévu. L’imprévu n’est pas seulement d’ordre matériel, c’est aussi l’être humain, avec ses émotions, ses désirs et sa santé globale.

8- Être conséquent entre ce que l’on dit et ce que l’on fait. Si on dit à nos enfants qu’ils passent trop de temps devant leurs écrans, mais que c’est exactement ce nous faisons aussi, nous perdons toute crédibilité. Nous risquons d’engendrer de la frustration et de les voir manifester devant l’injustice qui gronde dans notre maison, avec raison à mon avis. C’est aussi la même chose en ce qui concerne les valeurs qui nous habitent, que l’on clame et les actions que l’on pose.

9- Agir avec autrui, ce qui inclut nos enfants, comme on désire que l’on agisse avec nous.

10- Savoir utiliser les différentes ressources mises à notre disposition quand nous avons besoin d’aide psychologique. Parler aussi ouvertement de notre dernier rendez-vous chez notre psy que celui de routine chez notre médecin de famille ou notre dentiste.

Bref, pour être un bon modèle pour nos enfants, on se doit d’être authentique, cohérent et conséquent.

 

 

 

 

* Ce texte a initialement été publié sur  Le Huffington Post Québec et il fait partie de la série Tête à têtes.

Mes 10 constats pour une vie saine et sereine dès l’adolescence

J’étais une fille ordinaire, peu populaire et très studieuse. De mon point de vue, les autres me trouvaient énervante et sans intérêt. L’adolescente que j’étais ne s’aimait pas, s’estimait peu, souffrait d’un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) et d’anxiété généralisée, non diagnostiqué à cette époque.

Je réalise que mon «cerveau avait besoin de lunettes» et que mon cœur avait besoin de câlins. Je me sentais différente, une une extraterrestre parmi les terriens et j’aimais beaucoup cet aspect de ma personnalité. Par contre, je me sentais dans une classe à part, jugée, voire rejetée par les ados normaux.

En apparence, je pouvais donner l’impression d’être confiante, de tout savoir et d’avoir une opinion sur tout. Au fond de moi, c’était tout le contraire. J’essayais de préserver mon orgueil, prévenir les éventuelles moqueries et combler mon besoin d’attention, peut-être aussi d’affection.

Il y a neuf ans, après un un évènement marquant, a débuté la route des changements en direction du bonheur et de la zénitude.

Grâce au soutien psychologique de mon entourage, à la médication pour le TDAH, aux rencontres avec des psychologues et à ma personnalité, j’ai appris et compris que dans la vie, tout part de soi.

«Dans la vie, tout part de soi», si j’avais compris cette notion psychologique et sociale, au début de mon adolescence, cette période de ma vie aurait été plus heureuse et harmonieuse. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, je vous partage dix de mes constats pour une vie saine et sereine.

Ce que j’aurais voulu comprendre à l’adolescence:

1- Pour aimer sainement, il faut d’abord s’aimer soi-même.

2- Pour être respecté, je dois tout d’abord me respecter et respecter les autres.

Au-delà des formules de politesse que l’on nous a apprises, il faut être capable de s’affirmer et être à l’écoute des autres. Par exemple, être capable de dire «non» quand nous ne voulons pas et accepter le «non» des autres sans reproche ni moquerie.

3- Pour que les autres s’intéressent à moi, je dois tout d’abord m’intéresser à eux, avec sincérité.

4- La seule chose que je peux contrôler dans ma vie, c’est mes choix.

Étonnamment, j’ai toujours un choix à faire. Les options proposées ne me satisfont peut-être pas, mais je peux malgré tout choisir celle qui me convient le mieux. Je suis la seule responsable de mes actions et réactions.

Un mauvais choix ne signifie pas que je suis une mauvaise personne, seulement que je suis humaine et que je me suis trompée. Je peux choisir de me pardonner, de m’excuser, de réparer mon erreur, de discuter avec une personne de confiance de mes difficultés ou de mes inquiétudes, etc.

5- Un problème ne vient jamais seul. Si je suis attentive, patiente et courageuse, les solutions se présenteront à moi le moment venu.

6- Demander de l’aide ne signifie pas que je suis faible. Au contraire, ça démontre que je suis une personne forte, persévérante et déterminée.

7- Je dois accepter mon passé, vivre pleinement le moment présent et percevoir mon futur comme une histoire que je n’ai pas encore écrite.

Ce n’est pas grave si je n’ai aucune idée de ce que je ferai dans un mois, un an, cinq ans ou dix ans. Le plus important, c’est de vivre pleinement le moment présent, une minute à la fois. Ce n’est pas parce que je suis attristée ou en colère présentement que je serai dans le même état d’esprit dans une heure. Ce que j’aime du futur, c’est qu’il est inconnu et plein de possibilités!

8- Je dois me méfier de mes perceptions.

J’ai réalisé en regardant de vieilles photos de moi à l’adolescence que j’étais plus jolie que ce que je croyais à l’époque. J’avais établi mes critères de beauté en fonction des jeunes starlettes hollywoodiennes très minces, maquillées et faussement parfaites. Je mettais l’emphase sur ce que je n’aimais pas de mon corps et non sur ce que j’appréciais. Maintenant, j’aime mon corps, j’en prends soin et je le respecte.

Je sais maintenant que je peux supposer des pensées des autres à mon égard, mais n’étant pas dans leur tête, je ne peux savoir si mes suppositions sont fondées ou pas.

À l’opposé, je suis consciente que je porte des jugements, fondés ou pas, sur les autres en fonction de ce que je vois, perçois ou de ce que j’ai entendu directement ou indirectement.

Finalement, je ne peux que constater que l’être humain est naturellement programmé pour juger et que je n’ai aucun contrôle sur ses pensées.

Parfois, lorsque j’attribue des pensées négatives aux autres à mon égard, c’est que moi-même je ne suis pas totalement en accord avec ce que j’ai fait ou prévoit faire, que je ne m’assume pas ou que je doute de moi-même.

9- Me mentir à moi-même sur ce que je veux ou ressens ne m’apportera que mal être et confusion.

J’aime rendre les gens heureux et je n’aime pas avoir l’impression de déplaire. Il m’est arrivé de taire ma petite voix intérieure afin de ne pas occasionner de conflits ou d’émotions négatives. Les autres étaient peut-être bien, mais pas moi. J’étais anxieuse, frustrée et j’avais une faible estime de moi. Maintenant, je sais que je dois accepter ce que je veux ou ressens et le communiquer adéquatement aux autres, si nécessaire.

Ma psychologue me répétait souvent que ce que les autres pensent ou ressentent ne m’appartient pas et effectivement, elle avait raison. Ce qui ne veut pas dire que je ne peux éprouver de la compassion, mais je dois laisser à chacun sa gestion de ses émotions.

10- Je dois accorder plus d’importance à mes cinq sens. Ils me permettent de prendre conscience que la vie va au-delà de ma propre personne. Ils me permettent de voir, d’écouter, de goûter, de sentir et de ressentir tout ce que la nature, la base de la vie, peut m’offrir si je m’ouvre à elle.

J’aime me balader dans les rues, observer le paysage, écouter les différents bruits, prendre de grandes respirations et sentir les rayons du soleil ou la brise fraîche caresser mon visage.

Pendant que je me concentre sur ce qui se passe à l’extérieur de moi, je n’accorde plus d’importance à ce qui se passe dans ma tête, mon cœur et tout mon corps.

Peu importe mes soucis, la terre n’arrêtera pas de tourner et la vie d’y être célébrée. Il y aura toujours quelqu’un, quelque part, prêt à m’écouter, à m’offrir un câlin et à faire la fête à mes côtés.

Ce texte a initialement été publié sur Le Huffington Post Québec

Souffrez-vous du syndrome de la poule pas de tête ?

L’année dernière, j’ai écrit le texte Syndrome de la poule pas de tête dans un contexte où la mère que je suis était à bout de souffle de courir sans cesse, sans trop savoir pourquoi ni quelle direction emprunter pour atteindre le fil d’arriver. Je voulais cuisiner de bons petits plats pour ma tendre famille, avoir une cuisine étincelante de propreté et des toilettes bien récurées, tout en jouant à la cachette avec mes fillettes et en jonglant avec mes mille et un projets. Je voulais discuter avec mon amoureux, un thé à la main, dans une ambiance digne des spas et pouvoir déguster chaque bouché de mes repas santé. Je voulais répondre aux nombreuses demandes de mes deux enfants avec une patience à toute épreuve, même contre les appels incessants de «mamans» déployés sous toute une gamme d’émotions et de volume. Entre vouloir et avoir, il y a la réalité pour nous rappeler que rêver n’égal pas travail acharné. À cette époque, je me culpabilisais pour tout ce que je croyais devoir être et que je n’étais pas, selon mes perceptions perfectionnistes de ce qu’était un bon parent. 

J’avais traité ce sujet du point de vue d’une mère, car c’est ainsi que je me définissais en premier lieu à l’époque, pas si lointaine j’en conviens. Depuis, j’ai réalisé que nous sommes avant tout des êtres à part entière accomplissant différentes tâches en fonction des rôles que nous occupons. Être parent est un rôle parmi tant d’autres et malgré l’immense importance que nous lui accordons, il n’a pas l’exclusivité du «syndrome de la poule pas de tête».

Suis-je la seule qui parfois fonctionne tel un automate, tentant de cocher le plus de tâches possible sur la liste des «choses à faire», oubliant même parfois de respirer et de prêter attention aux gens qui l’entourent ?

Si tu réponds à la négative à cette question, il se peut que, tout comme moi, tu disposes de ce syndrome  non scientifique, inspiré de la célèbre expression «courir comme une poule pas de tête».

Tu es probablement une poule pas de tête si…

Tu marches d’un pas déterminé vers une pièce de ta maison et une fois rendue, tu te demandes ce que tu étais venu y faire.

Au moment de te coucher, tu te rends compte que ton lit est recouvert d’une montagne de vêtements à plier que tu as tristement oubliée, car tu accomplissais simultanément d’autres tâches. Ces dernières ont-elles eu la chance d’être complétées ou furent-elles, à leur tour, abandonnées de façon cavalière ?

Tu éprouves de la difficulté à prendre une pause pour écouter d’une oreille attentive ton interlocuteur, sans faire autre chose en même temps ni penser à ce qui pourrait être fait.

Pourquoi s’impose-t-on cette course folle quotidienne ?

Selon mes observations et constats de la vie, plusieurs d’entre nous portent des lunettes anti-bonheur qui amplifient les petites choses agaçantes du quotidien. Les êtres perfectionnistes en portent et s’assurent de leur propreté constante afin de s’assurer de corriger toutes imperfections se trouvant sur leur passage. Ce n’est donc pas surprenant, avec cette vision irréaliste, que nous courions dans tous les sens question de corriger un maximum d’éléments défaillants dans les différentes sphères de notre existence.

Est-ce réaliste comme démarche considérant l’ampleur de ces tâches sans fin et du fait que nous n’avons aucun contrôle sur ce qui nous est extérieur ? 

Certains croient que s’ils n’y parviennent pas, c’est qu’ils sont incompétents. Ces derniers réagiront soit en déserteur de leur propre existence en choisissant, parfois inconsciemment, de faire seulement le minimum pour assurer leur survie afin de se protéger du sentiment d’être en échec constant. À l’opposé, certains réagiront en guerrier, en redoublant leurs efforts au détriment de leur santé mentale et de leur vie sociale afin de se prouver qu’eux aussi peuvent promouvoir leur vie parfaite comme les starlettes de ce monde. Le seul hic, c’est qu’il n’y pas que leur corps qui sont photoshopés, leur vie médiatique aussi. Est-ce logique de vouloir comparer notre «vraie vie» avec leur vie artificielle ?

Certaines personnes semblent aimer cette course effrénée quotidienne qui les revigore et les stimule à poursuivre. Tandis que d’autres, au contraire, se sentent épuisées, déconnectées de la réalité et de leurs objectifs de vie. Quand ce marathon devient un mode de vie qui nous malheureux, il est temps d’agir avant que nous nous effondrions telle une poule à l’agonie.

Quelques trucs pour ralentir afin d’être productif et serein: 

1- Faire des listes de «choses à faire» plus réaliste, avec possibilité de repousser à une date ultérieur. Se fixer un seul objectif prioritaire par jour et les autres,  c’est si le temps et l’humeur le permettent.

Notre liste des «choses à faire» pour la journée est généralement irréaliste, ne tenant pas compte des imprévus, des baisses d’énergie de fin de journée et des gens qui nous entourent. Nous avons tendance à faire plus d’une chose à la fois, désirant augmenter le rythme et réussir avec brio tout ce que l’on entreprend. Puis, nous devenons épuisés, moins concentrés et moins efficaces dans nos tâches.  À cela s’ajoute la possibilité de ressentir de la culpabilité en raison de notre indisponibilité pour nos proches ainsi qu’un sentiment d’incompétence.

2- Être capable de dire non, sans avoir recours, idéalement, au mensonge pour esquiver une invitation.

3- Prendre des pauses pour refaire le plein d’énergie et respirer profondément.

Nous pourrons ainsi réfléchir efficacement, avec jugement et faire des choix en fonction de ce qui nous importe réellement.

4- Organiser notre agenda et notre environnement de façon à maximiser notre temps et augmenter notre joie de vivre.

C’est plus agréable et productif lorsque nous n’avons pas à faire une battue pour retrouver nos clés de voiture chaque matin ou encore, le chargeur de notre cellulaire. C’est bien de travailler, mais il faut aussi prévoir du temps pour s’amuser. On peut aussi avoir du plaisir tout en accomplissant notre boulot.

5- Prendre des notes de ce qui nous passe par la tête et que nous jugeons utile afin de ne pas les oublier.

Utiliser notre cellulaire est une meilleure option que nos petites notes écrites sur des Post-it, éparpillés, égarés et éventuellement oubliés.

De mon côté, plus je vieillis, plus je ressens l’appel de la simplicité, de la légèreté et de l’authenticité. J’ai envie de profiter davantage de la vie et  trouver l’équilibre entre les différentes sphères de celle-ci. Je ne veux plus courir comme une poule pas de tête, car il se trouve que contrairement à elle,  j’en ai une. Je compte bien l’utiliser à bon escient afin de profiter, en toute conscience et sereinement, de chaque instant de plaisir et d’épanouissement que l’avenir me réserve.