designed by Mrsirophol

Mes 10 conseils pour une maison familiale adaptée et bien ordonnée

Le calme régnait dans la maison. Je disposais enfin de quelques heures de répit. Mon plan: rédiger toute la journée. C’est en tentant de récupérer mes notes que la décision fut prise. Je devais ranger immédiatement mon bordel. Il m’aura fallu plusieurs heures pour en venir à bout!

Depuis quelques semaines, je ressens le besoin de désencombrer et de réorganiser l’espace. J’en ai marre que ma demeure ne soit pas adaptée à ma personnalité ni aux besoins de ma petite famille.

J’aime quand un lieu est épuré, j’ai l’impression de mieux respirer. Je peux me concentrer plus aisément sur ce que je considère important. Mon cerveau n’étant pas sollicité par une horde d’idées, sautant du coq à l’âne, en raison de la pollution visuelle.

Il faut dire que je ne suis pas dotée d’une grande capacité de concentration, tout comme ma fille de huit ans d’ailleurs, en raison d’un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH). Certains se retrouvent mieux dans leur bordel, mais ce n’est clairement pas notre cas.

Le temps et l’énergie que l’on peut perdre chez moi à tout simplement chercher les clés, le cellulaire ou même la spatule me désespèrent régulièrement. C’est pathétique de constater que notre désorganisation génère, certains matins, une augmentation du stress et d’air bête, de crainte d’être en retard au boulot. Ce n’est pas du tout ce que l’on veut, du moins je l’espère!

Nous voulons démarrer la journée du bon pied, dans une maison où toute la famille est de bonne humeur et zen, pas juste la fin de semaine. Pour nous rapprocher de cet idéal, je vous propose de débuter par le désencombrement et la réorganisation de votre demeure.


10 conseils pour une maison adaptée et bien ordonnée


1-
Établir une liste de chacune des zones à trier, une pièce de la maison à la fois pour éviter la crise de panique et le découragement.

2- Choisir la zone à trier en fonction du temps que l’on dispose et du contexte. Si on dispose de 30 minutes seulement, on choisira de trier le contenu d’un seul tiroir. Certains endroits se font plus facilement que d’autres en présence de nos enfants.

3- Prévoir des sacs ou des boites afin d’y mettre les objets que l’on garde, mais qui ne sont pas au bon endroit.

4- Planifier la réorganisation d’une première pièce, en fonction de nos besoins, une fois que nous avons terminé la phase triage pour toutes les pièces de la maison.

5- Penser pratico-pratique en fonction des activités vécues dans chacune des pièces ainsi que de ses occupants habituels. Prenons l’exemple de la cuisine. Logiquement, les couteaux tranchants doivent être hors de portée directe des jeunes enfants. Par ailleurs, pour favoriser l’autonomie de ces derniers, on peut prévoir un espace où ils pourront prendre seuls les ustensiles et les verres de plastique.

6- Faciliter le classement de la paperasse au quotidien en utilisant des enveloppes, des chemises ou des sacs transparents bien identifiés. Par exemple, afin de ne pas stresser à rassembler tous les papiers au moment de faire les impôts, nous les plaçons automatiquement dans un sac prévu à cet effet.

7- Prévoir des bacs de rangement pour y déposer les souvenirs de chacun. On n’oublie pas d’inscrire la date, l’âge et un commentaire s’il y a lieu, sur les dessins, bricolages, cartes de fête et autres.

8- Jeter au fur et à mesure tout ce qui n’est plus utile ou non digne d’intérêt. Je pense aux nombreux dessins et bricolages des enfants. Soyons réalistes, on ne peut tout conserver et certains ne sont pas significatifs. Afin de ne pas attrister notre enfant, on attend quelques semaines et à son insu, on les met dans le recyclage.

9- Prévenir la désorganisation en sollicitant la participation de tous, incluant les enfants : être constant dans le rappel de nos consignes afin qu’il n’oublie pas de desservir leur assiette après le repas, de mettre leurs vêtements sales dans le panier ou de ranger leur jeu lorsqu’ils ont terminé.

10- Étiqueter ou imager, pour les petits, les différents espaces de rangement afin de permettre à tous de contribuer efficacement au rangement quotidien, sans excuse comme « Je ne sais pas où ça va ».


Certains pourraient percevoir la réorganisation comme une grande perte de temps! Moi, je la considère comme un investissement de rentabilisation à long terme au niveau de mon temps et de mon énergie. Certes, je n’ai rédigé aucune phrase cette journée-là, mais je sais que ce travail de longue haleine me permettra éventuellement d’écrire plus régulièrement, dans un contexte plus chaleureux et agréable.

 

Ces deux articles pourraient aussi vous intéresser :

Organisation et planification
Le jeu: source de plaisir et d’apprentissage


* Ce texte a initialement été publié sur le blogue Ma Famille Mon Chaos

10 façons d’être un modèle à suivre pour nos ados

 

Success
Designed by Freepik

Lorsque Le Huffington Post Québec m’a invité à participer au projet “Tête à têtes” sur la santé mentale des adolescents, j’ai dit oui sans aucune hésitation. Je n’ai pas de contacts avec ce groupe d’âge depuis que je suis majeure, soit quinze ans. Par contre, j’observe et analyse les différents messages, souvent incohérents, que l’on envoie aux adolescents depuis leur plus jeune âge.

J’ai effectué un court sondage auprès des adolescents et des parents via les réseaux sociaux, afin de prendre le pouls sur la réalité des ados d’aujourd’hui. J’ai pu constater que leurs préoccupations sont les mêmes que j’avais à cet âge. Les thématiques sont presque les mêmes que celles des adultes, mais vécus différemment, comme l’amour, l’amitié et l’avenir. La seule différence entre les ados de ma génération ainsi que les précédentes et ceux des dernières années, c’est la présence des réseaux sociaux et du web dans leur vie.

Lorsque j’étais adolescente, j’observais les adultes et j’analysais leurs faits et gestes. J’utilisais mes observations pour réfléchir à qui je voulais être et surtout ne pas être, lorsque je serais en âge de quitter le nid familial et voler de mes propres ailes.

Je savais que je voulais exercer un métier dont je serais fière et motivée à me lever chaque matin pour m’y rendre. J’avais de l’ambition et je voulais croire que tout était possible. Je voulais être avec des gens confiants, déterminés et carburant avec cette énergie puissante et fort stimulante. Je trouvais pathétique et déprimante l’idée de passer ma vie active à rêver de ma retraite.

Je savais que je voulais être heureuse et entourée de gens dans ce même état d’esprit.

Je savais que je ne voulais pas accorder plus de temps aux tâches ménagères qu’aux gens que j’aime.

Je savais que je ne voulais pas que mes discussions sociales soient basées sur les commérages et les jugements.

Je savais que je ne voulais pas avoir besoin d’alcool ou de drogue pour relaxer et m’amuser.

Je savais que je ne voulais pas vivre dans la fumée causée par la cigarette.

Je savais que je voulais être libre de penser, de choisir et d’être qui je suis réellement, sans cachoterie ni artifice.

Je savais que je ne voulais pas d’une vie où mes sujets de prédilections seraient en lien avec le poids, l’importance de la minceur pour se balader en bikini, le maquillage pour dissimuler mes imperfections, les gestes à poser pour être l’amante rêvée de tous les mecs de la planète, les exercices à faire pour avoir des fesses du tonnerre à en faire baver la gent masculine et rendre dingue de jalousie les bonnes femmes. Bref, les sujets superficiels que l’on retrouvait dans les magazines féminins et les mêmes que l’on retrouve encore aujourd’hui dans les versions papier et électroniques, sous différentes formes.

Maintenant que je suis adulte à mon tour, je ne peux ignorer le fait que je suis un modèle de comparaison pour quelqu’un, quelque part.

Question d’augmenter mon niveau d’anxiété de performance quotidien ainsi que celui de mon amoureux, nous sommes aussi parents deux filles âgées de 5 et 8 ans. Dans quelques années, notre progéniture sera en mesure d’observer et d’analyser notre vie d’adulte. Elles se feront une idée, plus ou moins précise, de ce qu’elles veulent ou ne veulent pas pour l’avenir.

C’est pour cette raison que je crois qu’il est important, pour les adultes en général, mais davantage pour nous, les parents, d’être à l’image de qui nous sommes réellement, sans se laisser influencer par la une superficielle de certains magazines et des émissions de téléréalités promouvant la minceur, les gros «pipes», les gros «totons», la dérive du jugement, du bon goût et de l’intelligence de la race humaine.

10 façons d’être un modèle à suivre pour nos ados

1- Leur montrer «qui nous sommes réellement», mais avec indulgence et dignité à notre égard.

2- Acceptez, sans dissimuler ni critiquer, ce que nous considérons comme nos imperfections physiques, mais aussi psychologiques.

3- Reconnaitre et mettre en valeur nos forces, nos talents et nos passions.

C’est une excellente idée de mettre en évidence ce que nous trouvons joli de notre corps, mais mettons autant, sinon plus d’énergie, à prendre soin, à cultiver et à partager nos valeurs et notre intelligence.

4- Nous accorder le droit a l’erreur, sans se torturer et se mépriser, en le percevant comme une occasion d’apprentissage et non comme un échec.

5- Savoir s’excuser avec sincérité, sans s’apitoyer sur son sort, si on a commis une erreur affectant la vie d’autrui.

6- Reconnaitre et accepter le fait que nous ne savons pas tout. Nous aurons toujours des choses à apprendre et nos «enseignants» seront autant des adultes que des enfants, des hommes que des femmes, des riches que des pauvres.

7- Vivre un jour à la fois. C’est normal de planifier nos rendez-vous et nos prochaines vacances, mais il faut savoir s’adapter et improviser face à l’imprévu. L’imprévu n’est pas seulement d’ordre matériel, c’est aussi l’être humain, avec ses émotions, ses désirs et sa santé globale.

8- Être conséquent entre ce que l’on dit et ce que l’on fait. Si on dit à nos enfants qu’ils passent trop de temps devant leurs écrans, mais que c’est exactement ce nous faisons aussi, nous perdons toute crédibilité. Nous risquons d’engendrer de la frustration et de les voir manifester devant l’injustice qui gronde dans notre maison, avec raison à mon avis. C’est aussi la même chose en ce qui concerne les valeurs qui nous habitent, que l’on clame et les actions que l’on pose.

9- Agir avec autrui, ce qui inclut nos enfants, comme on désire que l’on agisse avec nous.

10- Savoir utiliser les différentes ressources mises à notre disposition quand nous avons besoin d’aide psychologique. Parler aussi ouvertement de notre dernier rendez-vous chez notre psy que celui de routine chez notre médecin de famille ou notre dentiste.

Bref, pour être un bon modèle pour nos enfants, on se doit d’être authentique, cohérent et conséquent.

 

 

 

 

* Ce texte a initialement été publié sur  Le Huffington Post Québec et il fait partie de la série Tête à têtes.

Souffrez-vous du syndrome de la poule pas de tête ?

L’année dernière, j’ai écrit le texte Syndrome de la poule pas de tête dans un contexte où la mère que je suis était à bout de souffle de courir sans cesse, sans trop savoir pourquoi ni quelle direction emprunter pour atteindre le fil d’arriver. Je voulais cuisiner de bons petits plats pour ma tendre famille, avoir une cuisine étincelante de propreté et des toilettes bien récurées, tout en jouant à la cachette avec mes fillettes et en jonglant avec mes mille et un projets. Je voulais discuter avec mon amoureux, un thé à la main, dans une ambiance digne des spas et pouvoir déguster chaque bouché de mes repas santé. Je voulais répondre aux nombreuses demandes de mes deux enfants avec une patience à toute épreuve, même contre les appels incessants de «mamans» déployés sous toute une gamme d’émotions et de volume. Entre vouloir et avoir, il y a la réalité pour nous rappeler que rêver n’égal pas travail acharné. À cette époque, je me culpabilisais pour tout ce que je croyais devoir être et que je n’étais pas, selon mes perceptions perfectionnistes de ce qu’était un bon parent. 

J’avais traité ce sujet du point de vue d’une mère, car c’est ainsi que je me définissais en premier lieu à l’époque, pas si lointaine j’en conviens. Depuis, j’ai réalisé que nous sommes avant tout des êtres à part entière accomplissant différentes tâches en fonction des rôles que nous occupons. Être parent est un rôle parmi tant d’autres et malgré l’immense importance que nous lui accordons, il n’a pas l’exclusivité du «syndrome de la poule pas de tête».

Suis-je la seule qui parfois fonctionne tel un automate, tentant de cocher le plus de tâches possible sur la liste des «choses à faire», oubliant même parfois de respirer et de prêter attention aux gens qui l’entourent ?

Si tu réponds à la négative à cette question, il se peut que, tout comme moi, tu disposes de ce syndrome  non scientifique, inspiré de la célèbre expression «courir comme une poule pas de tête».

Tu es probablement une poule pas de tête si…

Tu marches d’un pas déterminé vers une pièce de ta maison et une fois rendue, tu te demandes ce que tu étais venu y faire.

Au moment de te coucher, tu te rends compte que ton lit est recouvert d’une montagne de vêtements à plier que tu as tristement oubliée, car tu accomplissais simultanément d’autres tâches. Ces dernières ont-elles eu la chance d’être complétées ou furent-elles, à leur tour, abandonnées de façon cavalière ?

Tu éprouves de la difficulté à prendre une pause pour écouter d’une oreille attentive ton interlocuteur, sans faire autre chose en même temps ni penser à ce qui pourrait être fait.

Pourquoi s’impose-t-on cette course folle quotidienne ?

Selon mes observations et constats de la vie, plusieurs d’entre nous portent des lunettes anti-bonheur qui amplifient les petites choses agaçantes du quotidien. Les êtres perfectionnistes en portent et s’assurent de leur propreté constante afin de s’assurer de corriger toutes imperfections se trouvant sur leur passage. Ce n’est donc pas surprenant, avec cette vision irréaliste, que nous courions dans tous les sens question de corriger un maximum d’éléments défaillants dans les différentes sphères de notre existence.

Est-ce réaliste comme démarche considérant l’ampleur de ces tâches sans fin et du fait que nous n’avons aucun contrôle sur ce qui nous est extérieur ? 

Certains croient que s’ils n’y parviennent pas, c’est qu’ils sont incompétents. Ces derniers réagiront soit en déserteur de leur propre existence en choisissant, parfois inconsciemment, de faire seulement le minimum pour assurer leur survie afin de se protéger du sentiment d’être en échec constant. À l’opposé, certains réagiront en guerrier, en redoublant leurs efforts au détriment de leur santé mentale et de leur vie sociale afin de se prouver qu’eux aussi peuvent promouvoir leur vie parfaite comme les starlettes de ce monde. Le seul hic, c’est qu’il n’y pas que leur corps qui sont photoshopés, leur vie médiatique aussi. Est-ce logique de vouloir comparer notre «vraie vie» avec leur vie artificielle ?

Certaines personnes semblent aimer cette course effrénée quotidienne qui les revigore et les stimule à poursuivre. Tandis que d’autres, au contraire, se sentent épuisées, déconnectées de la réalité et de leurs objectifs de vie. Quand ce marathon devient un mode de vie qui nous malheureux, il est temps d’agir avant que nous nous effondrions telle une poule à l’agonie.

Quelques trucs pour ralentir afin d’être productif et serein: 

1- Faire des listes de «choses à faire» plus réaliste, avec possibilité de repousser à une date ultérieur. Se fixer un seul objectif prioritaire par jour et les autres,  c’est si le temps et l’humeur le permettent.

Notre liste des «choses à faire» pour la journée est généralement irréaliste, ne tenant pas compte des imprévus, des baisses d’énergie de fin de journée et des gens qui nous entourent. Nous avons tendance à faire plus d’une chose à la fois, désirant augmenter le rythme et réussir avec brio tout ce que l’on entreprend. Puis, nous devenons épuisés, moins concentrés et moins efficaces dans nos tâches.  À cela s’ajoute la possibilité de ressentir de la culpabilité en raison de notre indisponibilité pour nos proches ainsi qu’un sentiment d’incompétence.

2- Être capable de dire non, sans avoir recours, idéalement, au mensonge pour esquiver une invitation.

3- Prendre des pauses pour refaire le plein d’énergie et respirer profondément.

Nous pourrons ainsi réfléchir efficacement, avec jugement et faire des choix en fonction de ce qui nous importe réellement.

4- Organiser notre agenda et notre environnement de façon à maximiser notre temps et augmenter notre joie de vivre.

C’est plus agréable et productif lorsque nous n’avons pas à faire une battue pour retrouver nos clés de voiture chaque matin ou encore, le chargeur de notre cellulaire. C’est bien de travailler, mais il faut aussi prévoir du temps pour s’amuser. On peut aussi avoir du plaisir tout en accomplissant notre boulot.

5- Prendre des notes de ce qui nous passe par la tête et que nous jugeons utile afin de ne pas les oublier.

Utiliser notre cellulaire est une meilleure option que nos petites notes écrites sur des Post-it, éparpillés, égarés et éventuellement oubliés.

De mon côté, plus je vieillis, plus je ressens l’appel de la simplicité, de la légèreté et de l’authenticité. J’ai envie de profiter davantage de la vie et  trouver l’équilibre entre les différentes sphères de celle-ci. Je ne veux plus courir comme une poule pas de tête, car il se trouve que contrairement à elle,  j’en ai une. Je compte bien l’utiliser à bon escient afin de profiter, en toute conscience et sereinement, de chaque instant de plaisir et d’épanouissement que l’avenir me réserve.

 

 

Parent en solo, en raison du boulot

Mon conjoint et moi étions des êtres presque inséparables les premières années de notre vie commune. Nos emplois respectifs nous permettaient, la majorité du temps, de déjeuner, de souper et de profiter de nos soirées ensemble. Quelques années plus tard, mon conjoint a changé de responsabilités au travail et les courts séjours à l’extérieur sont devenus plus fréquents, surtout à certaines périodes de l’année. En plus d’être confrontés à l’absence de l’être aimé, nous étions en apprentissage et en période d’adaptation dans notre nouveau rôle de parents.

Je dois vous avouer que les premières années furent parfois difficiles. Lorsque je me retrouvais seule dans notre lit conjugal, mon sommeil en était grandement affecté, me sentant moins en sécurité. Au réveil, je devais faire fi de mon état endormi pour gérer en solo la routine du matin avec nos deux filles. La course contre la montre pour arriver à l’heure au boulot était une source considérable de stress pour l’anxieuse que je suis. Puis après une journée éreintante au travail, la routine du soir débutait. Dans mon cas, cette dernière était vécue comme un marathon où, malgré l’épuisement qui sévissait, je me battais contre moi-même afin de rester debout, efficace et amusante aux yeux de notre progéniture. 

Le plus difficile quand je suis seule avec la marmaille, c’est de ne pas avoir accès immédiatement au support moral et à la présence de mon conjoint, le père de nos deux gamines. En sa présence, j’ai l’option de lui demander d’intervenir avant que mon piston saute, que l’impatience se transforme en hystérie et que celle-ci prenne possession de tout mon être. Quand je suis seule, j’ai l’obligation de faire face à nos petits anges cornus même si je ne suis pas dans un état d’esprit optimal, de mon point de vue, pour y parvenir.

Il y a quelques semaines, j’ai recueilli via les réseaux sociaux quelques témoignages de familles vivant une situation similaire à la mienne. Après lecture, réflexion et quelques constats, j’ai formulé ces quelques conseils.

5 conseils pour vivre ces périodes d’éloignement plus harmonieusement :

1- Communiquer avec respect

Le respect est à la base de toute relation harmonieuse, même lorsque nous sommes débordés et épuisés.

2- Choisir le bon moment qui convient à tous pour discuter.

Plus nos enfants sont jeunes, plus nous sommes ancrés dans une routine et moins nous avons de temps à consacrer pour tout le reste. Afin de permettre à nos enfants d’échanger quelques mots ou quelques grimaces avec l’autre parent grâce à la technologie, dans une ambiance zen et chaleureuse, déterminons à l’avance les moments idéaux pour nous contacter.

3-  Se mettre dans la peau de l’autre afin de comprendre sa réalité.

Il ne faut pas oublier que le parent qui s’absente vit lui aussi des difficultés. Il s’ennuie probablement de sa famille et peut-être qu’il se sent coupable de ne pas être présent pour eux. Le parent qui travaille à l’extérieur n’a pas nécessairement la vie plus facile que celui qui s’occupe des enfants à la maison. J’ai accompagné mon conjoint à quelques reprises et c’est ainsi que j’ai pu comprendre sa réalité. Nous n’avons peut-être pas d’enfants sous notre aile, mais nous avons d’autres obligations. Notre routine est complètement chamboulée et nous avons peu de temps libres, seul à la chambre d’hôtel. La source de l’épuisement diffère peut-être, mais le résultat est similaire.

4- Accepter le fait qu’en notre absence l’autre parent fera les choses à sa façon. 

Accepter, c’est respecter cette différence et reconnaître ouvertement sa valeur. La perfection n’existe pas et ce que moi je considère comme la bonne façon de faire auprès des enfants n’est probablement pas la même pour «Pierrette, Jeanne, Jacqueline». Veuillez noter ici ma piètre tentative de féminiser l’expression «Pierre-Jean-Jacques», car malgré le fait que plusieurs d’entre-nous militent pour l’égalité des sexes, certaines femmes croient encore détenir la seule et unique méthode par excellence pour éduquer leurs enfants. De mon point de vue, il n’y a pas qu’une seule façon d’éduquer nos enfants et ces derniers ont besoin autant d’une présence féminine que masculine qui s’affirment.

5- Percevoir ces moments comme une occasion de communiquer différemment avec l’être aimé

Nous sommes bien plus que des parents, nous sommes aussi des amoureux. Nous pouvons percevoir ces moments d’éloignements comme une occasion de communiquer différemment. Certes, on peut se parler de vive voix de la pluie et du beau temps, mais c’est terriblement ennuyant n’est-ce pas ? Pourquoi ne pas s’écrire comme lorsque nous étions au début de notre relation, à l’affût d’en apprendre davantage sur l’être aimé? On n’oublie que tout comme nous, notre partenaire vit, vieillit, explore et découvre mille et une choses influençant ses goûts, ses opinions et ses rêves. Pourquoi ne pas s’amuser entre amoureux via la webcam, une fois les enfants endormis, afin de ne pas oublier que nous sommes aussi des amants ?

Au début, cette réalité d’être seul avec nos enfants ou encore d’être loin de ceux-ci en raison du travail peut être vécue difficilement. Par contre, si nous abordons ces périodes d’éloignements de façon zen et  que nous communiquons avec l’être aimé, en toute franchise et honnêteté, nous réalisons que «loin des yeux» ne signifie pas «loin du coeur». 

Prévention des agressions: 10 conseils pour faciliter la discussion avec nos enfants

Il y a des sujets beaucoup plus faciles que d’autres à aborder avec notre progéniture. Lorsqu’il s’agit de mentionner les cruautés dont la race humaine est capable, j’étouffe ma colère, ma peine et mon angoisse afin d’être capable d’exprimer à mon enfant que les méchants ne sont pas juste à la télé et dans les jeux vidéo.

Dernièrement, j’ai lu avec ma fille le livre Ma sexualité de 6 à 9 ans de la sexologue Jocelyne Robert qui, le temps d’un très court chapitre, explique aux enfants comment se protéger des prédateurs sexuels. Ces quelques paragraphes ont été le déclencheur de plusieurs discussions dans les jours qui ont suivi.

Chacune de ses questions occasionnait un stress et une réflexion qui se devait d’être rapide, mais malgré tout profonde. J’avais l’impression de marcher sur un terrain miné où à tout moment je pouvais traumatiser mon enfant, affecter son sommeil et nuire au déploiement de ses ailes lui permettant de s’envoler avec confiance vers d’autres horizons, loin des jupes de sa mère et des baskets de son père.

Plusieurs questions et réflexions défilent dans ma tête depuis quelques jours.

Comment expliquer à un enfant ce qu’est un prédateur sexuel?

Comment dire à un enfant sans faire éclater sa bulle dorée que, dans la vie, personne n’est totalement digne de confiance?

Comment expliquer à un enfant qu’il ne doit pas aider un homme inquiet à la recherche de son chien disparu?

Nous tentons d’inculquer à nos jeunes l’importance d’entrer en relation avec autrui, de socialiser, de discuter au lieu de prendre la fuite, et d’être confiant dans la vie. À l’opposé, nous devons les prévenir que la vie n’est pas rose, que la confiance est une notion fragile et perméable, et qu’aider son prochain peut être un geste risqué, voire lourd de conséquences.

Nous ne sommes pas préparés à présenter à nos enfants, avec délicatesse et honnêteté, les deux côtés de la réalité.

«Ce soir, dans le ring de la vie, vous aurez droit à tout un combat. Du côté gauche, avec de grands yeux bleus de biche et une auréole magique, voici Espoir Labonté! Du côté droit, arborant un regard de feu et deux cornes acérées, voici Enfer Méchanceté!»

Soyons honnêtes, nous ne sommes pas très à l’aise de discuter des dangers avec nos enfants, car ils nous effraient nous aussi. On essaie de les protéger, tout comme on essaie de se protéger nous-mêmes de tous ces monstres, dissimulés ou non, rôdant ici et là, dans les rues de la ville et devant nos écrans, la réalité ayant rejoint la fiction et vice-versa.

Nous devons aborder avec nos enfants comment, quand et pourquoi se protéger face à autrui, mais sans leur présenter la réalité comme un tableau noir et rouge où l’inquiétude et la panique doivent régner.

Il faut seulement amener nos enfants à prendre conscience qu’ils pourraient peut-être faire face un jour à une personne voulant leur faire du mal, mais peut-être pas non plus. Notre but est de les outiller afin de les protéger, pas de les paniquer.

10 conseils pour discuter des possibles dangers de la vie avec notre enfant

• Ayez un ton calme et en contrôle.

• Donnez quelques règles de sécurité et utilisez des mots adaptés à son âge. Pour amorcer les questions de sécurité, vous pouvez utiliser un livre pour enfants abordant ce sujet.

• N’entrez pas dans les détails. Il se peut que votre enfant vous demande ce que fait la personne à l’enfant qu’elle a enlevé. Je ne suis pas psychologue, et j’avoue que j’aurais aimé savoir ce qui est suggéré de dire ou de faire. Si un psychologue lit cet article, j’aimerais bien connaître son opinion!

• Soyez honnête et dites-lui que les enfants n’ont pas à connaître tous les détails, ou que nous ne sommes pas à l’aise de répondre.

• Rassurez votre enfant régulièrement sur le fait qu’il peut avoir confiance en vous, que vous allez être là pour l’écouter, le soutenir et le guider.

• Soyez clair sur le fait qu’inconnu n’égale pas agresseur ou voleur d’enfants. On parle tous à des inconnus, que ce soit la caissière à l’épicerie ou aux parents d’un enfant jouant au parc en même temps que le nôtre.

• Allez au-delà de ses questions afin de cibler ses perceptions et ses émotions. Est-ce qu’il est inquiet? De quoi est-il inquiet exactement? Est-ce qu’il a peur?

• Faites attention de ne pas ridiculiser ou banaliser ce que votre enfant ressent. Débutez votre réponse par «je comprends que notre discussion peut te faire peur, c’est tout à fait normal, mais…» et rassurez-le.

• Retournez-lui la question, demandez-lui ce qu’il en pense.

• Écoutez-le, laissez-le parler sans tout commenter lorsqu’il ne vous pose pas de questions.

Ce que l’on veut, ce n’est pas apprendre la méfiance à nos enfants, mais la vigilance!

Le jeu: source de plaisir et d’apprentissage

On a parfois tendance à associer le jeu à une tonne de bébelles débordant du coffre à jouets. Pourtant, lorsqu’on observe un peu le comportement d’un enfant face à son espace de jeu, on se rend vite compte que le fouillis régnant dans sa salle de jeux n’est pas le résultat de plusieurs heures de plaisir avec cesdites bébelles. L’enfant a le réflexe de vider les boîtes, car devant l’abondance, il ne se retrouve plus et faire un choix lui est difficile. Il préfère davantage les contenants vides pour créer son propre jeu. C’est un peu comme un artiste peintre qui aurait le choix entre une toile dont les contours des images y sont déjà et une toile vierge ! 

À travers le jeu, l’enfant fait bien plus que du divertissement occupationnel. Grâce à ses cinq sens, il découvre, explore et apprend sur le monde qu’il l’entoure. L’enfant qui manipule un objet pour la première fois sans qu’on lui ait donné les instructions découvrira par essais et erreurs son fonctionnement, ce qui favorisera le développement de son autonomie et augmentera son estime de soi. 

Pensez aux bébés qui pèsent sur tous les boutons lorsque surgit un chien, qui les surprennent et provoquent la rigolade. Par la suite, ils vont continuer leur jeu afin de retrouver cet état de surprise. De plus, ce type de répétition (relation de cause à effet, association) dans un jeu permet à l’enfant de valider ses acquis et d’établir un schéma qu’il pourra transposer dans un autre contexte. Raison de plus pour laisser à nos enfants le temps de se familiariser avec un nouveau jouet avant de leur faire une démonstration ! 

Le jeu contribue au développement cognitif, langagier, social, moral, affectif et moteur. Le jeu ne doit pas être perçu comme une période de temps que l’on alloue aux enfants seulement lorsque nous sommes occupés à préparer le repas ou lorsqu’on a invité un de ses amis à la maison. Chez l’enfant, le jeu peut doit se vivre à différents moments de la journée et dans des contextes variés. 

L’enfant a le jeu dans le sang, alors laissez-lui quelques secondes sans distraction télévisuelle et il improvisera son propre jeu, selon ses intérêts et ce qui se trouve à sa portée. Les jeux non structurés (jeux libres) avec un ou plusieurs amis lui permettront aussi de socialiser, d’apprendre à gérer ses conflits ainsi que ses émotions. Pour se faire, il doit y avoir un adulte qui soutiendra et guidera le groupe dans ces apprentissages et dans la recherche de solutions, sans trop s’imposer.

De temps à autre, proposez-lui des jeux plus encadrés avec une consigne simple ou plusieurs selon l’âge de l’enfant. Il apprendra ainsi la notion de « chacun son tour », respecter une ou des consignes et augmenter peu à peu son niveau de concentration. De plus, il aura du plaisir à jouer avec vous et les autres membres de sa famille! 

On peut favoriser la communication et égayer les moments de routines et les déplacements en faisant de petits jeux. Par exemple ; des devinettes, des comptines avec des gestes, des grimaces, des jeux d’imitations et des livres « cherche et trouve ». 

Évidemment, l’enfant doit apprendre qu’il y a des moments pour jouer et d’autres où il faut être plus sérieux. Il ne faut pas, à mon avis, leur transmettre notre côté trop terre à terre, sérieux et probablement ennuyeux à leurs yeux, d’adultes pressés qui ont mis de côté la notion de plaisir. Nous devrions jouer et s’amuser nous aussi comme on le fait lorsque nous sommes en vacances ! 

Il ne s’agit pas d’être l’animateur de la vie de votre enfant, mais de garder en mémoire que le jeu peut se vivre de plusieurs façons, qu’il est essentiel au bon développement de votre enfant, qu’il favorise la communication et vous permet de passer du temps de qualité avec lui.

Quelques conseils pour favoriser l’autonomie, la créativité et le développement global de votre enfant:

* Éviter la pollution visuelle. Désencombrer les espaces de jeu. Il est préférable de proposer une variété de jouets et d’en mettre moins dans les boîtes. Par exemple, l’enfant n’a généralement pas besoin d’une boîte gigantesque de blocs, alors on peut en laisser dans une armoire pour les journées où il en aurait besoin davantage.

* Favoriser les contenants transparents afin que l’enfant voie le contenu. 

* Créer une mise en scène. Par exemple, placer les poupées et les toutous de façon à ce qu’ils aient chacun leur espace. Pourquoi ne pas les placer assis, avec une petite tasse devant eux ou encore couchés les uns à côté des autres ? C’est beaucoup plus inspirant pour l’enfant que de devoir vider le coffre au complet pour trouver la poupée souhaitée et la robe. Les animaux peuvent être accrochés aux parois de la boîte, ainsi l’enfant les voit au premier coup d’œil. 

* Ajouter des objets recyclés (vides et bien lavés). Par exemple ; une bouteille de shampoing ou de savon à lessive, une boîte de céréales ou un contenant de lingettes humides. 

* On peut créer des coins de jeux comme à la garderie. Il y a le coin symbolique (faire-semblant) où l’on peut retrouver la cuisinière et les accessoires, la trousse de docteur, trousse de coiffure, les déguisements, les poupées et les toutous. Il y a le coin blocs où l’on peut retrouver évidemment des blocs, mais aussi des voitures, des petits personnages, un établi et des outils. Il y a aussi le coin jeux de table, bricolages et dessin ainsi que le coin livres. Je vous suggère aussi d’avoir un espace pour les jouets musicaux. 

* Idéalement, avoir un espace de jeux où tout se déplace facilement est pratique lorsque la température à l’extérieur ne nous permet pas de sortir et que notre enfant a besoin de bouger et de se défouler ! 

* Le jeu, ce n’est pas que dans la maison ! On profite de l’extérieur pour se défouler et contribuer au développement psychomoteur de notre enfant. 

* Assurez-vous que les jouets à sa portée, utilisés sans une étroite surveillance soient sécuritaires. Pour se faire, vérifier la solidité des matériaux. Est-ce que les petites pièces des voitures ou les yeux des poupées risquent de se détacher ? Petit truc en ce qui a trait à la grosseur des objets et au risque d’étouffement. Si votre jouet peut passer à travers le trou d’un rouleau de papier de toilette, votre enfant de moins de trois ans, ou plus s’il a tendance à mettre les jouets dans sa bouche, ne doit pas jouer avec sans votre surveillance.

Garderie: l’importance de la relation parent-éducatrice

Un des aspects les plus importants de ma profession d’éducatrice, outre prendre soin de mes petits trésors au quotidien est de communiquer avec leurs parents. Au fil des années, j’ai observé et constaté la grande importance d’une bonne relation entre les éducatrices et les parents. Je suis éducatrice depuis plus de 10 ans, mais aussi maman de deux enfants, alors je comprends la réalité de ses deux métiers, car il ne faut pas se méprendre, être parent est un boulot à temps plein, même lorsque nos Bouts de choux sont à la garderie. 

C’est pour cette raison que j’ai envie de vous expliquer pourquoi, à mon avis, il est essentiel d’établir et maintenir une bonne relation avec les éducatrices de votre enfant ainsi que quelques conseils pouvant vous être utiles.

Je tiens à préciser que j’ai privilégié le mot «éducatrices» à éducateurs tout au long de ce billet, car les hommes exerçant ce métier sont très peu nombreux dans les garderies. 

Pourquoi faut-il établir une bonne relation parents-éducatrices ?

* Pour le bien-être de votre enfant. Tout comme vous, nous voulons lui offrir ce qu’il y a de mieux pour faire de son quotidien un moment agréable, harmonieux et stimulant au sein de cette mini-société où il y a plus d’enfants que d’adultes! 

* Pour faciliter l’observation, la compréhension et les interventions de l’éducatrice. Ce que vous nous dites nous aide à mieux comprendre certaines réactions de votre enfant et oriente parfois notre observation vers des éléments précis. Votre enfant est unique et nous voulons personnaliser notre approche à son égard en fonction de sa réalité. 

* Pour recevoir des informations sur votre enfant dans un contexte différent de la maison, échanger sur son développement ainsi que recevoir de petits trucs et conseils si tel est votre désir. 

* Pour permettre à l’éducatrice d’en savoir davantage sur la vie de votre enfant au sein de sa famille. De plus, elle pourra utiliser certaines informations pour entrer en relation avec lui ou encore, lui proposer de nouvelles activités en fonction de ses intérêts. 

* Votre enfant a confiance en vous, vous écoute et est sensible à votre non verbal. Vous êtes son modèle pour valider s’il doit ou non faire confiance aux gens qui s’en occupent en votre absence. Si votre enfant perçoit que son parent apprécie son éducatrice, il se sentira en sécurité ce qui lui permettra d’établir à son tour une relation harmonieuse avec elle. 

* Qui dit bonne relation, dit aussi bonne communication. Certaines informations sont importantes afin d’assurer le bien-être physique et psychologique optimal de votre enfant. Nous aimons être informé que votre enfant a mal dormi et la raison, qu’il a mal quelque part, qu’il a pris un médicament et à quelle heure (afin d’éviter une surdose d’acétaminophène par exemple), qu’il vit un deuil, que ses parents se séparent ou qu’un de ses parents est absent pour quelques jours. Bref, tout ce qui peut affecter sa santé physique et psychologique afin que l’éducatrice puisse adapter ses interventions afin de répondre adéquatement à ses nouveaux besoins. De plus, elle sera en mesure de mieux comprendre son changement de comportement et lui apporter l’aide et le soutien dont il a besoin.

Quelques conseils pour entretenir une bonne relation avec les éducatrices de votre enfant

· Percevoir l’éducatrice comme une alliée dans le développement de votre enfant.

· Comme dans toute relation saine, le respect et la politesse sont essentiels. Prendre le temps de saluer, échanger quelques mots au sujet de votre enfant et dire au revoir. Encourager aussi votre enfant à dire «bonjour» et «bye bye» en regardant son éducatrice.

· Reconnaitre quand c’est le bon moment pour aborder certains sujets qui requièrent plus de temps. Il faut se rappeler que tout en discutant avec vous, elle observe les enfants et intervient lorsque nécessaire, donc les conversations sont généralement courtes et il se peut qu’elles soient interrompues en raison d’une intervention ou de l’arrivée d’un autre parent. La communication quotidienne se fait naturellement lors de l’arrivée et du départ de votre enfant dans le «cadre de porte» et via son agenda. Vous pouvez aussi demander à l’éducatrice s’il serait possible d’avoir une rencontre privée avec elle si nécessaire. 

· Lorsque vous avez une interrogation ou un inconfort quelconque, n’attendez pas et discutez avec elle afin d’éviter tout malheureux malentendu.

· Répondre aux demandes relatives à votre enfant comme amener des couches, des lingettes ou des vêtements de rechange.

· Avoir confiance aux éducatrices qui prennent soin de votre enfant. L’enfant le ressent et ça le sécurise!

La parole est à vous chers parents

Avez-vous une belle relation avec les éducatrices de votre enfant? 

Est-ce que la communication se fait aisément ?

10 trucs sans bruit pour éviter l’hystérie parentale

Je me souviens que mes deux filles, vers l’âge de deux ou trois ans, ont eu une phase d’opposition concernant l’heure du coucher. Malgré une fatigue très présente, elles refusaient de rester couchées. J’étais déterminée à maintenir mon intervention et les ramener au lit, comme le faisait Supernanny à la télé, sauf que contrairement à cette spécialiste de l’enfance connue des parents en raison de ses émissions à la télé, il s’agissait de mon enfant et du fait qu’il n’y avait pas de caméraman pour faire du montage!

Pour ma plus vieille, ça m’a pris une semaine avant que l’heure du coucher soit plus facile. Le premier soir, j’ai dû rester près de sa porte trois heures et la ramener très souvent dans son lit. Le deuxième soir, environ deux heures. Puis, de jour en jour, le temps a diminué.

J’ai développé lors de cette semaine des trucs qui m’ont aidée avec mon autre fille et qui me servent maintenant dans diverses situations pour m’aider à garder mon calme et donner l’illusion à mes enfants que leurs crises ou leur harcèlement ne m’affectent pas…. Entre vous et moi, c’est un véritable jeu d’actrice! Voici 10 suggestions pour vous occuper l’esprit afin de garder cet air quasi zen devant la marmaille en furie.

1- Lire

Que ce soit le journal, un magazine, un livre, l’important c’est que vous ayez l’air absorbé par votre lecture. Si vous utilisez la technologie lors de la période du coucher, faites-le à l’extérieur de sa chambre, évitez que l’enfant voit l’écran afin de ne pas le stimuler davantage et diminuer au minimum la luminosité de l’écran.

2- Écouter de la musique avec ses écouteurs.

Choisissez une musique adaptée à l’état d’esprit approprié du moment. Si c’est pour le coucher des enfants, optez pour une musique de relaxation qui vous aidera à ralentir votre respiration, ce qui servira de modèle à votre enfant.

3- Visualisation

Fermez les yeux et imaginez-vous dans une situation rêvée. Revivez un souvenir marquant et heureux de votre vie ou encore, inventez-le. Si le bruit de votre enfant en crise vous empêche de vous concentrer, intégrez le bruit à votre «histoire» dans un autre contexte. Si dans votre petit film, les paroles de votre petit qui essaient de se garder réveillé deviennent celles d’un petit gamin qui parle à des canards pataugeant dans la mare, ce sera plus agréable.

Le but c’est de rester calme, car à part dire plusieurs fois à votre enfant «chut, c’est dodo», on est démuni face à sa détermination. Si on insiste trop, on lui donne de l’attention négative de notre part.

4- Écrire

Dans mon cas, l’écriture m’aide à faire le vide de mes frustrations, de mes angoisses et de mes peurs. Elle me permet de me recentrer et de me trouver de nouveaux objectifs à court, à moyen et à long terme. Les «to-do lists» demandent peu de concentration, alors elles sont parfaites pour focaliser sur autre chose que le sentiment de frustration et d’impatience qui grimpe en flèche.

5- Dessiner, colorier

Pourquoi ne pas faire un mandala? Il existe plusieurs sites web qui en proposent: visitez un moteur de recherche. Si vous développez une passion pour ces coloriages, il y a des livres de mandalas en librairie.

6- S’automasser

Que ce soit les mains, les pieds, le cou, la tête ou les jambes, vous détendrez votre corps et votre attention se portera sur vous et non sur la situation qui vous impatiente.

7- Renforcez et étirez vos muscles

Étirements, push-ups, redressements assis, yoga…

8- Boire ou mâcher de la gomme

9- Faire des mots croisés, des sudokus

10- Tâches ménagères

Évidemment dans un contexte hors de la période du dodo.

À retenir

N’oubliez pas que vos consignes se doivent d’être claires, concises et cohérentes, que ces trucs sont là pour porter votre attention sur autre chose afin d’éviter de perdre patience, mais en aucun cas, vous ne devez réellement ignorer votre enfant. Afin de veiller à sa santé et à sa sécurité, vous devez être capable de l’entendre et ou le voir du coin de l’œil.

La respiration profonde est la clé de la zénitude.

Se rappeler pourquoi on intervient: parce que nous aimons nos enfants et que ceux-ci ont besoin de limites claires. Ils se sentent encadrés, ce qui leur procure un sentiment de sécurité.

Si votre enfant à des tics moteurs, vous devez les ignorer en sa présence. Les tics ne se contrôlent pas, alors de le mentionnez fréquemment à son enfant risque d’augmenter son stress, d’augmenter du même coup, et d’affecter son estime personnelle. L’enfant vivra comme un échec son incapacité à contrôler l’incontrôlable. Par contre, discutez-en avec son pédiatre.

Votre nouvelle attitude pourrait passer pour du je-m’en-foutisme auprès de votre entourage, alors prenez le temps de leur expliquer ce que vous faites, sans que votre enfant n’entende.

Lorsque votre enfant est calme, mentionnez-lui que vous voyez qu’il est de nouveau calme, dites-lui «je t’aime», un petit câlin et hop, invitez-le à poursuivre les étapes du déroulement de la journée (jouer, laver ses mains, prendre son bain, s’habiller, dormir…)

Votre objectif est de rester en contrôle de vos émotions afin d’être un modèle pour votre enfant.

Et vous, quels sont vos trucs?

L’anxiété: 10 trucs pour l’amadouer

freepik.com

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, l’anxiété fait partie de ma vie, telle une ennemie qui me poursuit, guettant le moindre sujet à attaquer! J’ai appris au fil des années à la confronter au quotidien ou du moins, à la cibler avant de la maitriser. Il faut apprendre à vivre avec ses angoisses, à les amadouer, à les percevoir comme des alliées et non comme les ennemis à anéantir. Après tout, les symptômes de l’anxiété révèlent que quelque chose nous inquiète, alors au lieu d’ignorer, essayons de comprendre concrètement ce qui nous affecte.

Mes 10 trucs pour amadouer l’anxiété

1 – Écrire un journal

Écrire ce que l’on vit et ce que l’on ressent sans censure est libérateur. De plus, nos idées sont plus claires et nous sommes en mesure de cibler la ou les sources de notre anxiété.

2 – Bouger

Que ce soit un entrainement plus intensif, de la natation ou prendre une marche, l’important c’est de s’activer, de se défouler!

3 – Boire de l’eau

Je sais que ce truc peut paraitre absurde dans un contexte de réduction de l’anxiété, mais être bien hydraté permet de rester alerte et concentré. De plus, le fait d’arrêter ce que l’on fait pour boire crée une pause.

Il m’est arrivé quelquefois d’être au bord des larmes, à bout de nerfs, mais dans un endroit non approprié pour ouvrir les valves. Afin d’éviter un déluge embarrassant, je prenais un grand verre d’eau suivi d’une ou deux respirations profondes. Cela suffisait à retrouver un certain calme intérieur.

4 – Respirer

Respirer, on le fait sans cesse, mais le fait-on adéquatement ? Lorsque l’on est anxieux, notre respiration est rapide et peu profonde, ce qui ne permet pas de se détendre.

Je vous propose de faire une dizaine de respirations profondes, le matin et le soir, couchés sur le dos en inspirant 4 secondes, en retenant 4 secondes et en expirant 8 secondes. Les temps varient d’une documentation à l’autre. Lorsque j’étais à l’école primaire, nous faisions cette technique, le «4-4-8» après chaque retour de récréation, alors j’ai conservé ces temps, car ils sont ancrés dans ma tête.

5 – L’automassage

Que ce soit de se masser le cou, la tête, les bras, les jambes, les pieds ou le bas du dos, la détente est garantie. Prendre soin de soi, on peut le faire seule et sans dépenser un sou, alors pas d’excuse!

6 – Relaxation ou activités de détente

Que ce soit la méthode de Jacobson (principe de contraction et relâchement des muscles), la méditation, le yoga, la visualisation… L’important, c’est de se détendre réellement!

7 – À la recherche du bonheur

Avoir du plaisir chaque jour et dans toutes les sphères de sa vie, demande généralement une révision de notre façon de faire et de percevoir les évènements. Parfois, il ne suffit que d’un petit changement pour faire toute une différence.

Par exemple, il y a quelques mois, la préparation du dodo avec mes enfants était devenue un moment stressant, un passage obligé et désagréable. Ma fille nous disait qu’elle avait peur d’être seule et me retenait avec de longs câlins. Afin de la rassurer, je lui ai caressé le dos, tout simplement. Ce geste, ce petit massage express a été apprécié et réclamé les soirs suivants. Une nouvelle routine est née, celle du petit massage avant d’éteindre les lumières.

8 – Technique du 5-4-3-2-1

Cette technique est magique pour les gens souffrant d’insomnie. Couchez-vous dans votre lit, les lumières éteintes. Vous devez vous concentrer sur ce qui passe à l’extérieur de vous, ainsi vous éviterez de penser à vos soucis et de vous faire des scénarios dignes des films hollywoodiens!

Étape 1 : identifiez 5 choses que vous voyez en ajoutant un détail. Exemple: Je vois ma belle lampe de lecture.

Étape 2 : identifiez 5 choses que vous entendez. Exemple: J’entends une moto au loin.

Étape 3 : identifiez 5 choses que vous ressentez. Exemples: Je sens le poids de ma couverture sur mon gros orteil. Je sens la brise du ventilateur sur mon visage. Concentrez-vous sur la partie du corps que ça concerne et le ressenti doit être à l’extérieur de vous, sur votre peau.

Ces trois étapes se font en silence. Ensuite, vous recommencez, mais en identifiant 4 choses, puis 3, 2 et 1. Ce truc m’a été transmis par une psychologue et elle m’a dit qu’il serait surprenant que je me rende à 1. Effectivement, je m’endors à 4 ou à 3.

9 – Investir en nous

Lorsque l’on devient parent, on a tendance à faire les choses en fonction de ce que ça rapporte à notre petite famille et à s’oublier. Malgré notre statut de parent, nous restons un être à part entière, avec nos rêves, nos intérêts et nos ambitions.

Lorsque j’ai réalisé que je ne vivais que pour les autres, je me suis sentie vide et complètement démotivée. Je me suis alors demandé ce que j’aimais dans la vie, mis à part ma petite famille et quels étaient mes rêves. Par la suite, j’ai pris une décision qui implique maintenant un équilibre au sein de ma famille. J’offre à tous ce dont ils ont besoin et en retour, ils m’offrent le temps et le soutien dont j’ai besoin. Je propose désormais à mes enfants le modèle d’une maman accomplie.

10 – Accorder nos actions à nos valeurs

Selon moi, si notre façon de faire les choses ne correspond pas à qui l’on est réellement, nos valeurs, nos intérêts et nos ambitions, l’anxiété apparait. Elle s’installe à nos côtés, car on emprisonne ce qui nous habite pour ne laisser paraitre que ce que nous croyons que l’on attend de nous. Dans ce contexte, il est impossible d’être zen et d’avoir confiance en soi.

Et vous, quels sont vos trucs pour combattre l’anxiété ?

Sortie familiale: 3 questions à se poser avant le départ

Il y a de ça une éternité, bon j’exagère quelque peu, disons plus de six ans, quand je n’avais que ma petite personne à gérer, sortir était d’une grande simplicité. Je fouillais dans mon bordel à la recherche de mon sac à main, j’enfilais mes baskets, je prenais une veste, la sentais, si l’odeur me convenait, j’étais fin prête à quitter mon appartement.  Quand mon premier bébé s’est pointé le bout du nez, la simple sortie de l’hôpital m’a fait prendre conscience que désormais sortie familiale rimait avec déménagement effroyable. Blague à part, ne vous inquiétez pas, plus la marmaille vieillit, plus on retrouve l’usage de nos deux bras. Puis, ces enfants doivent aussi devenir autonomes et apprendre à gérer et à transporter leurs choses! J’ai maintenant acquis une certaine expertise côté planification et organisation avec un groupe d’enfants et je vous les partage avec joie, car contribuer au bonheur de votre famille me tient à cœur.

Premièrement, lorsque nous envisageons une sortie avec notre marmaille,  nous avons trois questions à nous poser afin de planifier efficacement.

1- Est-ce que cette sortie est adaptée pour nos enfants? Pensez à leur âge, à leur niveau de développement et à leurs besoins (physique, mais aussi psychologique), à leurs intérêts…

2- Où, quand, comment, pourquoi ? Où est la sortie, pourquoi fait-on cette sortie, quand, avec qui, quelle est la durée du trajet, de la sortie et comment on s’y rend ?

3- Est-ce que je dispose de toutes les informations relatives au site ?

Recueillir certaines informations de base sur l’endroit.

Est-ce qu’il y a un endroit prévu pour manger, pour pique-niquer?

Y’a-t-il possibilité d’acheter de la nourriture, quoi?

Est-ce que les toilettes sont facilement accessibles, nombreuses, intérieures ou chimiques?

Si vous avez un bébé, s’informer s’il y a une table à langer et un four micro-ondes.

Pour les activités sur l’eau, les gilets de sauvetage et les flotteurs sont-ils offerts, gratuitement, en location ou devez-vous les fournir?

Une fois que vous avez répondu à ces questions, vous pourrez vous faire une liste de choses à apporter pour être certain de ne rien oublier. Aussi, je vous suggère fortement d’avoir en tout temps votre sac à couches (associé à l’adresse : http://www.harmoniefamille.com/2014/06/le-sac-couches-ideal.html) ou sac à dos prêt pour les sorties imprévues.

Pour une sortie à l’extérieur, de quelques heures, prévoyez les items suivants :

  • Bouteille d’eau et collation
  • Crème solaire et insectifuge si nécessaire
  • Casquette ou chapeau et lunettes de soleil
  • Lingettes ou débarbouillettes mouillées dans un sac refermable
  • Petite trousse de premiers soins (pansements, lingettes désinfectantes, bénadryl..)
  • Vêtements de rechange pour tous

 Pour une sortie au resto ou chez des amis, il faut prévoir que les enfants ne trouvent pas les conversations d’adultes assez intéressantes pour rester assis sagement à les écouter raconter leur vie palpitante de grands, alors faut penser à leur divertissement!

Dans le sac à dos «spécial sortie» de notre enfant, on met des petits ou moyens objets, pas trop bruyants. Par exemple :

–       Crayons variés (bois, feutre, cire, encre) et des feuilles ou un livre à colorier (prévoir un par enfant, sinon risque de conflit et de cris dans le resto et ….On ne veut pas ça!

–       Livres éducatifs ou de jeux (ex : Où est Charlie, questions/réponses, blagues, devinette)

–       Livres de lecture

–       Figurines

–       Jeu de cartes

–       Jeu de laçage et d’enfilage

–       Petits jeux de voyage (Tic-Tac-Toe, serpents et échelles..)

–       Leap pad ou autre jeu électronique

–       Pour bébé : petits jeux qui vibrent ou qui émettent un léger son ou musique, hochets

Voici quelques conseils pour faciliter nos sorties familiales :

–       Garder à l’esprit que nos enfants ont aussi des besoins et qu’ils ne les expriment pas nécessairement avec des mots, faute de savoir parler ou encore, n’en étant pas pleinement conscient. Un enfant turbulent ou amorphe peut tout simplement avoir faim, avoir soif, être fatigué, etc.

–     Mentionner à nos enfants les détails de la sortie, nos attentes et nos consignes. Elles doivent être claires, courtes, peu nombreuses et idéalement, positives. Par exemple : «Au resto, on doit marcher» et non : «Au resto, on ne court pas».

–       Envoyer nos enfants aux toilettes avant le départ et à l’arrivée. Vérifier la couche de bébé aux mêmes moments.

–       Appliquer la crème solaire et l’insectifuge, s’il y a lieu, avant le départ.

–    Avoir des vêtements et des chaussures/sandales confortables et adaptés à la météo. Regarder les prévisions météo avant le départ.

–    Pour les longs trajets en voiture ou encore pour les longues files d’attente, voici quelques sites intéressants à consulter :

Naître et grandir

Maman pour la vie

–    Toujours avoir avec soi les cartes d’assurance maladie de tous les membres de la famille, en cas d’urgence

–       En tout temps, veiller à la santé et sécurité de nos enfants

–    Accepter que le déroulement de la sortie ne se passe pas comme nous l’avions imaginer. Si ça ne fonctionne pas, on quitte tout simplement en se disant que c’est normal, qu’être parent demande de s’adapter aux besoins de ses enfants!

Voilà, j’espère que ces quelques conseils vous aideront à vivre de belles sorties familiales.

Quels sont vos trucs lors des sorties ?