Halloween : Manger et boire, en toute laideur!

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L’Halloween est une fête originale et fort attendue des enfants, mais aussi des plus grands! Elle permet à tous de la souligner, de différentes façons, avec plaisir et créativité. Pour certains, ce qui n’est vraiment pas mon cas, ressentir la peur est une activité très agréable! En ce qui me concerne, me gaver de barres chocolatées et de friandises, ÇA c’est plaisant!!!


Quel maquillage désirez-vous, Mme La Sorcière?

Avec les bonnes techniques, dotés ou pas d’un talent naturel pour le dessin, vous réussirez à obtenir un «Wow, maman c’est super beau. T’es trop cool! Je t’aime, merciii!!! », de vos petits chéris et un « Wow, t’es vraiment bonne! », de vos amis. Je parle ici par expérience, étant dépourvue de doigts de fée et d’un compas dans l’oeil,  requis pour créer des chefs d’oeuvre sur papier ou sur la peau.

C’est grâce au livre Merveilleux Maquillages (Éditions Scholastic) que mes filles ont reçu en cadeau que j’ai pu développer un minimum de confiance en moi à ce qui concerne les maquillages pour enfants, en plus de rendre les miens heureux et fiers de leur mère!

 

Désirez-vous boire un peu de mon sang, Dracula?

Servir à vos petits et grands invités de jolis ou dégoûtants breuvages, vous permettra de donner le ton à votre fête, en plus de les désaltérer!


*Ricardo nous propose, sur son site web, un lait au chocolat blanc, surnommé pour l’occasion Bave de crapaud.

*La compagnie Épicure nous propose un punch épicé, aussi bon chaud que froid, sur son site web: Potion de sorcières pour l’Halloween.


*Le site 1001 cocktails nous propose le drinkCerveau (Bloody Brain). Il ne semble pas appétissant du tout, mais comme on nous répète depuis notre enfance : « Il ne faut pas se fier aux apparences! »

Vous avez une faim d’ogre, M. L’Ogre?

Il est clair que bouffe et Halloween ne donnent pas nécessairement un résultat des plus appétissants…

*Sur le Blogue de Bob Le Chef, Mathilde Pigeon propose tout un menu dégueu pour les yeux, mais peut-être délicieux pour nos papilles (qui sait…?), déniché ici et là sur la toile, avec ses 20 suggestions de recettes pour ton party d’Halloween.

*Heureusement, le site PtitChef vient à la rescousse de nos petits mousses effrayés devant la laideur du côté obscur de cette fête avec ses 20 recettes monstrueusement bonnes.

*Pour un lunch santé, mais effrayant, Geneviève O’Gleman a concocté un menu spécial : Un lunch effrayant pour l’Halloween

 

Joyeuse Halloween et bon appétit !!!

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Miroir, miroir… clique j’aime et commente son corps

Il y a quelques mois déjà, je naviguais sur le célèbre réseau social Facebook et mon regard s’est posé sur le commentaire d’une mère, sur un forum quelconque pour les parents, dont à mon avis il y en a beaucoup trop sur Facebook. Ceux-ci ne font malheureusement pas toujours ressortir les qualités parentales de tous !

Une mère écrivait que son garçon d’environ 7 ou 8 ans se trouvait laid et a eu l’idée de publier une photo de lui en demandant la collaboration des autres parents pour lui écrire combien ils le trouvaient joli, et que par la suite elle lui lirait les commentaires.

Là, mon coeur s’est arrêté de battre, mes yeux sont sortis de leurs orbites, tel Jean-Luc Mongrain en état de crise d’indignation, en regardant directement la caméra ! Quoi ? Pardon, est-ce une blague madame ? Dites-moi que ce que je lis est une mauvaise blague, s’il-vous-plaît !

Malheureusement, cette mère était très sérieuse !

J’ai envie de laisser aller ma révolte et mon découragement face à notre société et son immense besoin de se percevoir à travers autrui en utilisant les Facebook, Twitter et Instagram !

Certaines personnes publient mille et une photos d’eux-mêmes et de leurs enfants, attendant impatiemment que leurs proches leur disent combien ils ont la famille la plus belle et la plus mignonne qui soit. Parfois, nous avons même droit à un selfie de madame en maillot, en faisant une moue se voulant sexy, dans le but de se faire dire des commentaires remplis d’éloges sur sa silhouette. Les hommes ne sont pas en reste avec leurs photos de nombril au vent, ou encore avec les muscles mis en évidence.

Cette maladie du miroir social m’inquiète au plus haut point quand il s’agit du modèle que certains inculquent à leur progéniture. Tu doutes de toi-même, de ton image, ce que tu vaux. Rien de mieux, de plus facile que de consulter la communauté virtuelle qui est reconnue pour son authenticité et son opinion de bon goût !

Au lieu de montrer à nos enfants à se percevoir selon l’opinion des autres, demandez-leur ce qu’ils aiment chez eux, physiquement, mais aussi et surtout dans leur personnalité, leurs qualités. C’est normal de ne pas aimer certaines parties de notre corps ou encore un trait de notre personnalité. Il ne faut pas nier ce que nos enfants ressentent, mais les écouter, les aider à s’accepter et à dédramatiser.

Il faut leur apprendre à miser, à se concentrer, sur leurs points forts. Apprenez-leur à s’aimer à travers leur propre miroir, leurs propres yeux, et à développer leur estime de soi pour la belle personne qu’ils sont à l’intérieur et à l’extérieur.

Soyez un modèle pour eux, regardez-vous dans le miroir avec un sourire, pas avec le regard d’un inspecteur à la recherche du bourrelet en trop ou grimaçant devant les vergetures sillonnant vos cuisses.

Même chose pour les étrangers, jetez aux ordures votre analyste corporel qui a tendance à dire tout haut ce qu’il devrait garder pour lui :«Ouach, as-tu vu la madame qui a des bourrelets au genou», ou encore «il est donc ben laid, lui, avec ses bas blancs et ses oreilles de Dumbo».

Pour aider nos enfants à s’aimer, il faut tout d’abord s’aimer soi-même !

Bonne réflexion !

Lettre au Père Noël

Cher Père Noël,

J’ai 32 ans et je n’ai jamais cru en toi. Ce n’est pas par choix ou en raison de ma grande maturité lorsque je mesurais trois pommes, mais tout simplement la vie et mon rang au sein de ma famille. Être la petite dernière d’une famille de quatre occasionne parfois un éveil plus tôt de la réalité, généralement dénudée de cette petite touche de magie.

Père Noël, ne crois pas que j’étais malheureuse de la situation. Bien au contraire, je me sentais la détentrice de la vérité et je ne me gênais pas pour répandre cette triste nouvelle aux enfants de ma classe. Je me souviens qu’en première année, la majorité des enfants ne croyaient plus en toi. Ceux qui y croyaient étaient la cible de moqueries.

Que s’est-il passé pour que les jeunes d’aujourd’hui croient en toi si fermement ?

Est-ce que leurs parents encouragent plus intensément et plus longuement la féérie de Noël que ceux de l’époque ?

J’éprouve un inconfort à inventer des réponses aux questions de ma grande fille d’âge scolaire qui depuis quelques années déjà semblent avoir des doutes à ton sujet. Elle semble avoir noté quelques incohérences, mais semble tenir à vous. C’est pour cette raison que je continue de garder ton secret sur ta non-existence, afin de préserver son besoin de croire à la magie. Je dois aussi vous avouer que je le fais pour sa petite soeur qui mérite elle aussi de croire à l’irréelle encore quelque temps.

La magie de Noël, ce n’est pas le nombre de cadeaux emballés impeccablement sous un arbre aux mille bougies. Ce n’est pas non plus la visite des lutins toutes les nuits avant Noël. Ce n’est pas la rencontre d’un père Noël louche dans un centre d’achat hyper bondé où notre enfant doit attendre patiemment que ce soit son tour!

La magie de Noël, c’est difficile à expliquer. C’est comme l’amour, ça ne s’explique pas. Ça se vit agréablement. Ça se voit dans les yeux brillants des tout-petits et des grands!

Pour conclure, mes filles et moi avons composé un petit poème qui résume notre vision de cette célébration.

Noël

La magie de Noël

C’est bien plus que des bébelles

Il y a le calendrier de l’avent

Qui au retour de l’école

Dissipe presque tous mes tourments

Tout en étant amusant

Il y a les lutins coquins

Mais jugés trop mesquins

Papa et maman les refusent en vain.

Je ne peux ignorer notre immense sapin

Dont les nombreuses boules font japper notre chien

Nous dégustons beaucoup de tourtières

En plus des nombreux desserts

Les petites pestes de Noël: 10 raisons d’empêcher ces lutins d’entrer

Depuis quelques années, dès le 1er décembre, je vois déferler dans mon fil d’actualité Facebook des photos et des statuts de parents surexcités. Ils sont dans cet état, car ils ont consacré des heures après le coucher des enfants à mettre sur pied un scénario de série B, mettant en vedette de petits lutins farceurs.

Je m’interroge beaucoup sur cette pratique à la mode qui semble devenir, à mon grand désarroi, une tradition de Noël. Voici 10 raisons pour lesquelles je refuse qu’ils visitent ma demeure, et ce avec un brin d’exagération!

1- Suis-je la seule qui a peur d’eux ? Ils pourraient remplacer Chucky sans problème! On dirait des petits diables, on est loin de l’idée que je me fais de la magie de Noël. Zut, je viens peut-être d’inspirer un scénariste de film d’horreur!

2- Je m’inquiète des enfants anxieux qui ont déjà de la difficulté à s’endormir et qui doivent se coucher en sachant qu’il y aura peut-être des lutins qui feront des mauvais coups dans leur maison pendant la nuit. Toute cette action nocturne à l’insu de leurs parents qui sont censés être là et veiller sur eux. S’ils ne se rendent même pas compte que des petits êtres verts affreux foutent le bordel dans la maison, quel message envoient-ils à leur progéniture?

3- Le parent invente un mauvais coup, fait la mise en place et prend mille et une photos. Ensuite, une fois que l’enfant a constaté cette blague, à mon avis douteuse, il doit tout ramasser. Le parent bien évidemment, pas l’enfant, à moins d’être complètement cinglé! Pourquoi se donner autant de trouble ?

4- Quel exemple ces lutins donnent-ils à vos enfants ? Si vos enfants déroulent tous vos rouleaux de papier de toilette, en font des banderoles dans votre salon et recouvrent le plancher de la cuisine de farine, est-ce que vous allez rire aux éclats et tout ramasser en chantonnant au réveil ? Honnêtement, je me transformerais en Hulk et exigerait illico que mes enfants ramassent tout ce fouillis.

5- Si les réseaux sociaux n’étaient pas là, est-ce que les parents se donneraient tout ce trouble pour créer des scénarios de plus en plus grandioses ? On dirait un concours du parent le plus original, hot et dévoué pour son enfant. Selon moi, s’il y a seulement vos enfants qui sont témoins des blagues des lutins, ces derniers ne viendraient pas si souvent ou peut-être pas du tout.

6- Ces lutins ne sont pas gratuits et en plus, leurs mauvais coups entrainent parfois un gaspillage de certaines ressources qui elles non plus ne sont pas gratuites!

7- Ces lutins augmentent l’excitation des enfants en cette période de fébrilité d’avant Noël et votre niveau de patience diminue fort probablement de jour en jour! Je ne suis pas météorologue, mais je prévois de fortes rafales de crises de nerfs et d’abondantes précipitations de «va réfléchir dans ta chambre».

8- Le temps de préparation pour ces petits tours éphémères pourrait être utilisé pour créer quelque chose de concret et durable pour votre enfant. Par exemple, inventez-lui une histoire de Noël, un poème ou une chanson. Tricotez-lui un foulard ou faites-lui un beau dessin qu’il pourra accrocher dans sa chambre.

9- Quand mes enfants sont couchés, je prends du temps pour moi et pour mon couple, car c’est important de recharger ses batteries, surtout avant le marathon des partys et des heures de sommeil supprimées!

10- La magie de Noël réside à mon avis dans la simplicité. Si vous désirez surprendre vos enfants au réveil, faites-le avec l’odeur des crêpes qui embaument la maison, leur chanson de Noël préférée ou encore, une petite invitation pour faire avec vous un bonhomme de neige ou une balade après le repas.

Évidemment, ce n’est que ma vision de ce phénomène et je respecte les parents qui s’amusent avec cette chasse aux lutins. Je vous donne le droit de dire que je suis beaucoup trop peureuse pour mon âge et que je suis légèrement paresseuse! 🙂

Rose, bien plus qu’une couleur

Il y a quelques semaines, je m’imaginais via une lettre virtuelle que ma fille de 7 ans était rendue une adolescente et que je lui confiais une parcelle de vie vécue par son père et moi avant son apparition sur cette planète. J’étais loin de me douter que quelques semaines plus tard, ma grande et moi serions assises sur son lit à regarder son album de naissance et qu’elle allait me poser la question suivante: «maman, pourquoi dans mon long nom, il y a Rose?». Ma première réaction fut de paniquer à l’intérieur et de répondre machinalement «je t’expliquerai quand tu seras plus grande». Elle m’a demandé de lui dire maintenant, de ne pas attendre. J’ai su à cet instant que je me devais de tout lui expliquer, car elle risquait de s’imaginer mille et un scénarios dramatiques qu’elle viendrait me présenter à tout instant.

En quelques secondes, mes émotions et mes valeurs ont pris place au conseil des affaires familiales gérées par une zone de mon cerveau en effervescence et ont statué sur les mots et le ton à utiliser. Je lui ai expliqué que quelques mois avant sa venue, il y avait eu Rose qui avait séjourné 24 semaines dans mon ventre. Elle était décédée à cause d’une maladie qui ne lui aurait pas permis de vivre sans moi, la triploïdie 69. J’ai été à l’hôpital et j’ai accouché de ce petit être. À ce moment-là, une infirmière m’a dit que l’on se reverrait dans un an pour mettre au monde un bébé en santé. Elle avait raison, un an et un jour plus tard, naissait ma grande fille. Elle m’a demandé de voir les photos de Rose et je lui ai dit que ce n’était pas le moment. Elle ne ressemblait pas à un petit bébé comme les autres et que je préférais attendre qu’elle soit plus vieille. Heureusement, elle n’a pas insisté.

Le lendemain, ma fille est venue me voir avec un collage à la main. Lorsque j’ai lu ce qui était écrit en lettres autocollantes, l’émotion m’a envahie. Sur son collage, elle y avait inscrit Rose 0 ainsi que le nom de sa soeur et le sien avec leur âge à côté. De temps à autre, elle me parle de Rose et me dit qu’elle en a parlé avec ses amis et sa professeure. Je respecte son besoin d’en parler, mais je lui ai demandé de ne pas en parler devant sa soeur de 4 ans, car je ne crois pas qu’elle comprendrait la situation. Malgré tout, je sais que c’est une question de temps avant que ma grande en discute avec sa soeur, alors quand ma plus jeune viendra me voir, je convoquerai à nouveau mes émotions et mes valeurs à une réunion extraordinaire et improviserai une réponse selon l’ambiance du moment.

Depuis ce jour où j’ai mis au monde cet être sans vie ressemblant à un magnifique petit Alien, j’ai su qu’un jour viendrait où je devrais en discuter avec mes enfants. Après tout, ce n’est pas un secret, seulement un évènement troublant et triste, malheureusement fréquent. On aimerait protéger nos enfants de cette triste réalité que la vie n’est pas éternelle et qu’elle peut se terminer rapidement, sans qu’on y soit préparé. Malheureusement, on ne peut les y soustraire, alors vaut mieux jouer franc jeu, mais en portant une grande attention aux mots que l’on utilise en fonction de l’âge de notre enfant.

Cette discussion était étonnamment agréable, malgré l’émotion qui régnait dans la chambre. J’avais à mes côtés ma fille qui par ses questions et ses réactions me démontrait à quel point elle était intelligente et empathique. Je ne regrette pas mon élan de spontanéité, il m’aura permis de constater à quel point mon enfant vieillit  et est doté d’une magnifique sensibilité.

Toujours et jamais, ces adverbes extrémistes

Depuis quelque temps, je remarque que mes enfants utilisent de tout-petits mots qui résonnent à mes oreilles avec la délicatesse d’un bulldozer. Lorsqu’ils s’expriment, ils y vont dans les extrêmes, sans nuance ni retenue. À partir du moment que ces paroles extrémistes et agaçantes ont été une révélation pour moi, mes oreilles ont été à l’affût de ces paroles sans appel ni retour. Malheureusement, le constat fut prévisible, la majorité des êtres humains les utiles avec aisance et à toutes les sauces.

Nous avons tendance à les utiliser autant dans les critiques que dans les généralités de la vie courante.

Je ne serai jamais capable…

Tu es toujours en retard.

Il fait toujours froid.

Nous n’aurons jamais des bonnes notes .

Vous ne serez jamais capable de respecter les consignes.

Ils se moquent toujours de moi.

Ces petits mots qui nous viennent si rapidement en bouche ont une énorme portée négative sur nos perceptions et celles d’autrui. Elles créent une ambiance lourde où aucun espoir n’est permis. Ils ajoutent du mordant à nos critiques reproches.

Une personne qui a de la difficulté à s’organiser et qui depuis son plus jeune âge se fait dire qu’il est toujours en retard finira par assimiler qu’être retardataire est un trait de sa personnalité qu’il ne peut pas changer.

Une personne qui utilise ses mots en lien avec la météo sera probablement dépressive à longueur d’année. Pourquoi planifier des vacances, il mouille toujours, peu importe où je vais? 

Un enfant qui se fait dire régulièrement par son parent exaspéré «tu ne m’écoutes jamais» aura peut-être inconsciemment ou non le réflexe de ne plus écouter attentivement, car peu importe, l’idée de son parent est déjà faite à son sujet. En plus, il risque de vivre de la frustration ou de l’angoisse en sa présence.

Que ces extrêmes soient utilisés de vive voix, en sous-entendu ou encore en musique d’ambiance dans votre tête, sachez les repérer et les modifier. Il y a une expression qui dit que l’on doit tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler et je crois que prendre quelques secondes supplémentaires avant d’exprimer ce que l’on ressent à autrui nous permettra de faire un choix de mot plus nuancé.

Lorsque je dis «modifier», je ne fais pas seulement référence au vocabulaire, mais aussi à notre perception des choses, des évènements, des situations, d’autrui et autres. Depuis quelques années, j’essaie de voir une même situation sous divers angles et je dois avouer que parfois, mon opinion change naturellement, tout comme les émotions plus négatives comme la jalousie, la frustration et l’angoisse.

Pour aider nos enfants à nuancer leurs propos et à être plus ouverts d’esprit, il faut tout simplement commencer par changer notre propre façon de communiquer, de percevoir notre environnement et la vie en générale. On peut aussi aider notre enfant à voir l’autre côté de la médaille à l’aide de questions qui l’amèneront à pousser plus loin sa réflexion. On peut aussi utiliser l’humour pour mettre en évidence sa perception fataliste. Par exemple, si votre enfant bougonne devant la fenêtre en vous disant «c’est vraiment plate, je ne peux jamais jouer dehors, car il pleut toujours», vous pouvez lui dire avec un petit air rieur «ah oui, il pleut tous les jours depuis un mois ?».

Toujours et jamais, deux adverbes que l’on peut doit mettre de côté sauf en situation de réel drame, de situation fatale.

10 trucs sans bruit pour éviter l’hystérie parentale

Je me souviens que mes deux filles, vers l’âge de deux ou trois ans, ont eu une phase d’opposition concernant l’heure du coucher. Malgré une fatigue très présente, elles refusaient de rester couchées. J’étais déterminée à maintenir mon intervention et les ramener au lit, comme le faisait Supernanny à la télé, sauf que contrairement à cette spécialiste de l’enfance connue des parents en raison de ses émissions à la télé, il s’agissait de mon enfant et du fait qu’il n’y avait pas de caméraman pour faire du montage!

Pour ma plus vieille, ça m’a pris une semaine avant que l’heure du coucher soit plus facile. Le premier soir, j’ai dû rester près de sa porte trois heures et la ramener très souvent dans son lit. Le deuxième soir, environ deux heures. Puis, de jour en jour, le temps a diminué.

J’ai développé lors de cette semaine des trucs qui m’ont aidée avec mon autre fille et qui me servent maintenant dans diverses situations pour m’aider à garder mon calme et donner l’illusion à mes enfants que leurs crises ou leur harcèlement ne m’affectent pas…. Entre vous et moi, c’est un véritable jeu d’actrice! Voici 10 suggestions pour vous occuper l’esprit afin de garder cet air quasi zen devant la marmaille en furie.

1- Lire

Que ce soit le journal, un magazine, un livre, l’important c’est que vous ayez l’air absorbé par votre lecture. Si vous utilisez la technologie lors de la période du coucher, faites-le à l’extérieur de sa chambre, évitez que l’enfant voit l’écran afin de ne pas le stimuler davantage et diminuer au minimum la luminosité de l’écran.

2- Écouter de la musique avec ses écouteurs.

Choisissez une musique adaptée à l’état d’esprit approprié du moment. Si c’est pour le coucher des enfants, optez pour une musique de relaxation qui vous aidera à ralentir votre respiration, ce qui servira de modèle à votre enfant.

3- Visualisation

Fermez les yeux et imaginez-vous dans une situation rêvée. Revivez un souvenir marquant et heureux de votre vie ou encore, inventez-le. Si le bruit de votre enfant en crise vous empêche de vous concentrer, intégrez le bruit à votre «histoire» dans un autre contexte. Si dans votre petit film, les paroles de votre petit qui essaient de se garder réveillé deviennent celles d’un petit gamin qui parle à des canards pataugeant dans la mare, ce sera plus agréable.

Le but c’est de rester calme, car à part dire plusieurs fois à votre enfant «chut, c’est dodo», on est démuni face à sa détermination. Si on insiste trop, on lui donne de l’attention négative de notre part.

4- Écrire

Dans mon cas, l’écriture m’aide à faire le vide de mes frustrations, de mes angoisses et de mes peurs. Elle me permet de me recentrer et de me trouver de nouveaux objectifs à court, à moyen et à long terme. Les «to-do lists» demandent peu de concentration, alors elles sont parfaites pour focaliser sur autre chose que le sentiment de frustration et d’impatience qui grimpe en flèche.

5- Dessiner, colorier

Pourquoi ne pas faire un mandala? Il existe plusieurs sites web qui en proposent: visitez un moteur de recherche. Si vous développez une passion pour ces coloriages, il y a des livres de mandalas en librairie.

6- S’automasser

Que ce soit les mains, les pieds, le cou, la tête ou les jambes, vous détendrez votre corps et votre attention se portera sur vous et non sur la situation qui vous impatiente.

7- Renforcez et étirez vos muscles

Étirements, push-ups, redressements assis, yoga…

8- Boire ou mâcher de la gomme

9- Faire des mots croisés, des sudokus

10- Tâches ménagères

Évidemment dans un contexte hors de la période du dodo.

À retenir

N’oubliez pas que vos consignes se doivent d’être claires, concises et cohérentes, que ces trucs sont là pour porter votre attention sur autre chose afin d’éviter de perdre patience, mais en aucun cas, vous ne devez réellement ignorer votre enfant. Afin de veiller à sa santé et à sa sécurité, vous devez être capable de l’entendre et ou le voir du coin de l’œil.

La respiration profonde est la clé de la zénitude.

Se rappeler pourquoi on intervient: parce que nous aimons nos enfants et que ceux-ci ont besoin de limites claires. Ils se sentent encadrés, ce qui leur procure un sentiment de sécurité.

Si votre enfant à des tics moteurs, vous devez les ignorer en sa présence. Les tics ne se contrôlent pas, alors de le mentionnez fréquemment à son enfant risque d’augmenter son stress, d’augmenter du même coup, et d’affecter son estime personnelle. L’enfant vivra comme un échec son incapacité à contrôler l’incontrôlable. Par contre, discutez-en avec son pédiatre.

Votre nouvelle attitude pourrait passer pour du je-m’en-foutisme auprès de votre entourage, alors prenez le temps de leur expliquer ce que vous faites, sans que votre enfant n’entende.

Lorsque votre enfant est calme, mentionnez-lui que vous voyez qu’il est de nouveau calme, dites-lui «je t’aime», un petit câlin et hop, invitez-le à poursuivre les étapes du déroulement de la journée (jouer, laver ses mains, prendre son bain, s’habiller, dormir…)

Votre objectif est de rester en contrôle de vos émotions afin d’être un modèle pour votre enfant.

Et vous, quels sont vos trucs?