Être parent et vivre sa vie de couple, c’est souhaitable et formidable

C’était un dimanche soir comme les autres, chacun étant assis à une extrémité de notre divan datant d’une époque bien révolue, celle où nous étions que de simples amoureux. Puis d’un geste machinal, sa main s’est mise à tâter les coussins dans les moindres recoins à la recherche de cette extension moderne de notre bras, la manette de la tivi. Nous étions le 1er mai 2016 et nous regardions Tout le monde en parle comme on le fait chaque dimanche. Julie Snyder était la première invitée de la soirée et Guy A. Lepage lui posa quelques questions sur son mariage ainsi que sa rupture avec Pierre-Karl Péladeau. Lors de cette entrevue, la populaire animatrice conseilla ceci aux parents «On dit souvent : l’important c’est la famille, mais si tu ne travailles pas ta vie de couple, la vie de couple c’est le solage de ta famille pis ta famille a tiendra pas si le couple tient pu».

Mon regard s’est posé sur l’homme que j’aime depuis l’été de mes 17 ans. Déjà 16 ans que nous sommes en couple, 8 ans que nous sommes parents et 6 ans que nous sommes mariés. Le temps passe vite et dans cette course quotidienne parfois effrénée, nous avons dû nous ajuster de crainte de nous perdre de vue. Lorsque ses yeux ont regardé les miens, mes lèvres ont laissé échappés une pensée me trottant dans la tête depuis quelques semaines déjà “une chance que nous avons compris ça avant qu’il ne soit trop

À l’époque où nous étions un couple sans enfant, s’aimer rimait avec simplicité et liberté. Lorsque nous n’étions pas au boulot, on faisait ce qui nous plaisait, quand on le voulait, et ce presque à toutes heures du jour… et de la nuit.

Nous n’étions pas très familiers avec les conflits. Certes nous avions des désaccords, mais on avait le temps d’en discuter, d’exprimer chacun nos points de vue et trouver des solutions gagnantes pour tous les deux. Nous avions le temps, mais aussi l’énergie pour écouter attentivement l’autre. Nous avions l’ouverture d’esprit nécessaire pour se soucier de ses opinions et de ses émotions.

Puis, nous sommes devenus parents. Depuis ce jour magnifique où notre premier enfant, le fruit de notre amour, a vu le jour, notre attention se porte naturellement vers lui. Quelques années plus tard, ce fut autour du deuxième d’égayer notre vie et de recevoir à son tour toute notre attention bienveillante.

Désormais, le temps nous file entre les doigts et nos moments de spontanéités se doivent maintenant d’être planifiés. Nous avons de longues listes de choses à faire, nous devons penser productivité. Nous discutons tout en faisant la vaisselle, le lavage et le ménage en ayant l’impression que nous passons enfin du temps ensemble.

Nous sommes peut-être un à côté de l’autre, mais soyons honnêtes, nous ne sommes pas totalement disponibles et à l’écoute de l’autre. Notre cerveau est concentré sur la tâche en cour, celles qui suivront et sur nos enfants en action.

Le manque de temps pour le plaisir, pour nous et pour le couple affecte nos émotions et notre relation de couple. Il y a alors augmentation des conflits ou accumulation de petites frustrations quotidiennes menaçant d’exploser à tous moments.

Il y a quelques mois, nous avons constaté que nous agissions surtout comme des parents, accordant seulement une toute petite place à notre couple au sein de notre belle famille. La routine et probablement notre vision de la parentalité étaient au banc des accusés. Le processus de destruction du couple avait commencé quelques années auparavant, lentement, à notre insu.

Heureusement, nous n’avions aucun doute sur le fait que nous ressentions encore de l’amour l’un pour l’autre. La flamme était toujours là, mais plus discrète qu’autrefois. Nous avons décidé qu’il fallait permettre à cette petite flamme d’envahir tout notre être comme jadis, à l’époque où nous n’étions que deux.

C’est le constat que nous avons fait il y a quelques mois. Nous avons décidé qu’il fallait que notre couple reprenne sa place au sein de notre petite famille.

Désormais, nous nous accordons plus de temps de qualité ensemble. Au lieu de machinalement ouvrir la télé lorsque nos enfants sont couchés, nous discutons. Nous prévoyons plus fréquemment des moments sans les enfants pour faire autre chose que l’épicerie et les lavages.

Nous avons refusé d’accueillir le sentiment de culpabilité lorsque nous prenons du temps en couple, les enfants étant heureux d’être chez Grand-maman et Grand-papa ou chez Mononc et Matante.

Les clés du succès, pour demeurer un couple amoureux et uni après la venue de la cigogne, résident dans le fait d’être conscient que nous sommes bien plus que de simples parents. Que l’amour n’est pas une tâche à planifier et à ajouter dans nos listes de choses à faire. L’amour se vit naturellement au quotidien, à travers de petites attentions et des mots tendres à l’égard de l’être aimé. On se soucie réellement de l’autre, on se respecte, on se regarde dans les yeux, on se sourit tendrement et on se caresse amoureusement.

Être parent et vivre sa vie de couple, c’est souhaitable et formidable!

Lettre à toi, mère moderne

Chère mère moderne,

Toi qui lira peut-être ces quelques lignes en diagonale entre deux brassées de lavage ou assise dans la cour, à côté de ton enfant te concoctant un festin royal avec cet ingrédient craquant sous-estimé, le sable, sache que je pense souvent à toi, à ce que tu vis et ressens.

Ma vie ne ressemble plus tout à fait à celle d’avant et une partie de moi s’est également transformée. Probablement que tu as fait le même constat que moi la journée où tes cernes sont devenus aussi imposants que ta montagne de vêtements à plier, te narguant de ton incapacité à tout faire à la perfection en une seule journée.

Tu sais, outre la fatigue, les tâches ménagères, les crises quotidiennes et les trop nombreux conflits à désamorcer entre mes deux enfants, je constate que ce qui m’épuisait le plus dans ma vie de mère, c’était l’immense culpabilité que je ressentais de ne pas être à la hauteur selon mes critères irréalistes et sévères.

Pourtant, mes enfants étaient heureux et épanouis. Moi, pas vraiment. Je ne pouvais m’inspirer et profiter des moments de bonheur de ma progéniture, étant trop occupée à noircir de longues listes de choses à faire afin d’avoir une maison propre, d’offrir à ma marmaille des repas sains et équilibrés, d’assurer leur santé en allant bouger dans la cour, de les éduquer, de les divertir, et j’en passe, l’énumération étant fastidieuse, ennuyante et franchement démoralisante.

Mère moderne, te reconnais-tu dans ce portrait réaliste que nous avons peint et créé de nos propres mains?

Et si on décidait toutes les deux de mettre fin au sabotage de notre propre vie depuis que le statut de «mère» s’y est ajouté?

Et si nous choisissions d’être heureuses et épanouies en y mettant la même énergie que nous le faisons avec plaisir et dévouement envers nos enfants?

N’oublie pas que tu es la personne la plus importante de ta vie, et ne me dis pas que c’est faux et que ce sont tes enfants, car si tu t’écroules d’épuisement ou que la vie ne représente qu’une routine dont chaque tâche est accomplie de façon automatique, machinale, sans saveur ni plaisir, tes enfants en seront affectés eux aussi.

Les enfants ont beaucoup à nous apprendre et, malheureusement, on l’oublie souvent. Voici quelques exemples de messages qu’ils nous envoient, mais qu’on ignore ou décode faussement.

Quelques heures ou minutes après avoir complété ton ménage hebdomadaire, tu trouves de petites empreintes de marmots dans le miroir ainsi que des jouets éparpillés ici et là, allant du sous-sol au deuxième étage.

Ton enfant aime sentir que cette maison lui appartient aussi et y laisse sa trace. En tant qu’adulte, tu peux faire la route des vins. Eh bien lui, il veut faire la route des jouets!

Tu prends le temps de plier chacun de ses vêtements et de les placer minutieusement dans ses tiroirs. Plus tard, tu ouvres le tiroir contenant ses vêtements de nuit et constates que le fouillis y règne. Ton trésor de 3 ans te répond avec le sourire qu’il voulait son pyjama des Minions.

Comment peut-il trouver ce qu’il cherche dans des vêtements pliés à la perfection, cachant les images qui charment ses yeux et son petit cœur?

Tu lui as préparé le repas santé par excellence qui va combler tous ses besoins nutritifs, et lui présente le tout de façon magistrale dans son assiette préférée. Il arrive avec énergie à la table, affamé depuis une heure. Du moins, c’est ton estimation plus ou moins fiable, car la mesure a été prise avec ton horloge interne de patience, ton petit te disant d’un ton répétitif et généralement désagréable : «J’ai faim!!!» Il regarde l’assiette, utilise son ustensile pour amuser ses aliments, à défaut d’éprouver lui-même du plaisir à les porter à sa bouche.

Je ne t’écris pas ça dans le but que tu arrêtes de te soucier de son alimentation et des tâches ménagères, mais de lâcher prise parfois sur certaines choses, afin de prioriser plus souvent ton bien-être, et ce, sans culpabilité.

Mère moderne, tu es importante pour ta famille! Elle adore te voir rayonner de joie et entendre ton rire résonner dans leurs oreilles. Elle préfère de loin ta présence chaleureuse et ta bonne humeur au bruit de l’aspirateur ou au ménage impeccable de la salle de jeu.

La fête des Mères étant à nos portes, je te souhaite, mère moderne, de chasser la culpabilité de ton quotidien, de te percevoir comme une personne importante dans ta vie et dans celles des gens de ton entourage, et de te prioriser comme tu le fais si bien quand il s’agit de tes enfants.

Tu es beaucoup plus qu’une mère, tu es un être humain extraordinaire!

Mère moderne, bonne fête des Mères!

Prévention des agressions: 10 conseils pour faciliter la discussion avec nos enfants

Il y a des sujets beaucoup plus faciles que d’autres à aborder avec notre progéniture. Lorsqu’il s’agit de mentionner les cruautés dont la race humaine est capable, j’étouffe ma colère, ma peine et mon angoisse afin d’être capable d’exprimer à mon enfant que les méchants ne sont pas juste à la télé et dans les jeux vidéo.

Dernièrement, j’ai lu avec ma fille le livre Ma sexualité de 6 à 9 ans de la sexologue Jocelyne Robert qui, le temps d’un très court chapitre, explique aux enfants comment se protéger des prédateurs sexuels. Ces quelques paragraphes ont été le déclencheur de plusieurs discussions dans les jours qui ont suivi.

Chacune de ses questions occasionnait un stress et une réflexion qui se devait d’être rapide, mais malgré tout profonde. J’avais l’impression de marcher sur un terrain miné où à tout moment je pouvais traumatiser mon enfant, affecter son sommeil et nuire au déploiement de ses ailes lui permettant de s’envoler avec confiance vers d’autres horizons, loin des jupes de sa mère et des baskets de son père.

Plusieurs questions et réflexions défilent dans ma tête depuis quelques jours.

Comment expliquer à un enfant ce qu’est un prédateur sexuel?

Comment dire à un enfant sans faire éclater sa bulle dorée que, dans la vie, personne n’est totalement digne de confiance?

Comment expliquer à un enfant qu’il ne doit pas aider un homme inquiet à la recherche de son chien disparu?

Nous tentons d’inculquer à nos jeunes l’importance d’entrer en relation avec autrui, de socialiser, de discuter au lieu de prendre la fuite, et d’être confiant dans la vie. À l’opposé, nous devons les prévenir que la vie n’est pas rose, que la confiance est une notion fragile et perméable, et qu’aider son prochain peut être un geste risqué, voire lourd de conséquences.

Nous ne sommes pas préparés à présenter à nos enfants, avec délicatesse et honnêteté, les deux côtés de la réalité.

«Ce soir, dans le ring de la vie, vous aurez droit à tout un combat. Du côté gauche, avec de grands yeux bleus de biche et une auréole magique, voici Espoir Labonté! Du côté droit, arborant un regard de feu et deux cornes acérées, voici Enfer Méchanceté!»

Soyons honnêtes, nous ne sommes pas très à l’aise de discuter des dangers avec nos enfants, car ils nous effraient nous aussi. On essaie de les protéger, tout comme on essaie de se protéger nous-mêmes de tous ces monstres, dissimulés ou non, rôdant ici et là, dans les rues de la ville et devant nos écrans, la réalité ayant rejoint la fiction et vice-versa.

Nous devons aborder avec nos enfants comment, quand et pourquoi se protéger face à autrui, mais sans leur présenter la réalité comme un tableau noir et rouge où l’inquiétude et la panique doivent régner.

Il faut seulement amener nos enfants à prendre conscience qu’ils pourraient peut-être faire face un jour à une personne voulant leur faire du mal, mais peut-être pas non plus. Notre but est de les outiller afin de les protéger, pas de les paniquer.

10 conseils pour discuter des possibles dangers de la vie avec notre enfant

• Ayez un ton calme et en contrôle.

• Donnez quelques règles de sécurité et utilisez des mots adaptés à son âge. Pour amorcer les questions de sécurité, vous pouvez utiliser un livre pour enfants abordant ce sujet.

• N’entrez pas dans les détails. Il se peut que votre enfant vous demande ce que fait la personne à l’enfant qu’elle a enlevé. Je ne suis pas psychologue, et j’avoue que j’aurais aimé savoir ce qui est suggéré de dire ou de faire. Si un psychologue lit cet article, j’aimerais bien connaître son opinion!

• Soyez honnête et dites-lui que les enfants n’ont pas à connaître tous les détails, ou que nous ne sommes pas à l’aise de répondre.

• Rassurez votre enfant régulièrement sur le fait qu’il peut avoir confiance en vous, que vous allez être là pour l’écouter, le soutenir et le guider.

• Soyez clair sur le fait qu’inconnu n’égale pas agresseur ou voleur d’enfants. On parle tous à des inconnus, que ce soit la caissière à l’épicerie ou aux parents d’un enfant jouant au parc en même temps que le nôtre.

• Allez au-delà de ses questions afin de cibler ses perceptions et ses émotions. Est-ce qu’il est inquiet? De quoi est-il inquiet exactement? Est-ce qu’il a peur?

• Faites attention de ne pas ridiculiser ou banaliser ce que votre enfant ressent. Débutez votre réponse par «je comprends que notre discussion peut te faire peur, c’est tout à fait normal, mais…» et rassurez-le.

• Retournez-lui la question, demandez-lui ce qu’il en pense.

• Écoutez-le, laissez-le parler sans tout commenter lorsqu’il ne vous pose pas de questions.

Ce que l’on veut, ce n’est pas apprendre la méfiance à nos enfants, mais la vigilance!

La météo qui déraille: Dame Nature et Fée Clochette au banc des accusés

Ma vision de l’hiver gracieuseté de Disney et de ses lunettes roses

«J’en ai marre qu’on me pointe du doigt dès que la météo ne convient pas au désir des gens. Les Québécois sont un peuple exigeant côté météo. Ils aiment parler de moi, plusieurs fois par jour, dans mon dos en plus. Ne croyez pas que j’hallucine, vos paroles me sont relatées par des sources fiables et dignes de confiance. Je dois vous avouer que parfois j’ai peur. On me traite comme si j’étais la seule responsable des tempêtes de neige, du verglas et des pannes de courant, en raison de ma supposée mauvaise humeur. On blasphème contre mon manque de timing, mais sachez que je ne contrôle pas grand-chose. Je suis un peu comme une reine, je suis l’emblème de la météo, mais outre l’image et les paparazzis qui me pourchassent, je ne suis plus en contrôle de rien depuis des lustres. Au lieu de m’accuser à tout vent, vous devriez vous rendre au pays imaginaire, dans la Vallée des fées, rencontrer les fées des saisons. Ce sont elles les créatrices des saisons, maintenant, pas moi !» commente avec frustration et découragement Dame Nature.

Malheureusement, je n’ai pu me rendre au pays imaginaire pour interroger les fées, car seuls les adultes ayant conservé leur cœur d’enfant trouve l’accès pour s’y rendre. Mes recherches sur le web et mes heures de visionnement de films d’animation mettant en vedette Fée Clochette ont fortement ébranlé mes croyances. Je vous invite à visionner la bande-annonce du film La Fée Clochette afin de mieux comprendre le rôle des Fées dans l’alternance des saisons.

C’est l’arrivée de Fée Clochette qui a foutu la pagaille dans ce système efficace mené avec rigueur par les fées des saisons. C’est du moins ce que l’on apprend dans ce film d’animation de Disney. Je dois vous avouer que les allégations de Dame Nature me semblent dorénavant véridiques et que nous devrions lui permettre de se reposer loin de tout ce cynisme météorologique et de toute cette attention médiatique.

Un expert du pays imaginaire désirant garder l’anonymat m’a révélé avoir eu une liaison de courte durée avec Clochette et m’a demandé d’y aller doucement en termes d’accusations.

«La pauvre fille vit avec un outil dans les mains qu’elle n’a pas voulu, étant née fée bricoleuse, et tente par tous les moyens d’être ce qu’elle n’est pas, et est malheureusement la cause de nombreuses problématiques dans le déroulement des saisons. On ne peut pas lui en vouloir, elle est en quête d’identité. Heureusement, ses nombreuses thérapies l’amènent chaque jour à accepter davantage qui elle est et à aimer ce que la vie lui a offert à sa naissance. Après tout, elle est née grâce à un rire d’enfant.»

Cette conversation avec cet expert et ancien amant de Clochette m’a amené à réfléchir longuement. Et si au lieu de chercher le coupable à tout prix, on s’inspirait du parcours de Clochette ?

Acceptons ce pays hivernal dans lequel nous avons grandi et aimons toute cette belle richesse blanche et froide qui a su émerveiller et faire rire tant d’enfants depuis si longtemps.

Lorsque vous sortirez pelleter, au lieu de grommeler, imaginez que chaque flocon est le résultat d’un rire d’enfant !

Amour et parentalité : contre vents et marées

Lorsque j’étais gamine, le mariage ne faisait pas partie de mes rêves. Je n’étais pas de celles qui rêvaient de ressembler à une princesse et encore moins d’être le centre d’attention.

Je dois aussi vous avouer que je ne me voyais pas avec des enfants.

Puis, à la fin de l’adolescence, j’ai rencontré l’homme de ma vie.

J’entends déjà rouspéter certaines personnes désillusionnées face à l’amour: «Franchement, elle est vraiment naïve pour croire que ce gars-là sera l’amour de sa vie. Réalise-t-elle qu’une vie, c’est vraiment long et qu’un des deux va se tanner de se lever tous les matins avec le même corps à regarder et à toucher? Attends que l’homme de sa vie la sacre là pour aller en rejoindre une autre, elle va tomber de haut pis lâcher sa vision de l’amour version Disney».

Vous savez quoi, mes rabat-joie? J’accepte le fait que l’amour, la vie en général quoi, ne se contrôle pas et que oui, tout peut se terminer un jour. Si on ne fait rien par crainte de souffrir, qu’on a peur d’avoir peur, eh bien, on ne vit pas. Vivre implique qu’une multitude d’émotions, positives et négatives, nous transporte chaque jour, et les éviter c’est renoncer à de magnifiques moments de bonheur.

Lorsque j’ai rencontré l’homme de ma vie, il ne fallut pas plus que quelques semaines pour que je sache que c’était lui. Celui avec qui je me voyais, assis sur notre balcon, nos rides sillonnant nos visages et nos cheveux blancs célébrant l’âge d’or, discuter de nos petits-enfants rendus grands.

Je n’avais que 17 ans et, déjà le plan, que je m’étais fixé quelques mois auparavant se modifiait. J’ai rapidement ressenti l’appel de la maternité, mais j’ai dû le mettre en attente afin de terminer mes études et travailler dans mon domaine. Je n’ai pas l’habitude d’attendre très longtemps lorsque je veux quelque chose, mais heureusement, mon amoureux était là pour me raisonner et me dire d’être patiente, deux tâches ardues.

Après 5 ans de vie de couple, il me demanda de l’épouser. Au départ, on s’était dit que l’on était fiancés et que c’était suffisant. J’avais une bague, je la portais fièrement et je n’avais pas besoin de plus. Lui non plus.

Puis, un bébé plus tard, je me suis dit que s’il me demandait à nouveau de l’épouser officiellement, j’en serais très heureuse.

Finalement, nous avons décidé de nous marier après 10 ans d’amour. Ce mariage fut la plus belle journée de ma vie, venant tout juste après la naissance de nos deux enfants.

Est-ce que la vie de couple est toujours agréable et facile? Bien sûr que non. Il y a des périodes plus difficiles, plus nombreuses depuis l’arrivée de nos enfants. Ce qui n’est pas étonnant, surprenant, car nous avons moins de temps à roucouler ensemble, yeux dans les yeux, juste nous deux, sans les enfants gravitant autour de nous.

Nous ne pouvons pas non plus ignorer le fait que la communication est parfois chaotique, nos paroles se perdant dans le flot des rires et des cris de nos petits anges cornus. C’est comme le jeu du téléphone: entre le message envoyé et celui reçu, il y a parfois une incohérence et une absurdité amplifiée par nos perceptions. Alors les conflits ou les frustrations s’accumulent et, parfois, le piston saute.

Quand le piston saute à répétition, l’ambiance devient toxique. C’est là qu’il faut faire un choix: rester et se parler, ou se quitter. C’est l’amour qui entre en ligne de compte. Dans les moments plus difficiles, on se dit nos quatre vérités, on pleure, puis on se rapproche. Notre amour se solidifie et, chaque fois, on prend la décision de poursuivre.

On a compris il y a longtemps que tant qu’il y a de l’amour et du respect, on veut être ensemble contre vents et marées. Nous savons que la clé du succès, c’est de passer du temps ensemble et de se parler honnêtement, malgré l’agitation de la marmaille à nos côtés.

Je peux affirmer qu’après plus de 15 ans ensemble, notre amour est toujours là, plus fort et différent à la fois.

À toi mon chéri, mon premier amour, sache que ma vie à tes côtés avec nos enfants formidables et dynamiques me comble de bonheur, même si parfois mes yeux cernés et mon manque d’enthousiasme semblent indiquer tout le contraire. On a beau être amoureux, il reste que l’on est des êtres humains, avec des jours plus heureux que d’autres.

Pour citer Cabrel, « Je t’aimais, je t’aime, je t’aimerai».

Ces femmes qui ne veulent pas d’enfants

La maternité est un sujet qui sera éternellement d’actualité. C’est une source incroyable de discussions et de débats en raison des valeurs de chacun. Peu importe les choix que l’on fait, d’avoir des enfants ou non, on devra continuellement se justifier. C’est la réflexion qui m’est venue suite au visionnement du documentaire Non, je ne veux pas d’enfants, maintenant disponible sur Illico .

Ce documentaire aborde le choix de certaines femmes de ne pas vouloir d’enfant. Je suis d’accord avec ce fait, bien évidemment. Par contre, il a créé chez moi quelques réflexions et haussements de sourcils suite à certains commentaires des femmes invitées, de différents âges, mais ayant tous en commun le fait de ne pas vouloir d’enfant.

Une participante justifie son choix, entre autres, en mentionnant qu’elle est végane et qu’elle essaie de réduire le plus possible son empreinte écologique. Il serait absurde d’ajouter un être humain de plus ! C’est certain qu’un enfant va augmenter ton empreinte écologique, ma chère, mais tant qu’à ça un chat ou un chien aussi, non ?

Ceci dit, avoir des enfants et être écolo sont deux domaines qui peuvent très bien cohabiter de nos jours, c’est même tendance ! Tu ne veux pas avoir d’enfants, je respecte ton choix, mais s’il-te-plaît, assume-toi et dis seulement qu’au fond de tes tripes tu ne ressens pas ce désir.

Je dois mettre quelque chose au clair. Le temps où seules les femmes s’occupaient de la marmaille et que l’homme était surtout pourvoyeur, ne savait pas changer une couche ni partir une brassée de lavage, est révolu. Maintenant, les hommes prennent un congé de paternité et certains prennent même le parental. Alors j’aimerais que le discours change et que, dorénavant, on dise «parentalité» au lieu de «maternité» lorsqu’il s’agit des enfants!

Mesdames, je vous l’accorde…

Être parent, ce n’est pas se simplifier la vie. Ce n’est pas non plus un avantage pour notre portefeuille. Le parent n’est pas le centre d’attention principale pour l’autre parent, ni de quiconque en général. Le parent a peu de temps pour lui, ses amis et ses projets personnels. Le parent doit s’absenter plus souvent de son travail. Le parent doit faire certains sacrifices.

Mesdames, ce que vous devez savoir

Être parent, c’est développer des capacités au niveau de l’organisation, de la planification et de la gestion. C’est aussi apprendre que dans la vie, on ne peut pas tout contrôler. C’est aussi apprendre à faire des choix selon nos priorités, à lâcher prise sur l’inutile et admettre que l’on ne sait pas tout.

C’est aussi apprendre à connaître nos limites et revoir notre façon de percevoir la vie. Être parent, c’est pour la vie, mais on peut prendre de petits congés de temps à autre grâce à des gens de confiance et aller se ressourcer, sans les enfants.

Être parent, c’est un emploi à temps plein et pour toute la vie, mais plus tu gagnes en ancienneté, plus tu disposes de jours de repos et de pauses quotidiennes.

Le plus important, mesdames, c’est que peu importe le choix que nous faisons d’avoir ou non des enfants, il faut s’assumer et être honnête !

Les CPE : informations utiles à connaitre

La plupart d’entre vous connaissent déjà la signification de ces trois lettres, soit Centre de la Petite Enfance,  mais au-delà de l’appellation, il y a tout un système. Parfois par méconnaissance, certaines personnes véhiculent des faussetés quant à leur importance dans la vie de nos enfants et sur le travail du personnel éducateur. Étant moi-même éducatrice dans un CPE depuis plus de dix ans, j’ai envie de vous éclairer sur certaines facettes de ces centres à but non lucratif accueillants les petits de 0 à 5  ans.

Les groupes et les ratios

Les enfants sont généralement regroupés en fonction de leur âge. La pouponnière accueille les enfants de moins de 18 mois et le ratio est de 1 éducatrice pour 5 poupons. Ensuite, pour les groupes de 18 mois à 3 ans, le ratio est de 1 éducatrice pour 8 enfants. Finalement, pour les 4-5 ans, il y a une éducatrice pour 10 enfants.  Certains centres fonctionnent avec des groupes multiâges, pour plus d’informations, consultez cet article.

Les membres du personnel

Le directeur ou la directrice générale  assure la gestion du centre sous la supervision du conseil d’administration composé de parents utilisateurs. La direction est généralement assistée d’un(e) adjoint(e) administrative ou d’un(e)  secrétaire.

Le ou la cuisinière planifie un menu santé et équilibré, gère les achats alimentaires, prépare les repas, assure le service dans les différents locaux et fait la vaisselle. Certains centres disposent d’un(e) aide à la cuisine.

Les éducatrices et les éducateurs assurent la santé, la sécurité et le bien-être des enfants. Ils planifient et animent des activités en fonction des différentes sphères du développement de l’enfant, soit la sphère cognitive, langagière, motrice, socio-affective et morale ainsi que selon les besoins et intérêts des enfants de son groupe. Ils observent quotidiennement  les enfants afin de mieux les connaitre, de cibler les forces et les difficultés de chacun et proposer des interventions adaptées. Ils détiennent un diplôme d’études collégiales en Technique d’éducation à l’enfance, une attestation ou un autre diplôme pertinent.

Certains centres disposent encore d’une conseillère pédagogique, mais certains ont dû abolir ce poste en raison des compressions budgétaires.

Informations diverses

La majorité des éducatrices ont un poste de 4 jours, travaillent entre 32 et 36 heures par semaine et disposent d’une pause de 30 minutes.

Généralement, les éducatrices disposent  d’une période sans la présence des enfants pour planifier leurs activités.

Les membres du personnel possèdent leur carte de premiers soins et la renouvèlent tous les 3 ans.

Tous les employés et les remplaçants  doivent avoir rempli le formulaire Vérification de l’absence d’empêchement afin de vérifier s’ils ont un dossier judiciaire les empêchant d’assurer la sécurité des enfants, donc de travailler au sein du centre. Ce formulaire doit être rempli tous les trois ans et est obligatoire pour tous.

Les locaux disposent de fenêtres d’observation permettant à quiconque de savoir ce que les enfants font, en tout temps.

Le personnel assiste à diverses formations et tables de discussion afin de se perfectionner davantage et offrir le meilleur d’eux-mêmes aux enfants. Il se rencontre régulièrement dans le cadre de réunions afin d’échanger de nouvelles connaissances, des informations diverses et participer activement à la création d’idées nouvelles  pour faire du passage de tous au centre un moment agréable, stimulant et favorisant l’épanouissement.

Le personnel des CPE est passionné par le monde de la petite enfance et les enfants sont au centre de leur priorité. S’il y a une chose que vous devez retenir, c’est que les CPE offrent à vos enfants un milieu de vie sain, chaleureux, sécuritaire, stimulant et amusant.

Je ne peux conclure ce blogue sans vous inviter à vous mobiliser pour la sauvegarde des CPE. Pour plus de détails sur le pourquoi et le comment, consultez le site Toujours fous de nos enfants.

Miroir, miroir… clique j’aime et commente son corps

Il y a quelques mois déjà, je naviguais sur le célèbre réseau social Facebook et mon regard s’est posé sur le commentaire d’une mère, sur un forum quelconque pour les parents, dont à mon avis il y en a beaucoup trop sur Facebook. Ceux-ci ne font malheureusement pas toujours ressortir les qualités parentales de tous !

Une mère écrivait que son garçon d’environ 7 ou 8 ans se trouvait laid et a eu l’idée de publier une photo de lui en demandant la collaboration des autres parents pour lui écrire combien ils le trouvaient joli, et que par la suite elle lui lirait les commentaires.

Là, mon coeur s’est arrêté de battre, mes yeux sont sortis de leurs orbites, tel Jean-Luc Mongrain en état de crise d’indignation, en regardant directement la caméra ! Quoi ? Pardon, est-ce une blague madame ? Dites-moi que ce que je lis est une mauvaise blague, s’il-vous-plaît !

Malheureusement, cette mère était très sérieuse !

J’ai envie de laisser aller ma révolte et mon découragement face à notre société et son immense besoin de se percevoir à travers autrui en utilisant les Facebook, Twitter et Instagram !

Certaines personnes publient mille et une photos d’eux-mêmes et de leurs enfants, attendant impatiemment que leurs proches leur disent combien ils ont la famille la plus belle et la plus mignonne qui soit. Parfois, nous avons même droit à un selfie de madame en maillot, en faisant une moue se voulant sexy, dans le but de se faire dire des commentaires remplis d’éloges sur sa silhouette. Les hommes ne sont pas en reste avec leurs photos de nombril au vent, ou encore avec les muscles mis en évidence.

Cette maladie du miroir social m’inquiète au plus haut point quand il s’agit du modèle que certains inculquent à leur progéniture. Tu doutes de toi-même, de ton image, ce que tu vaux. Rien de mieux, de plus facile que de consulter la communauté virtuelle qui est reconnue pour son authenticité et son opinion de bon goût !

Au lieu de montrer à nos enfants à se percevoir selon l’opinion des autres, demandez-leur ce qu’ils aiment chez eux, physiquement, mais aussi et surtout dans leur personnalité, leurs qualités. C’est normal de ne pas aimer certaines parties de notre corps ou encore un trait de notre personnalité. Il ne faut pas nier ce que nos enfants ressentent, mais les écouter, les aider à s’accepter et à dédramatiser.

Il faut leur apprendre à miser, à se concentrer, sur leurs points forts. Apprenez-leur à s’aimer à travers leur propre miroir, leurs propres yeux, et à développer leur estime de soi pour la belle personne qu’ils sont à l’intérieur et à l’extérieur.

Soyez un modèle pour eux, regardez-vous dans le miroir avec un sourire, pas avec le regard d’un inspecteur à la recherche du bourrelet en trop ou grimaçant devant les vergetures sillonnant vos cuisses.

Même chose pour les étrangers, jetez aux ordures votre analyste corporel qui a tendance à dire tout haut ce qu’il devrait garder pour lui :«Ouach, as-tu vu la madame qui a des bourrelets au genou», ou encore «il est donc ben laid, lui, avec ses bas blancs et ses oreilles de Dumbo».

Pour aider nos enfants à s’aimer, il faut tout d’abord s’aimer soi-même !

Bonne réflexion !

Lettre au Père Noël

Cher Père Noël,

J’ai 32 ans et je n’ai jamais cru en toi. Ce n’est pas par choix ou en raison de ma grande maturité lorsque je mesurais trois pommes, mais tout simplement la vie et mon rang au sein de ma famille. Être la petite dernière d’une famille de quatre occasionne parfois un éveil plus tôt de la réalité, généralement dénudée de cette petite touche de magie.

Père Noël, ne crois pas que j’étais malheureuse de la situation. Bien au contraire, je me sentais la détentrice de la vérité et je ne me gênais pas pour répandre cette triste nouvelle aux enfants de ma classe. Je me souviens qu’en première année, la majorité des enfants ne croyaient plus en toi. Ceux qui y croyaient étaient la cible de moqueries.

Que s’est-il passé pour que les jeunes d’aujourd’hui croient en toi si fermement ?

Est-ce que leurs parents encouragent plus intensément et plus longuement la féérie de Noël que ceux de l’époque ?

J’éprouve un inconfort à inventer des réponses aux questions de ma grande fille d’âge scolaire qui depuis quelques années déjà semblent avoir des doutes à ton sujet. Elle semble avoir noté quelques incohérences, mais semble tenir à vous. C’est pour cette raison que je continue de garder ton secret sur ta non-existence, afin de préserver son besoin de croire à la magie. Je dois aussi vous avouer que je le fais pour sa petite soeur qui mérite elle aussi de croire à l’irréelle encore quelque temps.

La magie de Noël, ce n’est pas le nombre de cadeaux emballés impeccablement sous un arbre aux mille bougies. Ce n’est pas non plus la visite des lutins toutes les nuits avant Noël. Ce n’est pas la rencontre d’un père Noël louche dans un centre d’achat hyper bondé où notre enfant doit attendre patiemment que ce soit son tour!

La magie de Noël, c’est difficile à expliquer. C’est comme l’amour, ça ne s’explique pas. Ça se vit agréablement. Ça se voit dans les yeux brillants des tout-petits et des grands!

Pour conclure, mes filles et moi avons composé un petit poème qui résume notre vision de cette célébration.

Noël

La magie de Noël

C’est bien plus que des bébelles

Il y a le calendrier de l’avent

Qui au retour de l’école

Dissipe presque tous mes tourments

Tout en étant amusant

Il y a les lutins coquins

Mais jugés trop mesquins

Papa et maman les refusent en vain.

Je ne peux ignorer notre immense sapin

Dont les nombreuses boules font japper notre chien

Nous dégustons beaucoup de tourtières

En plus des nombreux desserts

Dans la vie, tout est relatif

L’année 2015 s’achève et amène avec elle son bilan annuel. Cette période de réflexion est souvent la source de nos résolutions du Nouvel An.

Avant de se fixer de nouveaux objectifs, je vous invite à réfléchir sur ce que vous voulez vraiment. Est-ce que ce désir est réel, sincère ou vous voulez suivre le courant de ce qui est tendance ou non dans la société moderne? J’ai réalisé il y a quelques mois que parfois nos attentes envers nous-mêmes et notre famille sont très élevées. Notre liste de choses à faire est interminable et parfois on se sent coupable dès que l’on déroge de ce qui est considéré comme un incontournable dans notre société moderne, stérilisée et de consommation. Mon constat est le suivant: dans la vie, tout est une question de relativité, de point de vue.

Tout d’abord, survolons rapidement les facteurs influençant nos perceptions sur les êtres qui nous entourent, notre propre personne, les évènements, la société et la vie en général.

Il y a notre tempérament de base avec lequel on nait et avec qui on doit cohabiter pour le reste de nos jours. On peut l’influencer et travailler fort pour le modifier, mais c’est une tâche ardue. Certes difficile, mais pas impossible avec beaucoup de motivation!

Il y a la famille dans laquelle nous avons grandi. Telles de petites éponges, nous avons absorbé les bonnes valeurs transmises, mais aussi les petits défauts et travers de tous.

Deux enfants de la même famille n’auront pas nécessairement les mêmes souvenirs et les mêmes interprétations d’un même évènement. Tout simplement en raison de notre unicité, fortement teintée par notre caractère de base.

Certains voient la vie en rose, d’autres en noirs et certains alternent leur lunette au gré de leurs humeurs du moment.

Puis, il y a les autres sphères de notre vie, autant dans l’enfance qu’à l’âge adulte, comme nos cercles d’amis, nos boulots, nos loisirs et les membres du personnel des écoles que nous avons fréquentés pendant de nombreuses années.

Il y a aussi les moments heureux et les moments plus dramatiques.

Bref, cette addition de facteurs s’ajoute à nos lunettes, nous permettant de voir la vie d’un autre œil. Notre vision évolue au gré de nos péripéties, à moins de détester le changement et de rester accrochée à nos vieilles histoires ou croyances!

Maintenant, voici quelques exemples de cette notion de relativité qui pourraient modifier vos perceptions ainsi que l’échelle de vos priorités:

La beauté

Certains préfèrent la maigreur, d’autres la rejettent du revers de la main. Certains préfèrent les courbes des seins et des hanches, d’autres pas si on se fie aux magazines et aux mannequins défilant sur les passerelles et les panneaux publicitaires. D’autres préfèrent les gens avec un surplus de poids. Et d’autres, comme moi, s’en moquent!

La beauté, ce n’est pas une question de poids, mais d’amour pour soi. Quand on est bien dans son corps, nous en prenons soin et choisissons des vêtements pour le mettre en valeur. On se tient le dos droit, on sourit aisément et on regarde les autres dans les yeux.

La beauté réside dans l’acceptation de qui nous sommes autant physiquement que psychologiquement. La beauté n’a pas besoin d’être camouflée par plusieurs couches de maquillages quotidiennement!

L’alimentation

Pour certains, le guide alimentaire canadien est la bible de la bonne alimentation. Pour d’autres, il faut enlever la viande et manger du tofu. Certains boudent les fruits et légumes s’ils ne sont pas biologiques.

À travers le monde, il y a des gens qui ne mangent que quelques bouchées d’aliments pas frais chaque jour, trouvés dans les poubelles. D’autres décèdent de complications liées à la sous-alimentation ou à la suralimentation.

L’important c’est de manger à sa faim, la vraie, pas la gourmandise!

L’hygiène corporelle

Certains se lavent une fois par jour. D’autres au deux jours. Certains deux fois par jours. Nos ancêtres le faisaient une fois par semaine, malgré leur dur labeur dans les champs!

L’important c’est d’être bien dans son corps et de sentir bon… ou rien du tout!

Si les gens vous parlent en détournant le visage afin de camoufler un haut-le-coeur, vous saurez qu’il est temps de modifier votre fréquence sous la douche! Honnêtement, je vous souhaite de vous en rendre compte bien avant cette situation gênante et de mon point de vue, humiliante!

Tout est une question de relativité dans la vie. Plus nous serons sensibles à cette notion, plus on appréciera ce que nous possédons et qui nous sommes. De plus, nous accepterons peut-être davantage la différence chez autrui, ce qui ferait grand bien à l’humanité.

À votre tour de trouver des exemples de relativité dans la société!