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Mes 10 conseils pour une maison familiale adaptée et bien ordonnée

Le calme régnait dans la maison. Je disposais enfin de quelques heures de répit. Mon plan: rédiger toute la journée. C’est en tentant de récupérer mes notes que la décision fut prise. Je devais ranger immédiatement mon bordel. Il m’aura fallu plusieurs heures pour en venir à bout!

Depuis quelques semaines, je ressens le besoin de désencombrer et de réorganiser l’espace. J’en ai marre que ma demeure ne soit pas adaptée à ma personnalité ni aux besoins de ma petite famille.

J’aime quand un lieu est épuré, j’ai l’impression de mieux respirer. Je peux me concentrer plus aisément sur ce que je considère important. Mon cerveau n’étant pas sollicité par une horde d’idées, sautant du coq à l’âne, en raison de la pollution visuelle.

Il faut dire que je ne suis pas dotée d’une grande capacité de concentration, tout comme ma fille de huit ans d’ailleurs, en raison d’un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH). Certains se retrouvent mieux dans leur bordel, mais ce n’est clairement pas notre cas.

Le temps et l’énergie que l’on peut perdre chez moi à tout simplement chercher les clés, le cellulaire ou même la spatule me désespèrent régulièrement. C’est pathétique de constater que notre désorganisation génère, certains matins, une augmentation du stress et d’air bête, de crainte d’être en retard au boulot. Ce n’est pas du tout ce que l’on veut, du moins je l’espère!

Nous voulons démarrer la journée du bon pied, dans une maison où toute la famille est de bonne humeur et zen, pas juste la fin de semaine. Pour nous rapprocher de cet idéal, je vous propose de débuter par le désencombrement et la réorganisation de votre demeure.


10 conseils pour une maison adaptée et bien ordonnée


1-
Établir une liste de chacune des zones à trier, une pièce de la maison à la fois pour éviter la crise de panique et le découragement.

2- Choisir la zone à trier en fonction du temps que l’on dispose et du contexte. Si on dispose de 30 minutes seulement, on choisira de trier le contenu d’un seul tiroir. Certains endroits se font plus facilement que d’autres en présence de nos enfants.

3- Prévoir des sacs ou des boites afin d’y mettre les objets que l’on garde, mais qui ne sont pas au bon endroit.

4- Planifier la réorganisation d’une première pièce, en fonction de nos besoins, une fois que nous avons terminé la phase triage pour toutes les pièces de la maison.

5- Penser pratico-pratique en fonction des activités vécues dans chacune des pièces ainsi que de ses occupants habituels. Prenons l’exemple de la cuisine. Logiquement, les couteaux tranchants doivent être hors de portée directe des jeunes enfants. Par ailleurs, pour favoriser l’autonomie de ces derniers, on peut prévoir un espace où ils pourront prendre seuls les ustensiles et les verres de plastique.

6- Faciliter le classement de la paperasse au quotidien en utilisant des enveloppes, des chemises ou des sacs transparents bien identifiés. Par exemple, afin de ne pas stresser à rassembler tous les papiers au moment de faire les impôts, nous les plaçons automatiquement dans un sac prévu à cet effet.

7- Prévoir des bacs de rangement pour y déposer les souvenirs de chacun. On n’oublie pas d’inscrire la date, l’âge et un commentaire s’il y a lieu, sur les dessins, bricolages, cartes de fête et autres.

8- Jeter au fur et à mesure tout ce qui n’est plus utile ou non digne d’intérêt. Je pense aux nombreux dessins et bricolages des enfants. Soyons réalistes, on ne peut tout conserver et certains ne sont pas significatifs. Afin de ne pas attrister notre enfant, on attend quelques semaines et à son insu, on les met dans le recyclage.

9- Prévenir la désorganisation en sollicitant la participation de tous, incluant les enfants : être constant dans le rappel de nos consignes afin qu’il n’oublie pas de desservir leur assiette après le repas, de mettre leurs vêtements sales dans le panier ou de ranger leur jeu lorsqu’ils ont terminé.

10- Étiqueter ou imager, pour les petits, les différents espaces de rangement afin de permettre à tous de contribuer efficacement au rangement quotidien, sans excuse comme « Je ne sais pas où ça va ».


Certains pourraient percevoir la réorganisation comme une grande perte de temps! Moi, je la considère comme un investissement de rentabilisation à long terme au niveau de mon temps et de mon énergie. Certes, je n’ai rédigé aucune phrase cette journée-là, mais je sais que ce travail de longue haleine me permettra éventuellement d’écrire plus régulièrement, dans un contexte plus chaleureux et agréable.

 

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Le jeu: source de plaisir et d’apprentissage


* Ce texte a initialement été publié sur le blogue Ma Famille Mon Chaos

Le jeu: source de plaisir et d’apprentissage

On a parfois tendance à associer le jeu à une tonne de bébelles débordant du coffre à jouets. Pourtant, lorsqu’on observe un peu le comportement d’un enfant face à son espace de jeu, on se rend vite compte que le fouillis régnant dans sa salle de jeux n’est pas le résultat de plusieurs heures de plaisir avec cesdites bébelles. L’enfant a le réflexe de vider les boîtes, car devant l’abondance, il ne se retrouve plus et faire un choix lui est difficile. Il préfère davantage les contenants vides pour créer son propre jeu. C’est un peu comme un artiste peintre qui aurait le choix entre une toile dont les contours des images y sont déjà et une toile vierge ! 

À travers le jeu, l’enfant fait bien plus que du divertissement occupationnel. Grâce à ses cinq sens, il découvre, explore et apprend sur le monde qu’il l’entoure. L’enfant qui manipule un objet pour la première fois sans qu’on lui ait donné les instructions découvrira par essais et erreurs son fonctionnement, ce qui favorisera le développement de son autonomie et augmentera son estime de soi. 

Pensez aux bébés qui pèsent sur tous les boutons lorsque surgit un chien, qui les surprennent et provoquent la rigolade. Par la suite, ils vont continuer leur jeu afin de retrouver cet état de surprise. De plus, ce type de répétition (relation de cause à effet, association) dans un jeu permet à l’enfant de valider ses acquis et d’établir un schéma qu’il pourra transposer dans un autre contexte. Raison de plus pour laisser à nos enfants le temps de se familiariser avec un nouveau jouet avant de leur faire une démonstration ! 

Le jeu contribue au développement cognitif, langagier, social, moral, affectif et moteur. Le jeu ne doit pas être perçu comme une période de temps que l’on alloue aux enfants seulement lorsque nous sommes occupés à préparer le repas ou lorsqu’on a invité un de ses amis à la maison. Chez l’enfant, le jeu peut doit se vivre à différents moments de la journée et dans des contextes variés. 

L’enfant a le jeu dans le sang, alors laissez-lui quelques secondes sans distraction télévisuelle et il improvisera son propre jeu, selon ses intérêts et ce qui se trouve à sa portée. Les jeux non structurés (jeux libres) avec un ou plusieurs amis lui permettront aussi de socialiser, d’apprendre à gérer ses conflits ainsi que ses émotions. Pour se faire, il doit y avoir un adulte qui soutiendra et guidera le groupe dans ces apprentissages et dans la recherche de solutions, sans trop s’imposer.

De temps à autre, proposez-lui des jeux plus encadrés avec une consigne simple ou plusieurs selon l’âge de l’enfant. Il apprendra ainsi la notion de « chacun son tour », respecter une ou des consignes et augmenter peu à peu son niveau de concentration. De plus, il aura du plaisir à jouer avec vous et les autres membres de sa famille! 

On peut favoriser la communication et égayer les moments de routines et les déplacements en faisant de petits jeux. Par exemple ; des devinettes, des comptines avec des gestes, des grimaces, des jeux d’imitations et des livres « cherche et trouve ». 

Évidemment, l’enfant doit apprendre qu’il y a des moments pour jouer et d’autres où il faut être plus sérieux. Il ne faut pas, à mon avis, leur transmettre notre côté trop terre à terre, sérieux et probablement ennuyeux à leurs yeux, d’adultes pressés qui ont mis de côté la notion de plaisir. Nous devrions jouer et s’amuser nous aussi comme on le fait lorsque nous sommes en vacances ! 

Il ne s’agit pas d’être l’animateur de la vie de votre enfant, mais de garder en mémoire que le jeu peut se vivre de plusieurs façons, qu’il est essentiel au bon développement de votre enfant, qu’il favorise la communication et vous permet de passer du temps de qualité avec lui.

Quelques conseils pour favoriser l’autonomie, la créativité et le développement global de votre enfant:

* Éviter la pollution visuelle. Désencombrer les espaces de jeu. Il est préférable de proposer une variété de jouets et d’en mettre moins dans les boîtes. Par exemple, l’enfant n’a généralement pas besoin d’une boîte gigantesque de blocs, alors on peut en laisser dans une armoire pour les journées où il en aurait besoin davantage.

* Favoriser les contenants transparents afin que l’enfant voie le contenu. 

* Créer une mise en scène. Par exemple, placer les poupées et les toutous de façon à ce qu’ils aient chacun leur espace. Pourquoi ne pas les placer assis, avec une petite tasse devant eux ou encore couchés les uns à côté des autres ? C’est beaucoup plus inspirant pour l’enfant que de devoir vider le coffre au complet pour trouver la poupée souhaitée et la robe. Les animaux peuvent être accrochés aux parois de la boîte, ainsi l’enfant les voit au premier coup d’œil. 

* Ajouter des objets recyclés (vides et bien lavés). Par exemple ; une bouteille de shampoing ou de savon à lessive, une boîte de céréales ou un contenant de lingettes humides. 

* On peut créer des coins de jeux comme à la garderie. Il y a le coin symbolique (faire-semblant) où l’on peut retrouver la cuisinière et les accessoires, la trousse de docteur, trousse de coiffure, les déguisements, les poupées et les toutous. Il y a le coin blocs où l’on peut retrouver évidemment des blocs, mais aussi des voitures, des petits personnages, un établi et des outils. Il y a aussi le coin jeux de table, bricolages et dessin ainsi que le coin livres. Je vous suggère aussi d’avoir un espace pour les jouets musicaux. 

* Idéalement, avoir un espace de jeux où tout se déplace facilement est pratique lorsque la température à l’extérieur ne nous permet pas de sortir et que notre enfant a besoin de bouger et de se défouler ! 

* Le jeu, ce n’est pas que dans la maison ! On profite de l’extérieur pour se défouler et contribuer au développement psychomoteur de notre enfant. 

* Assurez-vous que les jouets à sa portée, utilisés sans une étroite surveillance soient sécuritaires. Pour se faire, vérifier la solidité des matériaux. Est-ce que les petites pièces des voitures ou les yeux des poupées risquent de se détacher ? Petit truc en ce qui a trait à la grosseur des objets et au risque d’étouffement. Si votre jouet peut passer à travers le trou d’un rouleau de papier de toilette, votre enfant de moins de trois ans, ou plus s’il a tendance à mettre les jouets dans sa bouche, ne doit pas jouer avec sans votre surveillance.