Les petites attentions de l’être aimé, les voit-on ?

 

Voir ou ne pas voir n’est pas seulement une question de santé visuelle. Entendre ou ne pas entendre n’est pas seulement une question de santé auditive. Et si plusieurs de nos difficultés relationnelles, dont celles vécues de temps à autre au sein de notre couple, avaient pour cause les messages reçus par notre cerveau?

 

Demain, c’est la St-Valentin. Cette fête où l’amour est supposé être mis en valeur et non pas le cash que ça prend pour acheter un méga cadeau à son valentin ou à sa valentine. L’amour devrait être mis en valeur tous les jours, de façon spontanée et naturelle, pas seulement une fois par an!

Dimanche dernier, j’ai réalisé à quel point mon conjoint était un amoureux attentionné et que certains de ses petits gestes à mon égard n’étaient pas retenus par mon cerveau comme étant significatifs, importants. Pourtant, ils le sont! Je n’avais pas encore pris conscience de toutes ses petites attentions quotidiennes qu’il me porte tout bonnement, par affection, par amour, par souci de mon bien-être.

 

Et c’est là que mon alarme culpabilité s’est faite entendre :

«Et toi, que fais-tu pour lui, par affection, par amour, par souci de son bien-être ?»

 

Puis, j’ai défilé dans ma tête les souvenirs des derniers mois. J’ai pu arrêter mon système d’alarme interne, car sans m’en rendre compte, j’avais moi aussi été attentionné à son égard en posant de petits gestes anodins, gratuits, rien de grandiose, mais démontrant que je me soucie réellement de lui.

 

Se pourrait-il que l’on oublie parfois que dans la vie tout ne s’évalue pas à coup de données, de statistiques et d’argent ?

$$$

 

Parfois, j’entends des gens critiqués leur conjoint, de façon subtile, ou pas du tout, leur reprochant, entre autres, de ne pas se soucier d’eux. Suite à ma prise de conscience, je me questionne à savoir si les reproches de ces conjoints frustrés sont réellement fondés.

 

Est-on devenu aveugle en amour lorsque le train-train quotidien nous a ajoutés sur son trajet ?

 

Il y a quelques années, j’ai réalisé que j’avais de la difficulté à vivre le moment présent. Mes yeux regardaient et mes oreilles écoutaient, mais pas mon cerveau. Étant occupé à traiter des dossiers plus prioritaires que MOI je lui avais ordonné. Encore aujourd’hui, il m’arrive d’oublier que l’essentiel dans la vie, c’est d’avoir conscience qu’au-delà de la nôtre et de nos préoccupations, la vie est partout, sous différentes formes et continuellement en mouvement.

Quand ça ne va pas, je prends une marche et observe avec attention la nature, les animaux, les insectes, les piétons et les automobilistes, et je me dis que peu importe mes soucis, ce n’est pas la fin du monde; la terre continue de tourner et la vie de se manifester. Ce que je vous décris n’a rien d’extraordinaire et ce n’est pas un concept nouveau, c’est ce que l’on appelle « la pleine conscience ».

Pas étonnant que l’on ne perçoive pas toujours totalement ce que notre conjoint dit ou fait pour nous, pour notre couple si l’on considère que vivre pleinement l’instant présent demande toute notre attention et notre volonté, ce qui est souvent incompatible avec le style de vie que l’on a choisi.

L’amour n’est pas matériel ni monnayable, c’est un sentiment qui nous habite, jour après jour, pas seulement une fois par année à l’occasion de la St-Valentin. Il faut voir le 14 février comme un rappel aux amoureux qu’il ne faut pas prendre l’autre pour acquis, se demander si on lui offre toute l’attention qu’il mérite chaque jour et si la place que l’on fait à notre couple dans notre vie nous convient vraiment.

La Saint-Valentin, bien évidemment, ne sert pas à se rattraper pour les fautes commises durant l’année ou à quantifier notre amour à coup de chocolats et de roses. Un simple souper en tête-à-tête, sans distraction technologique à notre portée (on devrait les exclure plus souvent, on est devenu intoxiqué et ça affecte la qualité de nos relations) à discuter comme on le faisait à nos débuts, de nos rêves, de nos désirs, de nos projets respectifs et communs.

Je crois que c’est important de développer des projets en amoureux, petits ou grands, à court, moyen ou à long terme, ça nous permet de partager autre chose que notre simple quotidien, ça nous sort de notre routine, de notre zone de confort et ça nous offre des occasions de voir ou même de redécouvrir la personne que l’on côtoie chaque jour, mais dans un autre contexte.

 

La prochaine fois que notre amoureux nous prépare à déjeuner, nous offre un verre de vin à notre retour du boulot, masse notre dos endolori ou tout simplement, nous ouvre ses bras, suspectant quelconque tracas et tout en nous caressant le dos, nous demande ce qui nous tourmente, disons-nous que ÇA, c’est une preuve que notre partenaire s’intéresse et se souci sincèrement de nous.

 

Questions à mijoter en ce mois où le rouge, le rose et les  de tous formats sont omniprésents :

 

Et vous, quels sont les petits gestes quotidiens que vous faites avec plaisir pour votre amoureux ?

Et de son côté, quels sont les petits gestes qu’il fait pour vous ?

Comment réagissez-vous à ses petites ( parfois plus grandes) attentions ?

Et lui, comment réagit-il à vos petites (parfois plus grandes) attentions ?

 

Vos réponses seront probablement une source d’inspiration pour certains, et pour d’autres, une prise de conscience.

 

 

Bonne Saint-Valentin les amoureux! 

 

 

Advertisements

Amour et parentalité : contre vents et marées

Lorsque j’étais gamine, le mariage ne faisait pas partie de mes rêves. Je n’étais pas de celles qui rêvaient de ressembler à une princesse et encore moins d’être le centre d’attention.

Je dois aussi vous avouer que je ne me voyais pas avec des enfants.

Puis, à la fin de l’adolescence, j’ai rencontré l’homme de ma vie.

J’entends déjà rouspéter certaines personnes désillusionnées face à l’amour: «Franchement, elle est vraiment naïve pour croire que ce gars-là sera l’amour de sa vie. Réalise-t-elle qu’une vie, c’est vraiment long et qu’un des deux va se tanner de se lever tous les matins avec le même corps à regarder et à toucher? Attends que l’homme de sa vie la sacre là pour aller en rejoindre une autre, elle va tomber de haut pis lâcher sa vision de l’amour version Disney».

Vous savez quoi, mes rabat-joie? J’accepte le fait que l’amour, la vie en général quoi, ne se contrôle pas et que oui, tout peut se terminer un jour. Si on ne fait rien par crainte de souffrir, qu’on a peur d’avoir peur, eh bien, on ne vit pas. Vivre implique qu’une multitude d’émotions, positives et négatives, nous transporte chaque jour, et les éviter c’est renoncer à de magnifiques moments de bonheur.

Lorsque j’ai rencontré l’homme de ma vie, il ne fallut pas plus que quelques semaines pour que je sache que c’était lui. Celui avec qui je me voyais, assis sur notre balcon, nos rides sillonnant nos visages et nos cheveux blancs célébrant l’âge d’or, discuter de nos petits-enfants rendus grands.

Je n’avais que 17 ans et, déjà le plan, que je m’étais fixé quelques mois auparavant se modifiait. J’ai rapidement ressenti l’appel de la maternité, mais j’ai dû le mettre en attente afin de terminer mes études et travailler dans mon domaine. Je n’ai pas l’habitude d’attendre très longtemps lorsque je veux quelque chose, mais heureusement, mon amoureux était là pour me raisonner et me dire d’être patiente, deux tâches ardues.

Après 5 ans de vie de couple, il me demanda de l’épouser. Au départ, on s’était dit que l’on était fiancés et que c’était suffisant. J’avais une bague, je la portais fièrement et je n’avais pas besoin de plus. Lui non plus.

Puis, un bébé plus tard, je me suis dit que s’il me demandait à nouveau de l’épouser officiellement, j’en serais très heureuse.

Finalement, nous avons décidé de nous marier après 10 ans d’amour. Ce mariage fut la plus belle journée de ma vie, venant tout juste après la naissance de nos deux enfants.

Est-ce que la vie de couple est toujours agréable et facile? Bien sûr que non. Il y a des périodes plus difficiles, plus nombreuses depuis l’arrivée de nos enfants. Ce qui n’est pas étonnant, surprenant, car nous avons moins de temps à roucouler ensemble, yeux dans les yeux, juste nous deux, sans les enfants gravitant autour de nous.

Nous ne pouvons pas non plus ignorer le fait que la communication est parfois chaotique, nos paroles se perdant dans le flot des rires et des cris de nos petits anges cornus. C’est comme le jeu du téléphone: entre le message envoyé et celui reçu, il y a parfois une incohérence et une absurdité amplifiée par nos perceptions. Alors les conflits ou les frustrations s’accumulent et, parfois, le piston saute.

Quand le piston saute à répétition, l’ambiance devient toxique. C’est là qu’il faut faire un choix: rester et se parler, ou se quitter. C’est l’amour qui entre en ligne de compte. Dans les moments plus difficiles, on se dit nos quatre vérités, on pleure, puis on se rapproche. Notre amour se solidifie et, chaque fois, on prend la décision de poursuivre.

On a compris il y a longtemps que tant qu’il y a de l’amour et du respect, on veut être ensemble contre vents et marées. Nous savons que la clé du succès, c’est de passer du temps ensemble et de se parler honnêtement, malgré l’agitation de la marmaille à nos côtés.

Je peux affirmer qu’après plus de 15 ans ensemble, notre amour est toujours là, plus fort et différent à la fois.

À toi mon chéri, mon premier amour, sache que ma vie à tes côtés avec nos enfants formidables et dynamiques me comble de bonheur, même si parfois mes yeux cernés et mon manque d’enthousiasme semblent indiquer tout le contraire. On a beau être amoureux, il reste que l’on est des êtres humains, avec des jours plus heureux que d’autres.

Pour citer Cabrel, « Je t’aimais, je t’aime, je t’aimerai».