10 façons d’être un modèle à suivre pour nos ados

 

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Lorsque Le Huffington Post Québec m’a invité à participer au projet “Tête à têtes” sur la santé mentale des adolescents, j’ai dit oui sans aucune hésitation. Je n’ai pas de contacts avec ce groupe d’âge depuis que je suis majeure, soit quinze ans. Par contre, j’observe et analyse les différents messages, souvent incohérents, que l’on envoie aux adolescents depuis leur plus jeune âge.

J’ai effectué un court sondage auprès des adolescents et des parents via les réseaux sociaux, afin de prendre le pouls sur la réalité des ados d’aujourd’hui. J’ai pu constater que leurs préoccupations sont les mêmes que j’avais à cet âge. Les thématiques sont presque les mêmes que celles des adultes, mais vécus différemment, comme l’amour, l’amitié et l’avenir. La seule différence entre les ados de ma génération ainsi que les précédentes et ceux des dernières années, c’est la présence des réseaux sociaux et du web dans leur vie.

Lorsque j’étais adolescente, j’observais les adultes et j’analysais leurs faits et gestes. J’utilisais mes observations pour réfléchir à qui je voulais être et surtout ne pas être, lorsque je serais en âge de quitter le nid familial et voler de mes propres ailes.

Je savais que je voulais exercer un métier dont je serais fière et motivée à me lever chaque matin pour m’y rendre. J’avais de l’ambition et je voulais croire que tout était possible. Je voulais être avec des gens confiants, déterminés et carburant avec cette énergie puissante et fort stimulante. Je trouvais pathétique et déprimante l’idée de passer ma vie active à rêver de ma retraite.

Je savais que je voulais être heureuse et entourée de gens dans ce même état d’esprit.

Je savais que je ne voulais pas accorder plus de temps aux tâches ménagères qu’aux gens que j’aime.

Je savais que je ne voulais pas que mes discussions sociales soient basées sur les commérages et les jugements.

Je savais que je ne voulais pas avoir besoin d’alcool ou de drogue pour relaxer et m’amuser.

Je savais que je ne voulais pas vivre dans la fumée causée par la cigarette.

Je savais que je voulais être libre de penser, de choisir et d’être qui je suis réellement, sans cachoterie ni artifice.

Je savais que je ne voulais pas d’une vie où mes sujets de prédilections seraient en lien avec le poids, l’importance de la minceur pour se balader en bikini, le maquillage pour dissimuler mes imperfections, les gestes à poser pour être l’amante rêvée de tous les mecs de la planète, les exercices à faire pour avoir des fesses du tonnerre à en faire baver la gent masculine et rendre dingue de jalousie les bonnes femmes. Bref, les sujets superficiels que l’on retrouvait dans les magazines féminins et les mêmes que l’on retrouve encore aujourd’hui dans les versions papier et électroniques, sous différentes formes.

Maintenant que je suis adulte à mon tour, je ne peux ignorer le fait que je suis un modèle de comparaison pour quelqu’un, quelque part.

Question d’augmenter mon niveau d’anxiété de performance quotidien ainsi que celui de mon amoureux, nous sommes aussi parents deux filles âgées de 5 et 8 ans. Dans quelques années, notre progéniture sera en mesure d’observer et d’analyser notre vie d’adulte. Elles se feront une idée, plus ou moins précise, de ce qu’elles veulent ou ne veulent pas pour l’avenir.

C’est pour cette raison que je crois qu’il est important, pour les adultes en général, mais davantage pour nous, les parents, d’être à l’image de qui nous sommes réellement, sans se laisser influencer par la une superficielle de certains magazines et des émissions de téléréalités promouvant la minceur, les gros «pipes», les gros «totons», la dérive du jugement, du bon goût et de l’intelligence de la race humaine.

10 façons d’être un modèle à suivre pour nos ados

1- Leur montrer «qui nous sommes réellement», mais avec indulgence et dignité à notre égard.

2- Acceptez, sans dissimuler ni critiquer, ce que nous considérons comme nos imperfections physiques, mais aussi psychologiques.

3- Reconnaitre et mettre en valeur nos forces, nos talents et nos passions.

C’est une excellente idée de mettre en évidence ce que nous trouvons joli de notre corps, mais mettons autant, sinon plus d’énergie, à prendre soin, à cultiver et à partager nos valeurs et notre intelligence.

4- Nous accorder le droit a l’erreur, sans se torturer et se mépriser, en le percevant comme une occasion d’apprentissage et non comme un échec.

5- Savoir s’excuser avec sincérité, sans s’apitoyer sur son sort, si on a commis une erreur affectant la vie d’autrui.

6- Reconnaitre et accepter le fait que nous ne savons pas tout. Nous aurons toujours des choses à apprendre et nos «enseignants» seront autant des adultes que des enfants, des hommes que des femmes, des riches que des pauvres.

7- Vivre un jour à la fois. C’est normal de planifier nos rendez-vous et nos prochaines vacances, mais il faut savoir s’adapter et improviser face à l’imprévu. L’imprévu n’est pas seulement d’ordre matériel, c’est aussi l’être humain, avec ses émotions, ses désirs et sa santé globale.

8- Être conséquent entre ce que l’on dit et ce que l’on fait. Si on dit à nos enfants qu’ils passent trop de temps devant leurs écrans, mais que c’est exactement ce nous faisons aussi, nous perdons toute crédibilité. Nous risquons d’engendrer de la frustration et de les voir manifester devant l’injustice qui gronde dans notre maison, avec raison à mon avis. C’est aussi la même chose en ce qui concerne les valeurs qui nous habitent, que l’on clame et les actions que l’on pose.

9- Agir avec autrui, ce qui inclut nos enfants, comme on désire que l’on agisse avec nous.

10- Savoir utiliser les différentes ressources mises à notre disposition quand nous avons besoin d’aide psychologique. Parler aussi ouvertement de notre dernier rendez-vous chez notre psy que celui de routine chez notre médecin de famille ou notre dentiste.

Bref, pour être un bon modèle pour nos enfants, on se doit d’être authentique, cohérent et conséquent.

 

 

 

 

* Ce texte a initialement été publié sur  Le Huffington Post Québec et il fait partie de la série Tête à têtes.

Mes 10 constats pour une vie saine et sereine dès l’adolescence

J’étais une fille ordinaire, peu populaire et très studieuse. De mon point de vue, les autres me trouvaient énervante et sans intérêt. L’adolescente que j’étais ne s’aimait pas, s’estimait peu, souffrait d’un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) et d’anxiété généralisée, non diagnostiqué à cette époque.

Je réalise que mon «cerveau avait besoin de lunettes» et que mon cœur avait besoin de câlins. Je me sentais différente, une une extraterrestre parmi les terriens et j’aimais beaucoup cet aspect de ma personnalité. Par contre, je me sentais dans une classe à part, jugée, voire rejetée par les ados normaux.

En apparence, je pouvais donner l’impression d’être confiante, de tout savoir et d’avoir une opinion sur tout. Au fond de moi, c’était tout le contraire. J’essayais de préserver mon orgueil, prévenir les éventuelles moqueries et combler mon besoin d’attention, peut-être aussi d’affection.

Il y a neuf ans, après un un évènement marquant, a débuté la route des changements en direction du bonheur et de la zénitude.

Grâce au soutien psychologique de mon entourage, à la médication pour le TDAH, aux rencontres avec des psychologues et à ma personnalité, j’ai appris et compris que dans la vie, tout part de soi.

«Dans la vie, tout part de soi», si j’avais compris cette notion psychologique et sociale, au début de mon adolescence, cette période de ma vie aurait été plus heureuse et harmonieuse. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, je vous partage dix de mes constats pour une vie saine et sereine.

Ce que j’aurais voulu comprendre à l’adolescence:

1- Pour aimer sainement, il faut d’abord s’aimer soi-même.

2- Pour être respecté, je dois tout d’abord me respecter et respecter les autres.

Au-delà des formules de politesse que l’on nous a apprises, il faut être capable de s’affirmer et être à l’écoute des autres. Par exemple, être capable de dire «non» quand nous ne voulons pas et accepter le «non» des autres sans reproche ni moquerie.

3- Pour que les autres s’intéressent à moi, je dois tout d’abord m’intéresser à eux, avec sincérité.

4- La seule chose que je peux contrôler dans ma vie, c’est mes choix.

Étonnamment, j’ai toujours un choix à faire. Les options proposées ne me satisfont peut-être pas, mais je peux malgré tout choisir celle qui me convient le mieux. Je suis la seule responsable de mes actions et réactions.

Un mauvais choix ne signifie pas que je suis une mauvaise personne, seulement que je suis humaine et que je me suis trompée. Je peux choisir de me pardonner, de m’excuser, de réparer mon erreur, de discuter avec une personne de confiance de mes difficultés ou de mes inquiétudes, etc.

5- Un problème ne vient jamais seul. Si je suis attentive, patiente et courageuse, les solutions se présenteront à moi le moment venu.

6- Demander de l’aide ne signifie pas que je suis faible. Au contraire, ça démontre que je suis une personne forte, persévérante et déterminée.

7- Je dois accepter mon passé, vivre pleinement le moment présent et percevoir mon futur comme une histoire que je n’ai pas encore écrite.

Ce n’est pas grave si je n’ai aucune idée de ce que je ferai dans un mois, un an, cinq ans ou dix ans. Le plus important, c’est de vivre pleinement le moment présent, une minute à la fois. Ce n’est pas parce que je suis attristée ou en colère présentement que je serai dans le même état d’esprit dans une heure. Ce que j’aime du futur, c’est qu’il est inconnu et plein de possibilités!

8- Je dois me méfier de mes perceptions.

J’ai réalisé en regardant de vieilles photos de moi à l’adolescence que j’étais plus jolie que ce que je croyais à l’époque. J’avais établi mes critères de beauté en fonction des jeunes starlettes hollywoodiennes très minces, maquillées et faussement parfaites. Je mettais l’emphase sur ce que je n’aimais pas de mon corps et non sur ce que j’appréciais. Maintenant, j’aime mon corps, j’en prends soin et je le respecte.

Je sais maintenant que je peux supposer des pensées des autres à mon égard, mais n’étant pas dans leur tête, je ne peux savoir si mes suppositions sont fondées ou pas.

À l’opposé, je suis consciente que je porte des jugements, fondés ou pas, sur les autres en fonction de ce que je vois, perçois ou de ce que j’ai entendu directement ou indirectement.

Finalement, je ne peux que constater que l’être humain est naturellement programmé pour juger et que je n’ai aucun contrôle sur ses pensées.

Parfois, lorsque j’attribue des pensées négatives aux autres à mon égard, c’est que moi-même je ne suis pas totalement en accord avec ce que j’ai fait ou prévoit faire, que je ne m’assume pas ou que je doute de moi-même.

9- Me mentir à moi-même sur ce que je veux ou ressens ne m’apportera que mal être et confusion.

J’aime rendre les gens heureux et je n’aime pas avoir l’impression de déplaire. Il m’est arrivé de taire ma petite voix intérieure afin de ne pas occasionner de conflits ou d’émotions négatives. Les autres étaient peut-être bien, mais pas moi. J’étais anxieuse, frustrée et j’avais une faible estime de moi. Maintenant, je sais que je dois accepter ce que je veux ou ressens et le communiquer adéquatement aux autres, si nécessaire.

Ma psychologue me répétait souvent que ce que les autres pensent ou ressentent ne m’appartient pas et effectivement, elle avait raison. Ce qui ne veut pas dire que je ne peux éprouver de la compassion, mais je dois laisser à chacun sa gestion de ses émotions.

10- Je dois accorder plus d’importance à mes cinq sens. Ils me permettent de prendre conscience que la vie va au-delà de ma propre personne. Ils me permettent de voir, d’écouter, de goûter, de sentir et de ressentir tout ce que la nature, la base de la vie, peut m’offrir si je m’ouvre à elle.

J’aime me balader dans les rues, observer le paysage, écouter les différents bruits, prendre de grandes respirations et sentir les rayons du soleil ou la brise fraîche caresser mon visage.

Pendant que je me concentre sur ce qui se passe à l’extérieur de moi, je n’accorde plus d’importance à ce qui se passe dans ma tête, mon cœur et tout mon corps.

Peu importe mes soucis, la terre n’arrêtera pas de tourner et la vie d’y être célébrée. Il y aura toujours quelqu’un, quelque part, prêt à m’écouter, à m’offrir un câlin et à faire la fête à mes côtés.

Ce texte a initialement été publié sur Le Huffington Post Québec

Une extraterrestre parmi les Terriens: petite histoire de mon TDAH

Je me souviens de cette petite fille timide dont la longue chevelure châtaine lui permettait de se dissimuler, de se faire oublier de temps à autre ou du moins, c’est ce qu’elle croyait. Elle préférait passer inaperçue devant les étrangers qui la regardaient, elle se sentait dévisagée et pas à la hauteur. Elle regardait leurs lèvres bouger et entendait leurs voix qui se mélangeaient à tous les sons ambiants.

Ce mélange bruyant n’avait rien d’une douce mélodie et elle était parfois confuse devant le regard insistant des gens, elle se doutait bien qu’ils attendaient une réaction de sa part, probablement une réponse à une question qu’elle n’a pas clairement entendue, alors elle esquissait son petit sourire tout en se mordillant la lèvre, fronçait les sourcils et le seul son qu’elle émettait était «hein ?».

 Lorsqu’elle était en classe, elle regardait ce qui se passait de l’autre côté des fenêtres, là où elle aurait aimé être. Elle voyait des écureuils se chamailler ou encore, des oiseaux picorer les restants de fruits de la collation du matin abandonnés inconsciemment par des enfants ne connaissant pas à cette époque la notion de protection de l’environnement.

Elle aimait se réfugier dans son monde imaginaire, là où tous les rêves et les cauchemars étaient possibles, accessibles. Elle aimait ressentir différentes émotions, passant de la joie à la tristesse, telle une comédienne inavouée. Pendant ce temps, le professeur continuait son discours à l’avant et ne semblait pas s’inquiéter de la petite fille visitant la lune beaucoup trop souvent.

 Lorsqu’elle était de retour sur terre, parmi les gens considérés normaux, elle gigotait sur sa chaise, tel un supplice et quand elle n’en pouvait plus, elle allait aiguiser son crayon à l’aiguisoir collective à l’autre bout de la classe ou se baladait dans les couloirs pour boire à la fontaine ou visiter la salle des toilettes. Cette fillette ne marchait pas pour prendre son rang au son de la cloche, elle gambadait!

  Tout au long de ces années à l’école primaire, le rouge sur ses travaux était devenu routinier pour les professeurs tout comme sa faible estime d’elle-même. Elle savait qu’elle était différente des autres enfants, pas très intelligente et pas du tout douée pour les contacts avec ses pairs. Elle avait deux ou trois amies, mais malgré tout, elle se sentait comme une extra-terrestre en mission secrète dans le monde des gamins.

La dernière année du primaire, une force, une incroyable détermination se produit en elle. Elle n’acceptait pas l’idée d’être la sotte de l’école et elle se mit à étudier et à bûcher dure à la maison pour compenser le fait qu’à l’école, elle ne parvenait pas à se concentrer et à mémoriser ce que l’enseignant en avant de la classe racontait.

 Lorsqu’elle fit son entrée à l’école secondaire, elle devint studieuse. Elle savait que quelque chose était en jeu, son avenir, son enseignante de l’année précédente leur avait souvent mentionné. Elle travaillait minimum trois fois plus que la majorité et ce, pour obtenir un résultat dans la moyenne.

Peu à peu, elle développa ses propres stratégies d’apprentissage qu’elle bonifia après la rencontre d’un prof génial qui en plus d’enseigner la physique et la chimie, enseignait des techniques afin d’aider ses élèves à mémoriser diverses données. Cette fille aux résultats médiocres devint une adolescente aux résultats au-dessus de la moyenne, dans plusieurs matières, dès le secondaire trois, malgré une difficulté à se concentrer en classe.

Elle fit la rencontre du perfectionnisme et des différents symptômes de l’anxiété, mais elle se sentait plus intelligente, plus à la hauteur dans la société, alors ce mal-être en valait la peine à ses yeux.

 Puis, elle fit son entrée au cégep dans un domaine qui l’attirait, éducation à la petite enfance. Elle avait toujours préféré la présence des enfants à celle des adultes, ne ressentant pas la pression de devoir performer, de prouver sa valeur, car les enfants aimaient jouer avec elle. Ils allaient vers elle tout naturellement, sans qu’elle ait besoin de se déguiser et faire le clown. Au niveau académique, elle travaillait aussi fort, mais elle aimait tellement ce qu’elle apprenait, que c’était fait dans la joie, avec intensité. Elle apprit à sortir de sa coquille et à devenir plus à l’aise devant un groupe.

Par contre, le perfectionnisme et l’anxiété, ses fidèles compagnons étaient toujours là à ses côtés et ils avaient fait le pacte de la suivre pas à pas, tout au long de sa vie.

 Sa vie d’adulte, d’après cégep, était ponctuée de hauts et de bas, comme la majorité des gens probablement.  Par moment, elle voulait que tout s’arrête, n’en pouvant plus de devoir affronter ce qui l’anime, ce mal être qu’elle n’était pas intelligente, à la hauteur dans le monde des adultes, qu’elle n’arriverait jamais à être comme les autres, car elle ne parvenait pas à les suivre dans leurs discours, car dans sa tête tout se passait si vite.

Elle avait beaucoup d’idées, plusieurs projets, mais rares étaient ceux qui étaient réellement développés. Elle voulait tout, tout de suite et maintenant! La satisfaction était rarement atteinte et elle était incapable de vivre le moment présent. Ses proches démontraient des signes d’essoufflement à son égard, ils n’avaient pas besoin d’utiliser des mots pour qu’elle le sache, elle le devinait, c’était une évidence pour elle. Elle parlait trop, sans pause, les silences l’avaient toujours effrayé, créant un immense malaise dans son corps et dans sa tête.

Elle développa quelques plans d’interventions pour elle-même et travailla à modifier ses comportements qui dérangeaient les autres, mais aussi elle-même. Elle ne faisait pas exprès d’être ce qu’elle était, même si elle était consciente de ce qu’elle faisait, à retardement. Elle s’améliorait un peu, mais elle était loin de se rapprocher de la personne qu’elle voulait être.

Un triste évènement a étrangement permis de se rapprocher à la vitesse grand v de son but qui lui semblait parfois impossible. Ce mauvais coup de dé fut suivi de la naissance de son premier enfant, un moment heureux et émouvant. Cet enfant qu’elle désirait depuis si longtemps était enfin dans ses bras. Quand ce trésor avait quelques mois, elle se transforma en un être triste et épuisé. Elle prit la bonne décision de se rendre au bureau de son médecin qui, inquiet, à préféré faire quelques tests et lui faire voir un psychiatre.

Finalement, cet état dépressif était relié à sa glande thyroïde et une fois médicamentée, elle retrouva son énergie. Le psychiatre à aussi confirmer ce qu’elle se doutait depuis quelques années déjà, qu’elle avait un TDAH (trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité).

Elle s’en doutait, car lors de ses études en Technique d’éducation à l’enfance, elle s’était reconnue lorsqu’une professeure avait parlé de ce trouble et de ses symptômes.

Le médecin prescrivit un médicament afin de l’aider à fonctionner, car malgré le fait qu’elle avait étonnamment très bien réussi sa vie, selon l’opinion des professionnels de la santé, elle souffrait, une souffrance non visible la plupart du temps, enfouie dans ce corps inconfortable qui avait besoin de gigoter sans cesse et dans sa tête toujours en action, n’ayant pas de bouton pause pour se reposer.

 Ce médicament a changé sa vie, lui a permis d’avoir les idées clairs, d’être capable de suivre une conversation plus longuement, de développer certaines de ses idées et de garder espoir.

Le médicament aide, n’est pas efficace à 100% et ne guérit pas. Il permet pendant quelques heures d’être fonctionnel, plus efficace et honnêtement, plus zen!

Elle est déterminée à atteindre ses buts, ses rêves qui sont maintenant accessibles, même si parfois l’espoir s’effrite un peu entre ses doigts. Elle sait qu’elle aura toujours cette zone de brouillard devant elle qu’elle devra dissiper à tout moment, mais maintenant, elle la voit comme une alliée, qui la rend créative, lui permet de percevoir les choses d’un autre angle, la rend énergique et maladroite.

Moi, Karine Cyr, j’accepte l’extraterrestre que je suis, malgré les nombreux obstacles que ça m’apporte dans le monde des Terriens. Je suis unique, différente et j’adore qui je suis ici et maintenant!

L’anxiété: 10 trucs pour l’amadouer

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Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, l’anxiété fait partie de ma vie, telle une ennemie qui me poursuit, guettant le moindre sujet à attaquer! J’ai appris au fil des années à la confronter au quotidien ou du moins, à la cibler avant de la maitriser. Il faut apprendre à vivre avec ses angoisses, à les amadouer, à les percevoir comme des alliées et non comme les ennemis à anéantir. Après tout, les symptômes de l’anxiété révèlent que quelque chose nous inquiète, alors au lieu d’ignorer, essayons de comprendre concrètement ce qui nous affecte.

Mes 10 trucs pour amadouer l’anxiété

1 – Écrire un journal

Écrire ce que l’on vit et ce que l’on ressent sans censure est libérateur. De plus, nos idées sont plus claires et nous sommes en mesure de cibler la ou les sources de notre anxiété.

2 – Bouger

Que ce soit un entrainement plus intensif, de la natation ou prendre une marche, l’important c’est de s’activer, de se défouler!

3 – Boire de l’eau

Je sais que ce truc peut paraitre absurde dans un contexte de réduction de l’anxiété, mais être bien hydraté permet de rester alerte et concentré. De plus, le fait d’arrêter ce que l’on fait pour boire crée une pause.

Il m’est arrivé quelquefois d’être au bord des larmes, à bout de nerfs, mais dans un endroit non approprié pour ouvrir les valves. Afin d’éviter un déluge embarrassant, je prenais un grand verre d’eau suivi d’une ou deux respirations profondes. Cela suffisait à retrouver un certain calme intérieur.

4 – Respirer

Respirer, on le fait sans cesse, mais le fait-on adéquatement ? Lorsque l’on est anxieux, notre respiration est rapide et peu profonde, ce qui ne permet pas de se détendre.

Je vous propose de faire une dizaine de respirations profondes, le matin et le soir, couchés sur le dos en inspirant 4 secondes, en retenant 4 secondes et en expirant 8 secondes. Les temps varient d’une documentation à l’autre. Lorsque j’étais à l’école primaire, nous faisions cette technique, le «4-4-8» après chaque retour de récréation, alors j’ai conservé ces temps, car ils sont ancrés dans ma tête.

5 – L’automassage

Que ce soit de se masser le cou, la tête, les bras, les jambes, les pieds ou le bas du dos, la détente est garantie. Prendre soin de soi, on peut le faire seule et sans dépenser un sou, alors pas d’excuse!

6 – Relaxation ou activités de détente

Que ce soit la méthode de Jacobson (principe de contraction et relâchement des muscles), la méditation, le yoga, la visualisation… L’important, c’est de se détendre réellement!

7 – À la recherche du bonheur

Avoir du plaisir chaque jour et dans toutes les sphères de sa vie, demande généralement une révision de notre façon de faire et de percevoir les évènements. Parfois, il ne suffit que d’un petit changement pour faire toute une différence.

Par exemple, il y a quelques mois, la préparation du dodo avec mes enfants était devenue un moment stressant, un passage obligé et désagréable. Ma fille nous disait qu’elle avait peur d’être seule et me retenait avec de longs câlins. Afin de la rassurer, je lui ai caressé le dos, tout simplement. Ce geste, ce petit massage express a été apprécié et réclamé les soirs suivants. Une nouvelle routine est née, celle du petit massage avant d’éteindre les lumières.

8 – Technique du 5-4-3-2-1

Cette technique est magique pour les gens souffrant d’insomnie. Couchez-vous dans votre lit, les lumières éteintes. Vous devez vous concentrer sur ce qui passe à l’extérieur de vous, ainsi vous éviterez de penser à vos soucis et de vous faire des scénarios dignes des films hollywoodiens!

Étape 1 : identifiez 5 choses que vous voyez en ajoutant un détail. Exemple: Je vois ma belle lampe de lecture.

Étape 2 : identifiez 5 choses que vous entendez. Exemple: J’entends une moto au loin.

Étape 3 : identifiez 5 choses que vous ressentez. Exemples: Je sens le poids de ma couverture sur mon gros orteil. Je sens la brise du ventilateur sur mon visage. Concentrez-vous sur la partie du corps que ça concerne et le ressenti doit être à l’extérieur de vous, sur votre peau.

Ces trois étapes se font en silence. Ensuite, vous recommencez, mais en identifiant 4 choses, puis 3, 2 et 1. Ce truc m’a été transmis par une psychologue et elle m’a dit qu’il serait surprenant que je me rende à 1. Effectivement, je m’endors à 4 ou à 3.

9 – Investir en nous

Lorsque l’on devient parent, on a tendance à faire les choses en fonction de ce que ça rapporte à notre petite famille et à s’oublier. Malgré notre statut de parent, nous restons un être à part entière, avec nos rêves, nos intérêts et nos ambitions.

Lorsque j’ai réalisé que je ne vivais que pour les autres, je me suis sentie vide et complètement démotivée. Je me suis alors demandé ce que j’aimais dans la vie, mis à part ma petite famille et quels étaient mes rêves. Par la suite, j’ai pris une décision qui implique maintenant un équilibre au sein de ma famille. J’offre à tous ce dont ils ont besoin et en retour, ils m’offrent le temps et le soutien dont j’ai besoin. Je propose désormais à mes enfants le modèle d’une maman accomplie.

10 – Accorder nos actions à nos valeurs

Selon moi, si notre façon de faire les choses ne correspond pas à qui l’on est réellement, nos valeurs, nos intérêts et nos ambitions, l’anxiété apparait. Elle s’installe à nos côtés, car on emprisonne ce qui nous habite pour ne laisser paraitre que ce que nous croyons que l’on attend de nous. Dans ce contexte, il est impossible d’être zen et d’avoir confiance en soi.

Et vous, quels sont vos trucs pour combattre l’anxiété ?